raaaaah je sais pas vous mais moi ce lundi m’a épuisé.

Par conséquent, comme je n’ai rien d’intelligent à vous raconter, j’ai décidé de vous balancer une liste de liens / trucs à voir sur internet (ne me remerciez pas pour la perte de temps qui va suivre):

1) LE COMPTE TWITTER DE FLORIO PHILIPPANT

Untitled2) EST-CE QUE C’EST BIENTÔT LE WEEK-END?

3) UN ARTICLE QUI VOUS REMPLIRA DE JOIE SI VOUS AUSSI VOUS N’EN POUVEZ PLUS DES BLOGS LIFESTYLE

4) LES PODCASTS AUDACIEUX DE PHILIPPE KATERINE SUR FRANCE INTER (à écouter le soir avant d’aller dormir)

5) UN POÈME DE BERTOLT BRECHT

Aux hésitants

Tu dis:
Les choses tournent mal pour nous.
Les ténèbres montent. Les forces diminuent.
Maintenant, après toutes ces années de travail,
Nous sommes dans une situation plus difficile qu’au début.

Et l’ennemi se dresse plus fort qu’autrefois
On dirait que ses forces ont grandi. Il a pris une apparence invincible.
Et nous avons commis des erreurs, nous ne pouvons plus le nier.
Nous sommes moins nombreux.
Nos mots sont en désordre. Une partie de nos paroles
L’ennemi les a tordues jusqu’à les rendre méconnaissables.

Qu’est-ce qui est donc faux dans ce que nous avons dit,
Une partie ou bien le tout?
Sur qui pouvons-nous compter? Sommes-nous des rescapés, rejetés
d’un fleuve plein de vie? Serons-nous dépassés
ne comprenant plus le monde et n’étant plus compris par lui?

Nous faut-il de la chance?
C’est ce que tu demandes. N’attends
pas d’autre réponse que la tienne.

6) JEAN-PIERRE COFFE vs caca dans les raviolis

7) LE CAUCHEMAR DES VLOGS

 

 

 

« Pensez grand et bottez des culs »

-Donald Trump

Salut les deltoïdes,

La semaine dernière j’ai lu un article qui m’a causé des frissons d’angoisse. C’était un reportage de Vanity Fair (comme quoi on peut travailler dans un magazine de mode et ne pas pondre que des âneries) dans lequel il était question de l’influence de Tinder sur la manière dont les gens se palpent les fesses.  Cette lecture m’a plongé dans des abimes de perplexité. Je n’ai encore jamais recu de photo de bite sur mon téléphone portable: suis-je une espèce en voie de disparition?

 

040515-11

Parfois je m’inquiete un peu car je me trouve démodé.

J’aime boire des cervoises au bar. Je honnis les liseuses. Je voue un culte fétichiste aux journaux papier. Je collectionne les messages d’insultes sur mon répondeur car je ressens un plaisir coupable a laisser mon portable éteint quand quelqu’un cherche a me joindre. J’ai mis sur mon cv que je savais coder en python mais en vrai je ne sais pas comment colorer des cases dans excel (vous meme avouez que vous ne savez pas non plus). Mon profil facebook ne comporte aucune photo sexy de moi en maillot de bain mais beaucoup d’articles en relation avec le caca (ce qui handicape fortement mes chances de me faire de nouveaux amis, comme vous vous en doutez). Je voue une haine persistante pour le concept de travail (qui est le con qui a inventé la semaine de 5 jours?). Enfin et surtout, je porte les memes slips depuis dix ans.

Vais-je m’éteindre comme les dinausores pour toutes les raisons sus-nommées???

Sinon (et cela n’a aucun rapport avec la choucroute), je crois que je suis tombé amoureux de Simone de Bougeoir:

« Le concept de frugalité joyeuse a été soigneusement dépolitisé par ceux qui l’exploitent. Toutes ces nouvelles méthodes pour trouver le bonheur sont totalement déconnectées des réflexions sur la société qu’elles devraient nécessairement entraîner : pourquoi a-t-on « trop » d’objets alors que d’autres n’en ont pas ? Qu’est-ce que ça veut dire consommer « mieux » ? En quoi acheter une veste fabriquée en France (dans quelles conditions ? pour enrichir qui ?) c’est mieux que d’acheter trois gilets cousus en Thaïlande ? Que faut-il faire des objets dont on se débarrasse ? Comment vivre dans une société entièrement tournée vers la consommation sans entretenir les schémas existants ? Comment en est-on arrivé à devoir acheter un bouquin qui nous explique qu’on se sentira mieux en rangeant ses tiroirs ? Faut-il s’inquiéter du fait que l’on ne parle davantage de développement personnel, c’est-à-dire centré sur soi, que de développement de la société ? Pourquoi une telle montée du libéralisme individualiste ? A qui profite le crime ? »

 

« Je suis peut-être nul, mais le ministre, c’est moi »

– Pascal Clément

Salut les ocelots,

La canicule bat son plein ! C’est donc le moment idéal pour accomplir LE challenge de l’été : le READ-A-THON (je sais que vous êtes déçus et que vous pensiez que j’allais vous proposer de faire le ramadan avec moi, ou l’affreux challenge de course Nike pour femelles complexées de la Cuisse…mais que voulez-vous, je reste un rat de bibliothèque même sous 46 degrés celsius).

L’objectif du read-a-thon est simple : il s’agit de manger un cake au thon par jour et de lire un livre par jour pendant sept jours. Comme il fait chaud et qu’on est tous épuisés, autant ne pas se fouler le coussinet en lisant des livres imbitables tels que critique de la raison pure, et se diriger directement vers le rayon BD de la bibliothèque municipale: du coup je vous ai fait une petite sélection de derrière les fourrés (il n’y a que 5 livres parce que samedi et dimanche c’est le week-end quand même).

(Conseil de blogueuse mode: profitez du carrelage frais des wc pour vous y allonger de tout votre long et y lire en paix – tant pis pour l’infection urinaire de votre cousine).

220415-4sinon il y a le métro

1) LES ANNÉES DOUCES, Jirô Taniguchi

En ce moment j’apprends le japonais (ne me jugez pas – je sais que ça sert à rien mais quitte à s’adonner à une activité improductive autant apprendre un alphabet exotique plutôt que passer 3h sur l’e-shop d’Asos un jour de soldes) (minute hypocondriaque : il parait aussi que l’apprentissage d’une langue étrangère retarde l’apparition d’Alzheimer).

Bon alors je ne vous cache pas que les années douces n’a rien d’un chef d’œuvre de la littérature et que globalement on se fait un peu chier en le lisant. Mais justement je trouve que l’histoire colle bien avec l’ambiance du mois d’aout, quand le temps s’écoule leeeentement et qu’on sue de la moustache sous le cerisier. C’est l’histoire de Tsukiko, la trentaine célibataire, et de « sensei », son vieux prof du collège. Comme d’hab avec les livres japonais, on se retrouve avec le combo suivant :

  • les jeunes femmes sont attirées par les vieux
  • les mâles sont des mollusques

Si vous parvenez à surmonter vos réticences, c’est un livre charmant, avec plein de jolis dessins de maisons japonaises et de nombreuses commandes de plats traditionnels au restaurant qui vous donneront envie de slurps ronron.

2) SOCRATE LE DEMI-CHIEN, Joann Sfar

Je ne sais pas pourquoi mais dans les BDs les chiens sont toujours des personnages fadasses et lèche-boules (prenez Milou par exemple : cet animal ne vous fait-il pas mourir d’ennui ?). C’est pourquoi j’étais tout content quand j’ai découvert Socrate le demi-chien. Déjà ça se passe dans l’Antiquité (Socrate est le chien d’Héraclès, fils de Zeus), et moi la mythologie grecque, c’est ma passion. Mais surtout Socrate est parfaitement grugru : il ne comprend pas les mœurs de ses congénères et commente les évènements avec philosophie & dépression.

G_842_2Est-ce que vous êtes plutôt félin ou canin dans la vie ? Moi je sais pas trop (les renardeaux sont cons comme les chiots et solitaires comme les chats sauvages)

3) LE PHOTOGRAPHE, Emmanuel Guibert et Didier Lefèvre

Bon j’avoue c’est un peu une BD nouvelobs-style (dans le genre #passionjournalizme depuis mon canapédouillet). En 1986, Didier Lefèvre, photographe de son état (j’adore cette expression désuète), est parti en Afghanistan avec Médecins sans frontières. Le but: faire en reportage sur la livraison d’aide médicale au Pakistan, en plein conflit avec les russes. La BD raconte l’expédition et le tout est assorti de photos en DIRECT LIVE. Idéal pour vous la péter lors de vos diners avec des membres du front de gauche.

4) IDÉES NOIRES, Franquin

J’ai lu cette BD un nombre incalculable de fois mais c’est seulement quand on a fait tout un foin de « Catharsis » de Luz que j’ai appris que Franquin avait écrit Idées Noires lors d’une période de dépression (avant je croyais que c’était une BD drôle) (je suis un peu l’idiot du village)

Bonsai+BD+idée+noir95) RAHAN, FILS DES ÂGES FAROUCHES, André Chéret et Roger Lécureux

Se balader en slip avec un collier de griffes autour du cou, c’est super trendy a l’approche de la COP21 contre le réchauffement climatique. Parole de blogueuse mode.

« Quoi qu’il arrive Nadine, aie toujours la mine surbookée. Ici, on vend du flan. Il faut qu’il ait l’air de peser. Donc : tu es sous l’eau. Toujours. Même si tu as passé la matinée à ranger tes icônes de bureau »

– conseil tiré de « Comment échapper à son patron tout le mois de mai?« 

Salut les palourdes,

Je l’avoue, j’ai menti: je n’ai pas réussi à devenir le Dieu Grec de la déconnexion (je me sens super nul de la fesse…)

001bc77c30afecd933c903d32aee682cEn parlant de fesse (vous avez vu comme j’enterre la polémique « arrêt du blog » de manière subtile? Je mériterais de devenir moi président de la république), figurez-vous que je me suis fêlé le coccyx pendant les vacances ! (c’est la première fois que je casse quelque chose d’autre que les couilles, je suis fier…)

Il se trouve que j’étais en vacances aux États-Unis (pourquoi les États-Unis et pas la campagne ardéchoise ? Hé bien car je suis blogueuse mode, et je suis donc fasciné par ce pays ou les gens sont so dans l’innovation et dans entrepreneuriat, pas comme ces connards de français qui râlent dès que quelqu’un gagne trop d’argent). Et figurez-vous qu’aux États-Unis, il n’y a pas que des big mac et des gens grassouillets : il y a aussi plein de parcs naturels.

Et quand il s’agit de Nature, les américains, ils rigolent pas trop. Je veux dire, ça ne leur pose aucun problème existentiel de se déplacer en 4×4 et de manger du bœuf aux hormones au petit-déjeuner ; mais essayez de chier dans un parc naturel protégé et il est fort possible qu’un ranger vous repère et vienne vous administrer une amende pour avoir pollué la nature (cette histoire de caca dans les bois, c’est juste pour l’exemple hein. Il est notoire que je suis un animal propre et que je ne défèque pas n’importe où depuis que j’ai lu « Comment chier dans les bois : Pour une approche environnementale d’un art perdu »). La conséquence, c’est que les animaux sauvages se sentent plutôt à la maiz dans les parcs naturels américains, et qu’une simple marche peut passer rapidement du stade « communion avec la nature » à celui de « bataille a mort pour survivre dans les fourrés ».

Ce jour-là, le soleil brillait et nous entamions la première partie d’une randonnée de deux jours censée nous mener à des sources d’eau chaude – et je me sentais d’humeur affable car le mec de l’office du tourisme nous avait soutenu avec conviction que la promenade ne comportait aucun animal dangereux (sauf peut-être des ratons-laveurs, avait-il dit, ce qui, vous l’avouerez, rentre plus dans la catégorie « animal chou » que « animal croqueur de fesse »). J’avais explicitement fait mon enquête « animaux sauvages » car j’avais lu tout un tas d’atrocités sur les ours (pour que vous vous fassiez une idée, je vous mets un petit extrait du merveilleux livre de Bill Bryson « Promenons-nous dans les bois »):

« Dans l’après-midi du 5 juillet 1983, trois accompagnateurs adultes et un groupe de jeunes dressèrent leur bivouac près du lac Canimina, un site renommé au beau milieu d’une odorante forêt de pins du Québec, à 130 kilomètres à peu près au nord d’Ottawa, dans la réserve faunique de la Vérendrye. Ils préparèrent leur repas puis, comme il se doit, enfermèrent leur nourriture dans un sac qu’ils transportèrent dans les bois à environ 25 mètres de là. Ils le suspendirent entre deux arbres au dessus du sol; hors de portée des plantigrades. Vers minuit, un ours vint roder aux limites de la clairière, repéra le sac, monta dans uns des arbres et cassa une branche pour le faire tomber. Il engloutit les provisions et s’éloigna. Une heure plus tard, il était de retour; il pénétra cette fois au cœur du campement, attiré par l’odeur de viande grillée qui imprégnait les vêtements des dormeurs, leurs cheveux, leurs sacs de couchage et leurs toiles de tente. La nuit fut longue pour les randonneurs de Canimina. L’ours revint trois fois, entre minuit et 3h30 du matin. Imaginez-vous, ou essayez du moins, étendu tout seul dans le noir, avec à peine quelques microns de nylon frémissant entre vous et l’air froid de la nuit, à écouter un ours de 180 kilos déambuler à proximité. Imaginez ses petits grognements, ses pas feutrés, sa respiration lourde, le fracas des gamelles renversées, les bruits baveux de mastication et le frottement sifflant de son arrière-train le long de votre tente. Imaginez la soudaine décharge d’adrénaline, le désagréable picotement dans les avant-bras à la perception d’une secousse brutale, inattendue, provoquée par le chancellement inquiétant de votre fragile coquille tandis qu’il fourrage dans le sac à dos que vous avez négligemment calé près de l’entrée – avec, vous vous en souvenez maintenant, une barre de Snickers dans une des poches. Les ours adorent les Snickers, on vous l’a dit. Nait alors la pensée sinistre – oh! non – que vous avez peut être pris la barre chocolatée avec vous et qu’elle est là quelque part à vos pieds ou sous votre sac de couchage – et merde, la voilà! Un nouveau choc contre la tente, une tête, des grognements, cette fois près de vos épaules. Une fois encore, tout vacille. Puis vient le silence, un long silence – chut… attends, attends… oui! – suivi d’un soulagement indicible lorsque vous prenez conscience que l’ours s’est retiré à l’autre bout du camp ou a repris de son pas lourd le chemin de la foret. Je vous le dis tout net: je ne pourrais pas le supporter. Alors pensez un peu à ce que cela dut être pour le pauvre petit David Anderson, douze ans, quand à 3h30, lors de la troisième incursion de l’animal, ce fut sa tente, parmi toutes les autres, qui fut brusquement déchirée par un grand coup de griffe: rendu fou par l’entêtant parfum de hamburger, l’ours mordit violemment dans un des membres de l’enfant et traina sa proie jusqu’à la foret. Le temps que ses camarades s’extirpent de leur attirail, rampent hors de leurs sacs de couchage volumineux, trouvent des torches et des gourdins de fortune, ouvrent les fermetures à glissière de leurs tentes avec des doigts désespérément tremblants et donnent la chasse, David Anderson était mort. »

Moralité: ne plus jamais manger de hamburgers.

Mais ce jour là, pas d’ours, alors je marchais à travers les fougères la cuisse triomphante en racontant des inanités d’une voix perçante – quand a retenti juste à côté de ma fesse droite un clac clac clac des plus inquiétants. Comme je suis un animal dont le cerveau n’a plus évolué depuis le paléolithique inférieur, j’ai continué à tracer ma route droit au but tel l’OM, pensant que mon sac avait effleuré par mégarde un mur en crépi (pensée à peu près aussi imbécile, à 4h de marche de toute forme de vie humaine, que de croire Nicolas S quand il dit qu’il a « changé »). Mais mon mâle, qui lui est doté d’un encéphale, a bramé « QU’EST-CE QUE C’EST QUE CA », et a refusé d’avancer plus loin : car croyez-moi ou non, c’était un serpent a sonnette.

PUTAIN, ai-je piaillé, REMONTE TES CHAUSSETTES (comme chacun le sait, le port de chaussettes a l’allemande réduit le risque d’attaque de serpents. Probablement parce qu’ils vous trouveront trop moche pour mériter d’être croqué) et la situation était au point mort quand soudain est apparu un ranger en total look orange (comme dans les films quand il se passe un truc grave).

« Qu’est-ce que c’est que ce bins ? », a il dit d’un air énervé (je suis sûr qu’il existe une amende pour « trouble de la quiétude » dans les parcs naturels américains). « On a vu un serpent à sonnettes », ai-je bafouillé, persuadé qu’on allait nous hélitreuiller et que ce n’était plus qu’une question de minutes désormais avant qu’on ne retrouve la douce quiétude de la maison. « Ah ouais », il a dit, « il y en a plein dans le coin. Faites-gaffe si vous vous faites mordre car leur venin est mortel. Si c’est le cas, il faut que vous alliez à l’hôpital le plus vite possible » et paf, il s’est cassé.

Ensuite…hé bien, j’aimerais vous dire que je suis born to be wild et que la randonnée s’est poursuivie dans la joie et la bonne humeur, mais ça n’a pas été le cas : je n’ai pas arrêté de couiner qu’on allait tous mourir et mon mâle m’a mordu (vous pouvez donc vous mettre vos photos tumblr « road trip et camping en californie » dans le cul, la vraie vie ne ressemble jamais aux images retouchées sur internet).

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(ne me faites pas croire que cette personne a les poils des jambes parfaitement épilés alors qu’elle marche depuis 8h dans le désert avec un énorme sac de 30 KILOS)

C’est dans ce contexte porteur pour la croissance que nous sommes arrivés aux sources d’eau chaudes, et que j’ai décidé que j’allais poser mon arrière-train dans la première d’entre elles et ne plus en bouger avant au moins 48h. C’était sans compter l’esprit aventureux du mâle, qui est allé fourrer sa truffe « un peu plus haut » « pour voir a quoi ressemblent les autres sources », et qui a marché sur un nid de guêpes.

Hinhin ouai un nid de guêpes.

Avec le recul cet épisode semble rigolo (il s’est fait piquer 5 fois sur la cuisse), sauf que sur le coup, comme je suis myope je n’ai pas vu par quoi il se faisait attaquer et j’ai cru qu’il se battait avec un serpent a sonnettes. N’écoutant que mon instinct de survie, j’ai dévalé les rochers mouillés afin de mettre la plus grande distance possible entre lui et moi, et me suis éclaté la fesse sur un caillou tranchant.

C’est ainsi que je me suis cassé le coccyx, qui est, je le rappelle, la queue des animaux, c’est-à-dire un organe lourd de charge émotionnelle.

Depuis, j’ai interdiction de faire du sport et je suis ronchon (si vous avez des astuces de blogueuse mode a ce sujet, je suis preneur)

Sur ce je vous claque le coussinet, il faut que j’aille nettoyer les wc (j’ai découvert une nouvelle technique imparable ET écolo pour nettoyer la cuvette : utiliser mon coton démaquillant après m’être débarbouillé la face avec)

 

Thats_all_folks.svgSalut les slips de bain,

Bon c’est bientôt les vacances à renardland, donc il n’y aura plus de borborygmes de ma part sur la blogosphère pendant une période indéterminée (j’espère que vous profiterez de ce répit pour réviser votre solfège).

En vrai je ne sais pas trop quand je reviendrai rôder sur ces plates-bandes, car tenir un blog, ça implique de passer encore plus de temps que d’habitude sur internet et que c’est chiant. En ce moment je réfléchis beaucoup à l’usage que je fais de mon ordinateur. Je suis clairement en plein dans des mécanismes d’addiction (comme beaucoup de gens) et ça m’embête. Je n’arrive pas à me réguler et je passe un temps fou sur internet, un peu comme ce que décrit Mona Chollet dans Chez soi – une odyssée de l’espace domestique:

« Les heures passées en ligne tendent à aplanir, à uniformiser le temps. Les journées où je n’ai pas réussi à m’arracher assez tôt à l’écran me paraissent plus courtes, comme si on me les avait volées. Je n’ai plus cette impression, quand vient le moment de ressortir dans le monde, d’avoir été ailleurs, retranchée, inatteignable. Internet rend plus rare cette impression de dépaysement réparateur et enrichissant que les casaniers éprouvent dans leur propre intérieur.

Vivre à la campagne, où le monde naturel, plus présent, offre des stimulations sensorielles plus fortes et plus nombreuses, où l’espace est plus généreux, le rythme moins trépidant, aide certainement à résister à l’attraction du trou noir. En ville, c’est plus difficile. Certains jours, cependant, miracle : je réussis à m’arracher à la fascination de l’écran et à réoccuper le reste de l’appartement, en mettant une distance impressionnante entre l’ordinateur et moi – genre un mètre et demi (je peux difficilement faire mieux : je suis parisienne). Je m’installe sur le lit avec un livre ou un magazine. Mais voilà : au bout de vingt minutes, l’envie me démange d’aller sur Internet.

Il faut se rendre à l’évidence : je peux bien refermer sur moi toutes les portes que je veux, désormais, je ne suis plus jamais seule. J’ai muté. J’ai dans la tête un tumulte infernal. Mon cerveau est ouvert à tous les vents. Il ressemble à un poste de radio qui changerait de fréquence toutes les deux minutes. Ma pensée saute sans cesse du coq à l’âne ; ce qui, je le sais bien, est le propre de la pensée, mais pas à ce point. Je continue d’éprouver un besoin impérieux de solitude, et d’apprécier ces moments, mais ce n’est plus la même qualité de solitude. Je ne retrouverai jamais l’intégrité mentale, la paix et la concentration des heures de lecture dans la bibliothèque de mon enfance ou sur le canapé de mon adolescence. Comme le dit si bien une image diffusée par l’écrivain Douglas Coupland: « Mon cerveau d’avant Internet me manque » (« I miss my pre-Internet brain »). Je suis plus anxieuse, plus impatiente.

Rien d’étonnant si les stages de méditation connaissent un tel succès. Est-il encore possible, dans ces conditions, de préserver, ou de retrouver, sa sérénité et ses capacités de concentration ? En tout cas, la connexion permanente aura eu pour autre effet notable de rendre caducs tous les conseils subtils que des générations d’écrivains se sont échinées à rédiger à l’intention de ceux qui voulaient embrasser la même carrière qu’eux. Elle a réduit l’abondante littérature produite sur ce sujet à deux mots : COUPEZ. INTERNET. Si vous y parvenez, le Goncourt ou le Pulitzer ne devraient plus être qu’une formalité. Au lieu de leur demander, comme ils avaient coutume de le faire, à quels rituels ils ont recours pour favoriser l’inspiration, les journalistes demandent désormais aux auteurs comment ils s’y prennent pour déjouer cette machination de Satan. Philippe Jaenada raconte que, au cours de la rédaction de son dernier roman, il employait les grands moyens : « J’enlevais le fil qui reliait mon ordinateur à mon modem et j’allais le mettre sous l’oreiller à côté de ma femme qui dormait. » Bret Easton Ellis, pour sa part, déclare qu’il n’arrive tout simplement plus à écrire.

Devoir concilier sa boulimie d’information et son besoin de concentration : il y a de quoi se rendre fou ».

Jusqu’ici je ménageais la chèvre et le chou en me disant que boarf oui je passais beaucoup de temps tel un mollusque devant un écran mais que c’était pour la bonne cause: il y a tant de choses intéressantes à découvrir, ça serait trop dommage de passer à côté de connaissances cruciales en coupant le fil.

Mais dans le fond, même sans être le Pierre Rabhi du groupe, on sait tous que c’est faux. La vraie vie, celle qu’on sera heureux d’avoir vécue quand il sera temps de se dire au revoir, réside dans la déconnexion (comme dans ce docu quand à partir de 25 min 30 ils parlent de cornes et de bouses de vache).

Il y a cet article de the minimalists qui me titille depuis un certain temps et qui implique de ne plus avoir internet à la maiz. Je crois que je  vais m’employer à réaliser cet objectif.

<3 SALUT <3

090315-15

– « Pourquoi avoir entarté pour la huitième fois celui qui semble être votre ennemi de toujours, Bernard-Henri Lévy? »

– « Il restera toujours pour nous la tête à tarte par excellence. C’est l’incarnation du pouvoir dans toute son horreur et nous avons le poil particulièrement hérissé par son arrogance nombrilesque. Il se prend tragiquement au sérieux, est de plus en plus influent et absolument antipathique. Vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de chauffeurs de taxi et de barmen que nous avons rencontrés qui nous ont dit : “Il nous a pris de haut.” Nous luttons contre cette personnification méprisante du pouvoir. »

Interview de Noël gloup gloup Godin

Salut les étrons,

Aujourd’hui, sport.

Récemment, j’ai acquis un cardiofréquencemètre. Alors ouai je vous entends d’ici à ricaner dans vos grottes, mais j’ai envie de vous dire, IL ÉTAIT TEMPS. Car avant l’achat de cet appareil technologique, je me fourvoyais totalement sur ma condition physique (pour vous situer l’étendue du déni, depuis que j’ai gravi le Cormet de Roselend à la force de mon mollet je suis persuadé être le Laurent Jalabert du groupe).

Samedi dernier, donc, après avoir passé 1h30 à comprendre comment cette putain de montre fonctionne que fait la police pourquoi les notices d’utilisation sont elles aussi peu utilisateur-friendly je me suis lancé, à savoir que j’ai quitté la position horizontale afin de descendre les escaliers.

Le cardiofréquencemètre a indiqué, dans sa grande mansuétude, une fréquence cardiaque de 110 battements par minutes, que j’ai chassée d’une revers de main par un désinvolte « il est neuf il lui faut un petit temps d’adaptation c’est connu que les premières mesures sont toujours fantaisistes ».

Puis, muni de mon legging Adadas troué, je me suis élancé dans la forêt, la cuisse triomphante, pour une course de 10 minutes pétantes visant à mesurer ma VO2 max.

Le cardiofréquencemètre est monté direct à 180 battements par minute – et nous n’avions alors pas parcouru le dixième du parcours. Rage, humiliation, désespoir (ricanements du mâle). Je me console un peu en piaillant à qui ne veut pas l’entendre que la fréquence cardiaque maximale est inégale selon les espèces (plus le mammifère est gros et plus son cœur bat lentement; prenez la baleine par exemple: sa fréquence cardiaque plafonne seulement à 20 battements par minute. et moi je suis un petit renardeau). Mais c’était sans compter l’après course, à savoir la mesure du temps de récupération, qui a été tellement longue qu’on a eu le temps de se nettoyer tous les coussinets le temps que ça redescende à un rythme normal.

Cette expérience m’a non seulement fait comprendre la nécessité de commencer d’urgence les fractionnés, mais fait également méditer sur la vie, la mort, les blogueuses mode et Didier Deschamps.

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En ce moment dans les sous-bois rugit un débat stupide portant sur la tendance « healthy ». Avec d’un coté du ring les végétariens marathoniens, adeptes de graines de chia et de photomontages culpabilisants a base de soutifs de sport Nike – de l’autre les féministes 2.0 qui brament que faire du sport et manger sainement, c’est proner l’anorexie et MEME le génocide des juifs (n’ayons pas peur des nuances).

Je sais pas vous, mais moi ça me donne des envies de facepalm. Parce que le sport à la vérité c’est quoi? Revenons aux bases les gars, revenons aux bases, c’est a dire a Didier Deschamps. Dans ce docu à partir de 1:09:09 (je ne suis que nostalgie et amour <3 ), on voit l’équipe de France de foot 98 faire un footing dans les fougeres. Que nous apprend cette séquence?

  1. tout le monde court et personne n’a échappé au truc sous prétexte qu’il avait mieux a faire sur internet
  2. personne ne chaloupe de la fesse au rythme de Beyonce, ambiance « who run the world? girls! »
  3. personne ne porte de chaussettes montantes FLUO a 315 euros
  4. personne ne boit de vitaminwater
  5. (et bien sur personne ne s’est maquillé avec une palette « spéciale glands »)

Concluons avec ce compte rendu de course hallucinant trouvé sur le blog de Ma Fine Bouche:

« Une fois que je passe l’arche, j’essaie de dépasser les coureuses devant moi pour me caler sur mon rythme de 4’30 par kilomètre. J’ai cru que toutes ces femmes s’étaient passées le mot pour m’empêcher d’avancer. Entre celles qui téléphonaient à leurs copines, celles qui s’arrêtaient pour prendre des selfies, celles qui marchaient tranquillement, je dois avouer que je n’avais jamais vu ça sur une course ! Quel que soit le niveau ou l’objectif de chacun, une course officielle est faite pour être courue, enfin je crois. Je suis peut-être trop pragmatique, mais j’ai halluciné. J’ai passé les deux premiers kilomètres à slalomer en essayer de ne bousculer personne et ce ne fut pas chose aisée ».

(rendez-nous les claques sur les fesses d’Aimé Jacquet!)

Bon sur ce je vous laisse avec une photo issue du très chouette projet photographique de Kate T. Parker intitulé « strong is the new pretty », dans laquelle on voit des gamines courir dans la boue avec un naturel qui rappelle des époques révolues (avant les smartphones).

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PS: cette information n’a aucun rapport avec rien mais les bouts de coquilles d’œuf avalés crus donnent l’appendicite. #SachezLe

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