Salut les moustiques,

Comme promis, aujourd’hui nous poursuivons la série des carnets de voyage avec la ville de Kyoto. Alors je sais: le Japon c’est loin, et les billets d’avion sont outrageusement chers… mais je pense que c’est un pays qu’il faut visiter au moins une fois dans sa vie si on peut (remarque Georgette, je dis ça mais dans le fond je n’en pense pas un mot car je crois que si l’atmosphère y est si spéciale, c’est parce que les japonais ont systématiquement refusé à travers les siècles, avec plus ou moins de succès, toutes formes d’invasion étrangère)

C’était la minute Front National.

Pourquoi visiter Kyoto?

  • POUR LES TEMPLES

Bon alors moi je vous le dis tout de go: je ne fais jamais les musées quand je visite une ville. Sauf sous la torture. Je ne suis pas très « passion monarchie » ou « visite de bidules historiques » (je préfère manger des glaces au thé vert au parc). Mais si vous êtes comme moi, essayez de réprimer cette tendance naturelle à être un beauf en débarquant à Kyoto, sinon vous allez passer à coté de plein de trucs. Car un des aspects notables de la ville c’est qu’elle a échappé aux bombardements de la seconde guerre mondiale. Du coup 1) l’habitat traditionnel a été préservé 2) plein de vieux temples tiennent encore debout.

Le plus connu bien sûr, c’est le temple d’or. Précision pour les imbéciles (c’est le mâle qui précise et c’est moi l’imbécile): le temple d’or n’est pas intégralement en or, il est juste laqué. Je sais que c’est décevant, mais c’est quand même joli:

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avouez que le phoenix sur le toit claque encore plus qu’enjoy phoenix

Dans le même esprit il y a aussi le temple d’argent:

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J’espère que vous êtes satisfaits des photos parce que j’ai un peu risqué ma vie pour les obtenir (blogueuse mode, un métier exigeant…). Par exemple le jour de la visite du temple d’argent, il avait beaucoup neigé. Du coup les japonais, en bons control freaks de la fesse, avaient balisé le sentier de gros panneaux jaunes (vous savez le même genre de panneaux que ceux que votre mère la dame pipi met dans les wc quand la serpillière a été passée et que ça glisse) afin d’interdire à d’éventuels connards de s’éloigner dans les sous-bois. Evidemment, je suis allé dans le sous-bois (le sous-bois est doux, le sous-bois est frais, etc.)

Deux minutes plus tard et alors que je me contorsionnais pour obtenir le meilleur angle de vue, j’entends un gros CRAC à environ 30 cms de mes poils d’oreille. L’arbre juste à coté de moi venait de se casser la figure:

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j’ai failli MOURIR

  • POUR LES PROMENADES

Un chouette truc à faire par beau temps, c’est louer un vélo et longer la kamogawa (littéralement: la rivière aux canards, qui traverse la ville du nord au sud). Attention aux busards si vous avez un sandwich à la main, ils sont agressifs.

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Une autre promenade coolos, c’est le chemin de la philosophie, au nord-est de la ville. Le chemin s’appelle comme ça car le philosophe zen Kitarô Nishida l’empruntait lors de sa méditation quotidienne pour rejoindre l’université de Kyoto ça vous fait une belle jambe de savoir ça). Idéal pour faire des photos instagram au printemps quand les cerisiers sont en fleur.

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si vous êtes plutôt un félin dans l’âme vous apprécierez l’endroit

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et si vous prolongez un peu la balade et que vous montez au Mont Daimonji, vous aurez une super vue sur la ville

Et puis enfin il y a ma promenade pref de tous les temps: la visite de Fushimi-Inari. Bon alors je suis bien emmerdé parce que je n’ai aucune photo décente de cet endroit (j’étais tellement émerveillé que je n’ai pas pensé à dégainer mon appareil). Du coup j’ai juste une image dégueu, qui ne rend pas justice à la beauté du lieu:

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En gros Fushimi-Inari, c’est une succession de torii en bois rouge, qui suivent un sentier et grimpent dans la colline. L’ensemble forme un sanctuaire shinto dédié au dieu du riz (Inari). Comme les renards sont les messagers du dieu du riz (c’est bien connu) (moi parfois je me sens quand même plus le messager du dieu du hamburger) (mais c’est une autre histoire) on y trouve également plein de statues de renards. C’est pour cela que j’apprécie cet endroit, je m’y sens reconnu à ma juste valeur. GRAOU

  • POUR ALLER VOIR KAI

Un de mes endroits favoris dans le monde entier, c’est le « bar qui pue« , alias le bar de kai fusayoshi, qui se trouve sur kiyamachi.

De base kai est photographe. On peut d’ailleurs dire qu’il est « le » photographe de Kyoto car il s’emploie depuis des années à documenter la vie des quartiers qu’il traverse (ce qui est un peu triste car le Japon qu’il affectionne est souvent un Japon en voie de disparition). Ses sujets de prédilection: les vieux, les enfants, les chats et les jolies filles:

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Kai fait partie des rares japonais « de gauche » et anti-militaristes. Dans le temps il propageait ses idées grâce à son café (le café Honyarado). Mais Honyarado a été incendié et du coup Kai a perdu la moitié de ses négatifs, qui y étaient stockés… du coup maintenant il vit plus ou moins dans son bar et il est un peu déprimé. C’est pour ça que c’est sympa d’aller lui faire une gratouille ventrale.

Bon alors si vous êtes adepte des bars lounge ou des bars de bobo genre design danois, vous pouvez aller vous gratter. Déjà le bar de kai sent le fauve (il pue quoi. sûrement parce qu’il n’y a pas de fenêtres). Ensuite on ne peut pas dire que kai soit un bon sujet pour un reportage de blogueuse mode type « la vie de garance doré, ma rencontre avec des personalités créatives & inspirantes » car il déambule derrière le bar en étant plus ou moins réveillé, et parfois il parle, parfois il parle pas. Enfin c’est le boxon (mobilier dépareillé, affiches à moitié détachées du mur, tables basses croulant sous le poids des bouquins). En gros vous avez l’impression de vous retrouver dans une grotte quoi. Les habitués fument et boivent au comptoir tout en feuilletant des livres de photo…

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bref ,c’est chouette

Sinon si vous aimez bien manger des frites tout en buvant une bière je vous conseille le café indépendants, c’est pas mal aussi.

BONUS VEGAN POUR FINIR: l’honnêteté intellectuelle me pousse à vous indiquer que l’un des meilleurs endroits où j’ai mangé au Japon, ça a été dans un restau végan. Chez Hale plus précisément: c’est un tout petit restau bio situé dans le marché Nishiki. Si vous sentez que vous commencez à mal digérer les ramen, c’est l’endroit parfait!

La semaine prochaine (si vous n’en avez pas marre) nous parlerons de Copenhague.

Allez prout

 

 

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la traditionnelle carte postale à envoyer à sa mémé

Salut les sacs à puces,

Bon je suis un peu mortifié car j’inaugure une nouvelle catégorie sur ce blog: les carnets de voyage.

Honte sur moi & sur toute ma famille car:

  1. ce n’est pas original (toutes les blogueuses mode le font)
  2. ce n’est pas écolo (toi même tu sais que prendre EasyJet à tout bout de champ, c’est mal)
  3. c’est franchement obscène (ambiance la revue de kenza salut nous sommes riches et beaux voici nos photos de vacances à ibiza)

Cependant et malgré toutes ces critiques légitimes, je crois être allé dans plein de chouettes endroits dans ma vie (ouai je me la pète) et comme ça me saoule de créer des albums photo en bonne et due forme afin de transmettre mes souvenirs à d’hypothétiques petits-enfants, je me suis dit que j’allais en faire des posts de blog (n’hésitez pas à grogner dans les commentaires si vous n’êtes pas contents).

Aujourd’hui, nous parlerons des îles Lofoten.

Point géographie: les Lofoten sont situées au nord de la norvège, après le cercle polaire. Pour y accéder, vous avez la solution gros sale (arriver en jet privé à Leknes) ou la solution gros routard fauché (se taper 22h de train depuis Oslo). Les Lofoten se visitent aussi bien l’été (pour faire du surf) que l’hiver (pour faire du ski).

Bon alors je tiens à vous prévenir: si vous faites partie de la catégorie de personnes qui ne supportent pas de sauter la case « douche » plusieurs soirs de suite, vous pouvez oublier cette destination de vacances. Vous allez en effet vous heurter à deux problèmes de taille: a) la vie en norvège est chère et il est fort probable que vous ayiez grillé toutes vos économies juste pour arriver aux Lofoten. En état de sous-nutrition, après vous être nourri exclusivement d’un combo saumon-nougati-bananes pendant 15 jours, il est probable que votre mâle vous refusera la pièce nécessaire pour accéder à la douche du camping, sous prétexte d’austérité budgétaire b) de toute façon l’eau est froide et pour des raisons de non-gaspillage le jet est souvent limités à 2 min max par personne (ce qui ne laisse pas le temps de se faire shampoing, après-shampoing et masque). Astuce de blogueuse mode: profitez de cette occasion pour devenir moche (vous pourrez toujours faire un post sur cette expérience révolutionnaire).

Pourquoi est-ce cool de visiter les Lofoten?

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ça vous changera des rafale et des sacs lvmh et en plus ça vous permettra de faire plein de blagues graveleuses à votre tendre moitié

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  • Car le soleil ne s’y couche jamais en été

Franchement si vous voulez passer une nuit top sexy romantique avec votre mâle pas la peine d’aller réserver un hôtel de luxe à Bali: il vous suffira de camper sur la plage et de regarder le soleil rebondir à l’horizon. Avantages bonus: a) le camping sauvage est autorisé en norvège (donc vous ne vous ferez pas réveiller avec des chevrotines dans le cul comme en corse) b) il n’y a pas de tiques à cette latitude (avis aux hypocondriaques qui ont peur d’attraper la maladie de lyme).

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  • Car les paysages sont tellement beaux qu’ensuite vous ne voudrez plus rentrer à la maison

C’est le mélange parfait entre la montagne et la mer – un peu comme si vous aviez la Bretagne et les Alpes réunis au même endroit. Bonus du chef: les fleurs et la végétation abondantes du fait du Gulf Stream qui passe dans le coin et crée un microclimat.

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l’endroit idéal pour méditer sur la vie et faire une digital détox quoi

Voii voilou, j’espère que cet article vous aura donné envie d’arrêter de larver sur internet et d’aller explorer le vaste monde. La semaine prochaine, nous parlerons de Kyoto!

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Salut les unicellulaires,

Aujourd’hui, rentrée littéraire ! whoop whoop

Est-ce que vous êtes contents que ça soit la rentrée ? Moi non (on va encore se farcir des lookbooks back to school et autres vidéos à la con du genre « comment s’organiser pour bien travailler » de la part de personnes dont le QI dépasse à peine celui d’un hamster). Pour survivre, voici donc une liste de livres :

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« – Finn avait l’air de se ficher du fait qu’il allait bientôt mourir, ai-je dit.

Et c’était la vérité. Finn était d’un calme olympien jusqu’au bout, jusqu’à la dernière fois où je l’ai vu.

– Eh oui. C’est ça le secret. Si l’on s’assure d’être toujours exactement celui qu’on veut être, si l’on fait en sorte de ne connaitre que les personnes les plus formidables, alors peu importe de mourir demain.

– Ça n’a pas de sens ! Si on était aussi heureux, on voudrait rester en vie, non ? On voudrait vivre pour toujours, pour continuer d’être heureux…

J’ai tendu la main pour faire tomber la cendre de ma cigarette dans une jolie petite assiette en poterie que Toby utilisait en guise de cendrier.

– Non, non. Ce sont les gens les plus malheureux qui veulent vivre éternellement parce qu’ils considèrent qu’ils n’ont pas fait tout ce qu’ils voulaient. Ils pensent qu’ils n’ont pas eu assez de temps. Ils ont l’impression d’avoir été arnaqués. »

Je sais pas vous mais moi en ce moment, je suis dans ma période « young adult » du coup je me farcis tout un tas de romans d’apprentissage de qualité variable parlant grosso merdo de l’adolescence. C’est comme ça que je suis tombé sur ce bouquin. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre – la quatrième de couverture insiste lourdement sur la dimension « sida et années 80 » de l’intrigue ; or moi le sida, ce n’est pas ma passion (n’hésitez pas à élire cette phrase dans la catégorie « top débile de 2016 »). Bref bon mais en fait ce livre est vachement bien. J’ai même un peu pleuré vers la fin tellement j’ai un cœur de midinette. Il aborde plein de thèmes qu’on ne croise pas dans ce genre de littérature d’habitude, comme : l’amitié avec quelqu’un de plus âgé que soi, l’attraction-répulsion entre sœurs, le fait d’être amoureux d’une personne dont on a pas le droit d’être amoureux, l’usage qu’on doit faire de son talent si on en a un (faut-il forcément réaliser de grandes choses si on nous en offre l’opportunité ? est-ce que c’est ça qui nous rend heureux dans la vie ?).

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« Faisons le point. Quelques millions d’hommes vivaient dans une immense bâtisse sans porte ni fenêtre. D’innombrables lampes à huile rivalisaient de leur maigre lumière avec les ténèbres qui régnaient en permanence. Comme il était d’usage, depuis la plus sage Antiquité, leur entretien incombait aux pauvres, aussi le cours de l’huile épousait-il fidèlement le cours sinueux de la révolte et de l’accalmie. Un jour une insurrection générale éclata, la plus violente que ce peuple eût connue. Les meneurs exigeaient une juste répartition des frais d’éclairage ; un grand nombre de révolutionnaires revendiquaient la gratuité de ce qu’ils appelaient un service d’utilité publique ; quelques extrémistes allaient jusqu’à réclamer la destruction d’une demeure prétendue insalubre et inadaptée à la vie commune. Selon la coutume, les plus raisonnables se trouvèrent désarmés devant la brutalité des combats. Au cours d’un engagement particulièrement vif avec les forces de l’ordre, un boulet mal dirigé creva dans le mur d’enceinte une brèche par où la lumière du jour se coula. Le premier moment de stupeur passé, cet afflux de lumière fut salué par des cris de victoire. La solution était là : il suffisait désormais d’aménager d’autres brèches. Les lampes furent mises au rebut ou rangées dans les musées, le pouvoir échut aux perceurs de fenêtres. On oublia les partisans d’une destruction radicale et même leur liquidation discrète passa, semble-il, inaperçue. (On se querellait sur le nombre et l’emplacement des fenêtres). Puis leurs noms revinrent en mémoire, un siècle ou deux plus tard, alors que, accoutumé à voir de larges baies vitrées, le peuple, éternel mécontent, s’était mis à poser d’extravagantes questions. « Trainer ses jours dans une serre climatisée, est-ce une vie ? » demandait-il. »

Tiens c’est marrant quand j’étais petit avec les autres renardeaux de ma portée on trouvait que le prénom « Raoul » était le plus top rigolo de la terre. Il suffisait de prononcer « Raoul » devant nous pour que nous nous roulions par terre tels des vers de terre ricanants. Je me rappelle d’ailleurs d’un jour où le Père avait invité à diner un collègue de travail qui s’appelait Raoul, et où nous avions passé le repas à hurler « RAOUL CROTTE CROTTE » en gloussant sous les regards consternés de nos géniteurs (est-ce que vous aussi, vos enfants sont bêtes ? je propose d’ouvrir une consultation publique à ce sujet). Du coup je trouve qu’il y a quelque chose d’ironique dans le fait de vous recommander un livre écrit par RAOUL VANEIGEM 20 ans plus tard.

Alors Raoul… Raoul mérite que vous vous intéressiez à lui car il a fait partie de l’Internationale situationniste, ce qui est déjà un exploit en soi car il était super difficile de rentrer dans ce groupe et qu’en plus, plus le temps avançait et plus ils viraient des membres. Le traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations est un peu la bible de poche des wanabe situationnistes, parce que dedans toutes les idées de ce mouvement y sont développées. Comme le fait que le travail devrait être aboli. Que le militantisme (sous toutes ses formes, que vous soyez végan, fan de Marine Le Pen ou féministe hardcore) pue du slip. Qu’il existe une nouvelle pauvreté, qui se dissimule sous l’abondance des marchandises (pensez deux minutes aux blogs de mode et aux chaînes beauté). Que la révolution se fait surtout dans les actions de la vie quotidienne. Et que le plus important dans la vie, c’est de tout critiquer (d’ailleurs si vous êtes un vrai situationniste et pas une petite bite, vous vous devez de critiquer les situationnistes). Bon alors je ne vais pas vous mentir : ce livre n’est pas une partie de plaisir à déchiffrer. Je dirais que c’est pour les yogis confirmés quoi. Mais comme pour beaucoup de choses dans la vie, cette lecture fait partie des plaisirs subtils qui nécessitent qu’on y revienne plusieurs fois, par petites touches, pour être sensible à ses charmes (vous avez reconnu que l’extrait cité ci-dessus parle de Nuit Debout ?)

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J’avoue que la transition de Raoul à So Foot est des plus hasardeuses, mais je tente le coup. Je vous vois hausser un sourcil méprisant depuis votre canapé et j’ai envie de vous dire : halte là hein. J’ai découvert So Foot dans les wc (comme beaucoup de bonnes lectures). J’étais tombé sur un article sur le foot algérien (et aussi sur la page filles à poil) et je m’étais dit : ce journal est TROP COOL. Du coup je me suis abonné, et j’ai reçu le premier numéro juste après l’Euro. Je conseille cette lecture pour toutes les personnes souffrant de constipation !

1. LE HASHTAG MEN IN HIJAB

Je sais pas si vous avez déjà essayé de porter le voile une fois? Moi oui (mais pas longtemps car j’étais moche avec) (cette dernière phrase est labellisée « gros païen de l’année »). Bref donc aucun rapport avec la choucroute mais en Iran, un groupe de mâles a décidé de se voiler pour montrer leur solidarité avec leurs femmes. Effet bobo garanti: l’initiative a fait la une des journaux.

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ma photo pref

Bon au delà du coté marrant (houhouhou des mâles voilés est-ce comme les kilts écossais? slip en dessous ou pas?) ce genre d’initiative n’a rien à voir avec la POLÉMIQUE DU MOIS, à savoir l’interdiction du burkini sur les plages françaises. Bon alors d’habitude je m’éloigne comme la peste de ce genre de sujet à la con (pour ou contre le voile, qu’est-ce que la laïcité etc) parce que je préfère manger des glaces. Mais j’avoue que cette histoire de burkini me travaille pas mal le haricot. En fait je ne comprends pas comment on en arrive à mettre des amendes à des gens parce qu’ils sont couverts, alors que les nudistes peuvent agiter leurs couilles au vent dans la nature en toute liberté (call me point godwin, i don’t care). Etant une personne d’un naturel pudique (ce qui explique, entre autres, que je n’affiche pas ma face en gros plan sur ce blog) je suis assez sensible aux arguments des gens qui expliquent que cacher son corps devrait être un droit comme un autre VOIRE qu’il y a quelque chose de malsain dans les sociétés occidentales qui se mettent à poil à outrance. Mais bon je suis un peu réac sur les bords j’avoue. Moralité de l’histoire qui mettra tout le monde d’accord: Manuel Valls est définitivement un petit caca séché.

2. LE GOÛTER DES PARENTS (tu viens à mon anniversaire?)

Je ne sais pas si vous écoutez Arte Radio, mais franchement si vous ne le faites pas vous passez à côté de perles rares. Genre cet enregistrement d’une journée d’anniversaire chez d’insupportables parisiens, tendance classe moyenne supérieure (franchement allez renifler ça et osez venir me dire après que l’autre grognasse avec ses cours de musique n’est pas une personne à abattre). Un grand moment de sociologie.

3. VOUS VOULEZ PRENDRE VOTRE RETRAITE A 30 ANS?

Bah apparemment il suffit de mettre beaucoup d’argent de coté chaque mois, d’être ingénieur informaticien, d’investir un peu de ses économies en bourse et de fuir comme la peste la société de consommation qui vous fait dépenser plein de sous pour des trucs qui servent à rien. Ah et aussi créer un blog à succès ça aide à devenir rentier aussi. Trop facile quoi.

4. ETRE UN TROLL EN 2016

(j’adore cette chaine youtube)

5. QUENTIN DOLMAIRE EST SEXY (même si trois souvenirs de ma jeunesse est un film chiant)

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– il y a des fourmis à la maiz?

– ouai maman pête une durite là plus rien ne va

 

– en même temps j’avoue ces fourmis c’est grave :s moi aussi je serais stressé a sa place :s

 

– oui mais en vrai les fourmis c’est pas des nuisibles, juste ça fait angoisser mais c’est gentil. juste maman a psychoté sur la maison: moche, pas à son gout, pourrite de partout, et là de manière épisodique comme chez tout le monde habité par un peu de fourmi

– non en vrai je pense que tu as un biais végétarien (sans vouloir t’offenser)

– cââââdire ?

– je pense que ce genre de fourmis bouffent vraiment les poutres maîtresses des maisons, et qu’elles peuvent la détruire (la maison)

– (genre maman elle a été hyper excessive : 1) enlever toutes les lattes de la maison donc forcément tu te fais peur à voir des trucs que personne ne voit jamais 2) elle a enfermé 5 fourmis dans un bocal et les a laissé mourir au soleil asphyxiée. et 3) elle a passé l’aprem à pleurer en faisant le tour de la maison. je suis d’accord c’est relou et peut être un peu dangereux, mais là…fallait juste appeler un expert au lieu de passer une journée de l’horreur. c’était vraiment trop excessif ! qqn de rationnel aurait appeler qqn ou discuter avec les voisins pour savoir si ça leur était déjà arrivé. Là juste elle tournait en rond à se donner toute seule des gros coup de gourdin sur la tête ! c’est pas vraiment comme ça qu’on règle un problème

– papa il dit quoi?

– en vrai j »ai lu beaucoup de choses sur les fourmis et c’est réellement INOFFENSIFS. sauf les fourmis charpentières, en effet qui mange des bouts de bois, et là encore en fait elle ne mange que le bois humide/moisi. Donc en fait elles viennent révéler un problème inhérent à la maison. Papa prend le parti de dire : qu’elles vont partir comme elles sont venues. boua c’est leur petit scandale du mois, et on va en entendre parler pendant 10 ans lors des soirées « mondaines » à base de clairette de die

– Hinhin ouai c’est vrai. alors elles te sont grimpé dessus en dormant?

– epi maman fait un gros blocage dessus parce que je pense qu’elle projette dessus je sais pas quoi comme angoisse, ça va passer. Je te jure ojd c’était combien de fourmi elle arrivait à tuer ! ^^

– OOOOOUI

– 2 !

– à intervalle d’une heure

– pendant que j’avais mes règles et que DONC je mourrais du ventre et que je pouvais pas dormir

– (+ une araignée dégueu qui a essayé de me piquer)

– (la nuit la pire j’ai cru que j’allais dormir dans la voiture en mettant chris de burgh hyper fort et manger des chips

 – Oulala

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Aujourd’hui à table mes collègues ont eu les sujets de discussion suivants :

  • Donald Trump
  • Les suppositoires (pour ou contre ?)
  • Tinder
  • Le bikram yoga
  • La météo (indice : il ne fait pas beau)
  • Kim Kardashian
  • Le poisson de la cantine (qui est pas bon)
  • La sauce piquante de la cantine (qui pique)
  • Le nouveau kiné de la salle de sport (est-il sexy malgré sa calvitie ?)

Moi pendant ce temps, je prévoyais dans ma tête le discours que je ferai le jour où je vais claquer ma démission (j’adore cette expression, j’ai trop l’impression d’être Marie-Chantal la secrétaire organisée qui un jour trop c’est trop prend ses cliques et ses claques après un ultime pinçage de fesse et QUITTE LE NAVIRE). Car (attention grande nouvelle sortez le champagne whoop whoop) je quitte les rangs du travail salarié le 1er novembre, pour rejoindre les rangs du chômage, des grasses mat et des peignoirs en pilou.

Alors c’est bon, pas la peine de me faire la morale : le trou de la sécu et le laïus sur les assistés qui profitent de l’état providence pour s’acheter des Ferrari et manger du caviar tous les soirs, on connait. Et vous savez quoi ? Je m’en gratte l’os. Car je n’ai jamais été aussi content (de toute ma vie) que depuis que je sais que je vais bientôt arrêter de travailler héhé.

La décision de lourder le travail s’est faite assez facilement : a) je déteste travailler b) je n’ai ni chien, ni progéniture, ni appart (j’ai juste un mâle) c) je suis un renard okay.

Objectifs de vie pour l’année sans travail qui s’annonce :

  • Adopter l’état d’esprit de The Dude (short inclus)
  • Apprendre à nettoyer les wc correctement
  • Devenir un yogi masterchef
  • Réfléchir à un plan pour pouvoir prendre ma retraite à 30 ans

Programme chargé, donc. Je vous en dirai des nouvelles !

Allez bye

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