ce pays tolérant de la fesse, où la vie se déroule dans la paix et l’amour… d’ailleurs c’est bientôt les élections parlementaires! Et tout se passe dans l’harmonie, pas comme en France, ce pays de gros sales.

Oupsi?

S_fb-card_ARBEJDE_1_922781aSI TU VIENS VIVRE AU DANEMARK, TU DOIS TRAVAILLER. Les réfugiés et les immigrés devront désormais travailler pour toucher les aides sociales. Je souhaite créer une société où chacun contribuera à la hauteur de ses moyens.

C’est marrant, on dirait une affiche du FN (tout y est, même le brushing platine), sauf qu’en vrai c’est Helle Thorning-Schmidt, la première ministre socialiste, qui laisse craquer son slip.

Et du côté de l’UMP danois, on est aussi détendu du coussinet?

8588258-naziAh bah oui on dirait. (c’est peut-être la faute du printemps. c’est une saison propice à l’étalage de conneries)

Bon sinon je veux pas passer pour le Marine Le Pen du groupe, mais à côté de tout ça, l’affiche du Dansk Folkeparti (le FN local, qui a obtenu 26% des voix aux dernières élections européennes, brâme d’indignation généralisé etc.) se distingue par (n’ayons pas peur des mots) sa dignité:

europlakater 37-40SÉCURITÉ ET CONFIANCE – c’est possible.

Il est pas trop chouki ce chiot?

Je ne sais que conclure (à part que le monde va mal et qu’il est grand temps de retourner vivre dans les bois). Du coup je vous laisse avec l’affiche de Noël de DF, elle remonte le moral je trouve:

jul_billboardJOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE

 

I think I’m so educated and I’m so civilized
Because I’m a strict vegetarian
But with the over-population and inflation and starvation
And the crazy politicians
I don’t feel safe in this world no more,
I don’t want to die in a nuclear war.
I want to sail away to a distant shore and make like an apeman!

Give me half a chance and I’d be taking off my clothes
And living in the jungle
Because the only time that I feel at ease
Is swinging up and down in the coconut trees
Oh what a life of luxury to be like an apeman!

Apeman, The Kinks

Salut les opercules,

Aujourd’hui, j’ai décidé de faire chier tout le monde nous allons parler SPORT (si vous êtes un adepte de dégustation d’Oréo & visionnage de Games of Thrones, il est encore temps de fuir).

Comme je suis quelqu’un de pénible, j’ai une relation pénible avec le sport (comme c’est étonnant). Un des trucs qui me fait le plus glapir dans la vie par exemple, c’est les blogueuses mode qui se prennent en photo en train de faire du vélo à la salle de gym en total look Nike et qui font genre elles sont la référence qualité prix en matière de respiration abdominale alors qu’on sait tous qu’elles ont passé 99% de leur vie d’humanoïde a gîr sur un canapé en regardant des vidéos sur l’épilation des sourcils. Ou celles qui racontent leur récente passion pour le marathon. Je veux dire, calmons nous et reprenons nos esprits: on parle de MARATHON les gars, de MARATHON.

why

Du coup moi, comme vous l’aurez compris, je suis pas trop course à pied (pardon aux lecteurs assidus de Born to Run) & sports violents. Je milite pour une pratique sportive basée sur les ENDORPHINES. Enfin, il faut y aller mollo sur les endorphines quand même, parfois ça va un peu loin. Par exemple il y a de ça quelques semaines je me suis fait brancher à la salle de gym (oui ne me jugez pas j’ai un abonnement à la salle de gym) (j’y vais pour observer la faune et la flore locale) (et non je n’y ai pas encore attrapé de mycose plantaire) par, nous la nommerons Gudule. Gudule est une expatriée américaine qui se fait tellement chier dans sa vie de femme au foyer oisive que sa principale occupation de la journée consiste à se sociabiliser à la salle de sport (comme vous vous en doutez Gudule est un être extraverti). La cinquantaine liftée et le Brushing parfait, elle est l’illustration parfaite de l’expression « pain in the ass » (que je n’arrive pas à traduire en français, imaginez que vous vous asseyiez sur un truc très pointu et très pénible). D’habitude je suis content car elle me snobe avec persistance (je fais du sport en legging Adadas troué, c’est pas très Charlie). Sauf que l’autre jour elle se faisait tellement chier avant le début du cours qu’elle m’a abordé et nous avons eu la discussion suivante:

GUDULE, ennuyée mais néanmoins sociable: « alors comme ça, vous êtes en vacances ici avec vos parents? »

RENARDEAU, tentant de réprimer sa tendance naturelle à mordre des fesses: « non en fait j’ai 25 ans malgré mon air juvénile. je travaille ici. ma môman ne me lave plus mes slips depuis bien longtemps« 

GUDULE, qui s’en fout et embraye direct dans le vif du sujet, à savoir raconter sa life: « vous aimez le yoga? moi j’adôre le yoga. Je fais toujours un cours de yoga intensif avant un long voyage en avion. avec mon mari on prend souvent l’avion hihi. d’ailleurs je connais un cours de yoga – du yoga bikram – qui est génial, tiens j’y pense je vais vous parrainer pour que vous ayez la chance d’y aller, c’est un cours privé uniquement sur invitation! »

RENARDEAU, sentant venir une expérience désagréable: « oh mais moi je suis pas mal casanier je déteste l’imprévu je sui-« 

GUDULE, qui s’en bat la rate: « c’est pas cher c’est juste 70 euros l’heure de cours, franchement pour le quartier c’est tout à fait acceptable. c’est très agréable tout le monde se met en sous-vêtements dans une pièce chauffée à 45 degrés et on transpire et mélange ses poils à  l’unisson, c’est très intense. allez je vais vous noter l’adresse sur un petit papier. ah bah j’ai pas de stylo. je vous le note avec mon crayon à lèvres alors »

Paroxysme, et fuite dans les fourrés

 Voilà. Bon sinon je m’adonne principalement à quatre sports (quand je ne chasse pas les poules d’eau):

1) LE TANDEM

Activité agréable qui resserrera à n’en pas douter vos liens de couple avec votre mâle, surtout quand celui-ci a pour projet de vacances d’été de faire la route des Alpes en vélo avec un chargement de 200 kgs à l’arrière comprenant: le poids de votre bourrelet central, du saucisson au noix, une tente Quechua et PAS de tapis de sol.

2) LA NATATION

(oui je prends définitivement des risques au niveau des mycoses) (mais en vrai je triche un peu en faisant genre je vais à la piscine car en réalité je ne m’y rends qu’une fois tous les 36 du mois car je ne sais toujours pas nager le crawl du coup je me fais mordre quand je vais faire de la brasse en bikini dans la ligne des nageurs alpha)

3) LA MOUSCOULATIONNE

La mouscoulationne en fait c’est cool (je n’aurai jamais pensé dire ça un jour). Au début j’avais commencé par faire du crossfit car je croyais qu’ainsi j’aurais une carrure de rugbyman en moins de 2 mois (pratique pour intimider les rats des bois lors de batailles dans les fourrés). Sauf que bon, le crossfit c’est quand même rempli de femelles qui ressemblent à des ours et qui poussent des grognements en soulevant des poids au son d’une musique apocalyptique, et c’est un peu dangereux quand elles font voler leur kettlebell dans la pièce. Donc j’ai arrêté et je me suis reconverti à une activité plus adaptée à savoir le très hype TRX (qui ne veut pas dire tyrannosaurus rex contrairement aux apparences). C’est plutôt ludique, pendant 30 minutes on se suspend à des lianes et comme tous les exercices sont faits au poids du corps hinhin bah ça permet de pas trop se luxer le poignet si on a pas abusé de beurre de cacahuètes.

4) LE YOGA

Le yoga est un sport que je conseillerai à n’importe qui car il adoucit votre image en société (grâce à lui vous pourrez roter sans vergogne à la cantine après avoir mangé du roquefort: vos collègues continueront à vous percevoir comme un être sensible et délicat). Bon il faut bien choisir son type de yoga hein. Parce que parfois c’est vraiment une incitation à être un mollusque, du genre gisons en groupe en position fœtus et poussons de petits soupirs dépressifs lors de la recherche de notre paix intérieure. Mais quoi, ça rend souple et surtout à la fin du cours on peut s’enrouler dans une couverture et roupiller tranquillou au lieu de méditer: que demande le peuple?

e8f60f068c5077c1ea9ddff641de72a5Et vous? Quel est votre tour de biceps?

Arrêtez de mettre votre ego au fond des chiottes tous les jours en restant jusqu’à pas d’heure au bureau. Qui plus est pour modifier la couleur d’un fichier excel. Que pensera votre patron de quelqu’un qui a besoin de rester jusqu’à minuit pour faire ce pour quoi il a été embauché ? Les petites merdes soumises sans aucun respect d’elles-mêmes ne sont jamais promues. Elles sont dociles et loyales, du coup elles stagnent. Si vous choisissez cette voie, préparez-vous à devenir un salarié suspect, proche du burn-out et donc de l’arrêt maladie. La meilleure façon de finir au placard, en somme.

Article de Vice intitulé « Je cultive l’anti-ambition au travail »

Lettre ouverte aux extravertis de France et de Navarre,

Chers gros cochons sauvages êtres joyeux, sociables et bruyants par nature,

Suite à la lecture du livre de Susan Cain intitulé « La force des DISCRETS« , je me suis dit n’en jetez plus la coupe est pleine et n’écoutant que mon courage (ainsi que ma haine démesurée pour la sonnerie sifflement du Samsung Galaxy), j’ai décidé de vous adresser la présente liste de doléances. Oui à vous, les gros extravertis – car il y a pas à chier, vous nous cassez bien les couilles quand même.

Je rêve d’un monde où personne ne posséderait d’iphone et où surtout personne n’instagrammerait le moindre détail nul de son quotidien (une photo mal cadrée de crotte de chien, ça reste une photo mal cadrée de crotte de chien, même avec un filtre vintage par dessus). Un monde où les blogs seraient tous anonymes et non pas des CVs sur pattes, destinés à se refaire une image sociale (« regardez mon pantalon léopard ») ou à gagner sa croute en signant des partenariats avec des marques de désinfectant pour wc. Un monde où les open spaces n’existeraient pas, où les collégiens amateurs de lecture aux toilettes ne seraient pas les parias de la société et où il serait interdit de raconter sa vie à grands cris dans le métro. Un monde où le silence serait roi, où on tournerait trois fois sa langue dans sa bouche avant de twitter des conneries (d’ailleurs puisqu’on y est les réseaux sociaux n’existeraient pas voilà) et où l’activité « tisane au coin du feu le samedi soir » serait promue au patrimoine culturel de l’humanité. Un monde où on ne voterait pas pour les politiciens car ils parlent bien mais parce qu’ils ont DE BONNES IDÉES (ouai je sais, révolutionnaire), où « l’esprit Canal » serait puni de peine de mort et où on enverrait dans les camps en Sibérie les Jean-Charles qui écoutent du rap (je ne sais pas si vous avez dans votre entourage des personnes aisées, ayant fait une école de commerce, ET qui se prennent pour des gangstas de la rue car ils prennent de la drogue dans des appartements haussmanniens à moulures tout en écoutant du RAP UNDERGROUND). Bref; un monde calme, détendu du coussinet, dont le niveau sonore ne rend pas toc-toc, et où les gens se parleraient pour dire des trucs intéressants et pas des imbécilités.

BON sur ce BONNE NUIT

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People focus on role models; it is more effective to find antimodels – people you don’t want to resemble when you grow up.

– Nassim Nicholas Taleb

Je suis frétillant tel le pou car c’est bientôt les vacances! Voici donc une liste de livres à lire sur son canapédouillet en se bâfrant de chocolat de Pâques.

1) LA VERITE SUR L’AFFAIRE HARRY QUEBERT, Joël Dicker

Ca faisait un petit moment que je tournais autour de ce livre sans me résoudre à l’acheter (pour tout vous avouer les poils sur le torse de Joël Dicker m’angoissaient).

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Mais il se trouve que la vie est bien faite car figurez-vous qu’on m’a OFFERT ce livre ! (avec des chocolats de Pâques à l’intérieur) (je suis content).

[Petite parenthèse d’introduction : d’habitude je ne lis jamais de polars, pour les raisons suivantes : a) je déteste la violence (je ne suis que paix et amour etc.) b) j’ai des tendances monomaniaques et quand je lis un roman à suspense, même s’il est nul comme Game of Thrones je ne peux pas m’arrêter tant que je ne l’ai pas fini. C’est assez pénible car je suis tellement focalisé sur l’histoire que j’oublie mon entourage et les règles basiques d’hygiène (je lis compulsivement en slip sur le canapé, entouré de pots vides de beurre de cacahuètes et je mors mon mâle quand il s’approche…)]

Mais trêve de digressions, allons droit au but comme l’OM. Pourquoi la vérité sur l’affaire Harry Quebert est un livre qui mérite qu’on y fourre sa truffe ? C’est l’histoire de Marcus, jeune écrivain new yorkais qui vient de publier un livre à succès et qui se lamente sur sa vie car ouin il a pas d’idées pour son prochain bouquin. En parallèle sa mère (juive) le harcèle en continu, ce qui donne lieu à des petites conversations téléphoniques que certains qualifieront « d’humour facile » mais qui moi m’ont fait ricaner :

– Rentre à la maison. Je te ferai des bons hot-dogs et de la tarte aux pommes chaude avec une boule de glace vanille que tu pourras laisser fondre dessus.

– Maman, je peux me faire des hot-dogs tout seul si je veux.

– Ton père n’a plus droit aux hot-dogs,  figure-toi. C’est le docteur qui l’a dit. (J’entendis mon père gémir en arrière-fond qu’il y avait quand même droit de temps en temps, et ma mère qui lui répétait: « C’est fini les hot-dogs et toutes ces cochonneries. Le docteur dit que ça te bouche tout! ») Markie chéri? Papa dit que tu devrais faire un livre sur Quebert. Puisque tout le monde parle de Quebert, tout le monde parlera de ton livre. Pourquoi ne viens-tu plus diner chez nous, Markie? Ça fait si longtemps. Miam miam, de la bonne tarte aux pommes.

Car le mentor de Marcus, le grand écrivain Harry Quebert, est accusé d’avoir tué une fille de quinze ans – et Marcus se lance en quête de la vérité, persuadé que son ami est innocent. Le livre est GROS (800 pages) et tellement truffé de rebondissements qu’on est à la fois émerveillé par l’intelligence de l’auteur pour faire tenir tout ça en place, mais aussi énervé (vous savez quand vous appréciez bien un personnage et qu’en fait vous découvrez que c’est un gros sale?). Au niveau du style d’écriture c’est peut-être pas fifou (en tout cas au Masque et la Plume ils bramaient comme des renards sauvages à ce sujet) mais : who cares ? En plus en bonus entre les chapitres il y a des petites réflexions philosophiques sur le métier d’écrivain.

2) RUE DES BOUTIQUES OBSCURES, Patrick Modiano

J’AVOUE TOUT,  je suis un sale rat. Jusqu’ici j’avais refusé de poser mes coussinets sur les livres de Patrick Modiano car j’étais persuadé que c’était un écrivain déprimant que seuls les snobs parisiens portant des Clarks pouvaient apprécier. Il se trouve que j’avais TORD – et je m’en suis d’abord rendu compte en lisant son discours prix Nobel:

« Un écrivain – ou tout au moins un romancier – a souvent des rapports difficiles avec la parole. Et si l’on se rappelle cette distinction scolaire entre l’écrit et l’oral, un romancier est plus doué pour l’écrit que pour l’oral. Il a l’habitude de se taire et s’il veut se pénétrer d’une atmosphère, il doit se fondre dans la foule. Il écoute les conversations sans en avoir l’air, et s’il intervient dans celles-ci, c’est toujours pour poser quelques questions discrètes afin de mieux comprendre les femmes et les hommes qui l’entourent. Il a une parole hésitante, à cause de son habitude de raturer ses écrits.

En définitive, à quelle distance exacte se tient un romancier? En marge de la vie pour la décrire, car si vous êtes plongé en elle– dans l’action – vous en avez une image confuse. Cet état second est le contraire du narcissisme car il suppose à la fois un oubli de soi-même et une très forte concentration, afin d’être réceptif au moindre détail. Cela suppose aussi une certaine solitude. Elle n’est pas un repli sur soi-même, mais elle permet d’atteindre à un degré d’attention et d’hyper-lucidité vis-à-vis du monde extérieur pour le transposer dans un roman. J’ai toujours cru que le poète et le romancier donnaient du mystère aux êtres qui semblent submergés par la vie quotidienne, aux choses en apparence banales, – et cela à force de les observer avec une attention soutenue et de façon presque hypnotique. Sous leur regard, la vie courante finit par s’envelopper de mystère et par prendre une sorte de phosphorescence qu’elle n’avait pas à première vue mais qui était cachée en profondeur. C’est le rôle du poète et du romancier, et du peintre aussi, de dévoiler ce mystère et cette phosphorescence qui se trouvent au fond de chaque personne. »

Du coup comme je n’avais jamais rien lu de Patrick Modiano j’ai commencé par Rue des Boutiques Obscures qui est son livre le plus connu. C’était super chouette. Donc s’il y a des modianesques parmi vous n’hésitez pas à me dire en commentaire quel livre vous avez préféré, comme ça je pourrai poursuivre mon mea culpa avec d’autres lectures :D

3) QUE MA JOIE DEMEURE, Jean Giono

« Au fond, dit Jourdan, si on s’emmerde c’est bien notre faute »

Bon alors là les ragondins, fini les pipoteries, rentrons dans le vif du sujet avec le meilleur livre du mois de mars. Au début la lecture de Jean Giono est un peu difficile je trouve. C’est pas que ce qu’il écrit est ennuyeux ou excessivement compliqué (coucou Kant): c’est juste que chaque phrase décrit si parfaitement les hommes, la nature et le sens de la vie qu’on met du temps à lire chaque mot pour être sûr de bien avoir tout absorbé (ce qui est plutôt bien parce que du coup le livre parait infini et il vous en reste toujours sous le coude pour les soirs où vous perdez foi en l’humanité).

C’est l’histoire d’un groupe de paysans provençaux qui ont une vie de labeur tristounette. Et puis un jour arrive Bobi, un type chouki avec des taches de rousseur qui va leur faire prendre conscience de la beauté et des plaisirs de la vie.

« L’homme, on a dit qu’il était fait  de cellules et de sang. Mais en réalité il est comme un feuillage. Non pas serré en bloc mais composé d’images éparses comme les feuilles dans les branchages des arbres et à travers desquelles il faut que le vent passe pour que ça chante. Comment voulez-vous que le monde s’en serve s’il est comme une pierre? Regardez une pierre qui tombe dans l’eau. Elle troue. L’eau n’est pas blessée et la voilà qui fait son travail d’usure et de roulis. Il faut qu’à la fin elle gagne et la voilà au bout de sa course qui aplatit à petits coups de vagues la boue docile de ses alluvions. Regardez une branche d’arbre qui tombe dans l’eau. Soutenue par ses feuillages elle flotte, elle vogue, elle ne cesse jamais de regarder le soleil. A la fin de sa transformation elle est le germe, et des arbres et des buissons poussent de nouveau dans les sables. Je ne dis pas que la boue est morte. Je ne dis pas que la pierre est morte. Rien n’est mort. La mort n’existe pas. Mais, quand on est une chose dure et imperméable, quand il faut être roulé et brisé pour entrer dans la transformation, le tour de la roue est plus long. Il faut des milliards d’années pour soulever le fond des mers avec des millimètres de boue, refaire des montagnes de granit. Il ne faut que cent ans pour construire un châtaignier en dehors de la châtaigne et, quiconque a senti un jour de printemps sur les plateaux sauvages l’odeur amoureuse des fleurs de châtaignes comprendra combien ça compte de fleurir souvent. »

(bon après  je ne sais pas si c’est une lecture conseillée pour les marcassins influençables parce que ça donne envie d’être man vs wild…)

4) HISTOIRE DU XXème SIECLE, Bernstein & Milza

(à ne pas confondre avec z’avez pas vu Mirza veux-tu venir ici etc.)

Car ça commence à bien faire d’écouter « Franck Ferrand, sur Europe 1, au cœur de l’histoire » et qu’il est grand temps d’apprendre enfin la date du traité de Yalta.

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“Our whole theory of education is based on the absurd notion that we must learn to swim on land before tackling the water. It applies to the pursuit of the arts as well as the pursuit of knowledge. Men are still being taught in the classroom instead of in the thick of life. Students are still being handed models which are supposed to fit all temperaments, all kinds of intelligence. No wonder we produce better engineers than writers, better industrial experts than painters.”

The books in my life, Henry Miller

« Please note that we all need to present a success story from the previous week. »

– le chef avant la réunion hebdomadaire du lundi matin

Nom d’un rat j’ai envie de glapir au sujet de plein de trucs aujourd’hui (je suis comme les siamois je suis un animal bruyant) mais j’ai peur que ça soit un poil désordonné (excusez-moi d’avance, donc).

1) LOGAN LAPLANTE

Récemment on m’a soufflé dans l’oreillette le nom de Logan LaPlante, qui comme son nom ne l’indique pas n’est pas un vendeur itinérant de cannabis. Logan LaPlante est un petit gamin de treize ans que ses parents ont retiré du système scolaire traditionnel quand il avait neuf ans (du coup maintenant il vit dans les bois). Dans une conférence TED, il explique pourquoi son éducation est COOL.

« When you are a kid, you get asked this one particular question a lot: « What do you want to be when you grow up? ». Adults are hoping answers like: « I want to be a neurosurgeon ». But kids, they are more likely to answer skateboarder, surfer or minecraft player. I asked my little brother, and he said: « Seriously dude? I am 10, I have no idea. Let’s get some icecream ». But if you ask a little kid, sometimes you get the best answer. Something so simple, so obvious, and really profound. « When I grow up, I want to be happy ». For me, when I grow up, I want to continue to be happy, like I am now. »

hackschooling

Ensuite Logan explique quelles sont les choses qu’il cherche à mettre en place dans sa vie pour être heureux :

  • faire du sport
  • avoir une alimentation équilibrée
  • passer du temps dans la nature
  • savoir gérer ses angoisses
  • avoir une activité religieuse ou spirituelle
  • faire partie d’un cercle d’amis cools de la fesse
  • être utile à la société en aidant les autres
  • s’amuser

(je vous laisse méditer là-dessus si comme moi vous avez eu la sensation de ne rien avoir appris à l’école, hormis à végéter comme un champignon)

2) L’ANGLE ALPHA DE FRÉDÉRIC LORDON

Frédéric Lordon est chercheur au CNRS, sent bon le sable chaud et grogne régulièrement sur son blog La pompe à phynance (blog dont je vous conseille la lecture juste pour apprécier la richesse syntaxique du brâme). Plus spécifiquement, il est l’auteur du concept de « l’angle alpha » dans son livre « Capitalisme, désir, poils et servitude ». Alors avant tout préambule, s’il y a des scientifiques dans les parages merci de ranger vos griffes dans vos coussinets, ON SAIT que c’est un concept pipeau OK. En gros l’angle alpha, c’est la distance qu’il y a entre le désir de la société et vos désirs en tant qu’individus. En gros pour simplifier: l’écart qu’il y a entre les rêves que vous avez pour votre vie et votre fichier excel le lundi matin. Je vous mets une vidéo dans laquelle Judith Bernard explique 10x mieux que moi:

CONCLUSION (ET FUITE DANS LES FOUGÈRES)

L’affaire Logan LaPlante vs angle alpha a déclenché chez moi, je ne vous le cache pas, moultes interrogations.

  • Faut-il arrêter d’aller à l’école? (tout le monde connait dans son entourage une famille faisant « l’école à la maison » et tout le monde sait que ce sont des FREAKS)
  • Faut-il aller à l’école seulement quand on en a envie? (en gros: n’aller qu’à l’école primaire et en classe prépa. Heureusement que je ne suis pas moi président de la république sinon autant vous dire que les associations de parents d’élèves seraient à feu et à sang)
  • Devient-on automatiquement un hipster quand on essaye de faire péter son angle alpha et de cesser le travail salarié pour se lancer à son compte?

Beaucoup de questions, peu de réponses.

POUR ALLER PLUS LOIN

Si vous aussi vous détestez l’école, le travail et que vous vous triturez l’esprit sur ce genre de problématique (si vous êtes quelqu’un de chiant quoi), je ne peux que vous recommander la lecture et le visionnage des choses suivantes:

  • L’interview de Frédéric Lordon par Judith Bernard sur le site d’Arrêt sur images, dans laquelle il développe sa théorie de l’angle alpha (ouai je sais c’est en accès payant, ça parait fou que des médias fassent payer leur contenu alors que les blogs de mode sont gratuits)
  • Une conférence TED de Ken Robinson dans laquelle il brâme contre le système scolaire actuel
  • Deux livres qui font des constats mais ne donnent pas de solutions: « J’ai fait HEC et je m’en excuse » (Florence Noiville) et « Guerre à Harvard » (Nick McDonell)

 

Ce n’est pas seulement le monde
Qu’il s’agit de changer; mais l’homme
D’où surgira-t-il, cet homme neuf ?
Non du dehors.
Camarade, sache le découvrir
En toi même,
Et, comme du minerai l’on extrait
Un pur métal sans scories,
Exige-le toi, cet homme attendu.
Obtiens-le de toi.
Ose devenir qui tu es.
Ne te tiens pas quitte à bon compte.
Il y a d’admirables possibilités
Dans chaque être.
Persuade toi de ta force
Et de ta jeunesse.
Sache te dire sans cesse:
 » Il ne tient qu’a moi »

– André Gide

Je ne sais pas vous mais moi si j’avais une portée de marcassins je n’aurais qu’une seule hantise dans la vie: qu’ils deviennent youtubeurs beauté. Mais comme on dit, les lectures forment la jeunesse alors j’ai bon espoir qu’avec la liste imposée de livres suivante leurs connexions neuronales fassent bip (comme je suis sympa je vous la donne aussi).

Sauvez un enfant, enfermez-le à la bibliothèque.

index1) MAUS, Art Spiegelman

Je suppose que tout le monde connait Maus mais pour les retardataires, cette BD raconte l’histoire du père d’Art Spiegelman, Vladek, qui a survécu aux camps de concentration. Dedans les juifs sont représentés sous forme de souris et les nazis sous forme de chats.

J’avais onze ans quand j’ai lu Maus pour la première fois. Je cherchais des Spirou Magazine au CDI du collège et j’étais déçu car il n’y en avait plus (oui je suis un beauf…). J’avais ouvert Maus par dépit, pensant que c’était un truc rigolo (il y a une grosse croix gammée sur la couverture, comme quoi j’avais le quotient intellectuel d’un chiot à cette époque). Et là mes enfants, ce fut le CHOC.

Je sais que plein de gens grognent que grugru on connait déjà l’holocauste donnez-nous des frites à la place, mais je trouve qu’on comprend mieux l’histoire avec un grand H quand on lit des vrais témoignages plutôt que quand on écoute notre prof nous réciter une litanie de dates et de lieux. Je connaissais l’existence des camps de concentration avant de lire Maus. Après avoir lu cette BD,  j’avais l’impression de les avoir vécus, ce qui est très différent.

2) MON AMI FRÉDÉRIC, Hans Peter Richter

Ce livre est triste et rien que d’en reparler j’ai à nouveau le cafard. L’histoire se passe dans les années 30, quand Hitler prend le pouvoir en Allemagne et met en place des mesures anti-juives. Le narrateur est un enfant allemand; son voisin et ami, Frédéric, est juif. Le livre raconte comment les choses s’emboitent sans en avoir l’air (les bancs interdits pour les non-aryens, les mères défendant à leur progéniture de jouer avec des enfants juifs, l’étoile jaune, etc.), jusqu’à causer la mort de Frédéric.

C’est un livre qui vous montre comment votre voisin peut se transformer en gros con, vous dénoncer à la police, vous persécuter et vous interdire de vous cacher dans sa cave alors que des obus tombent sur la ville. C’est un livre qui donne envie de ne jamais devenir aussi bête.

3) DIEU, TU ES LA? C’EST MOI MARGARET, Judy Blume

Je ne sais pas trop pourquoi ce livre m’a marqué, parce que c’est l’histoire de Margaret qui stresse car elle n’a pas beaucoup de poitrine et n’a encore jamais eu ses règles. Alors elle s’assoit sur la cuvette des wc et parle de ses problèmes à dieu.

J’adorais les livres de Judy Blume quand j’étais au collège. Ils sont écrits de telle manière qu’ils donnent l’impression que l’auteur a votre âge et comprend tout ce qui vous arrive, sans tomber dans le glauque [oui car brâme! je ne sais pas qui sont ces gens qui sont leurs réseaux etc, mais en général la littérature pour adolescents, c’est un drame national. C’est toujours des histoires atroces mettant en scène sexualité terrifiante et boutons pustulants]. Les livres de Judy Blume sont doux. Il faut aussi lire Trois amies, Tiens-toi droite!, Et puis j’en sais rien!.

Untitled24) LES TOILETTES SIFFLEUSES, Randy Powell

C’est un livre absurde sur le tennis (il faut avoir des lectures perchées parfois pour tenir le coup dans le monde moderne)

5) LA GLOIRE DE MON PÈRE, Marcel Pagnol

« Je suis né dans la ville d’Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers« : quand j’étais un jeune renardeau je me disais que c’était la meilleure phrase d’attaque dont on aurait jamais pu rêver pour commencer une autobiographie.

Marcel Pagnol, tout le monde connait alors je la fais courte. J’ai choisi la gloire de mon père parce que c’est le plus emblématique, mais il faut bien sûr aussi lire le Château de ma mère, le Temps des secrets, le Temps des amours, Marius, Fanny et César, Jean de Florette, Manon des sources, et puis La prière aux étoiles (même si c’est pas trop féministe).

« Mais mon pauvre petit, si une femme m’aimait comme celle-là t’a aimé, je lui donnerais mon nom et ma vie, même si elle était laide et pauvre, même si c’était la femme à barbe de Luna Park. Je la ferais raser, d’ailleurs. Écoute, il y a des explosifs puissants. Si on en met gros comme une cigarette, on peut faire tomber Notre-Dame de Paris. Eh bien l’amour, c’est bien plus terrible. Avec un petit grain d’amour, un grain de riz. un grain de blé, on fait sauter toute la morale. Oui, tout le vieux palais de la morale, avec ses grosses pierres de taille, et sa poussière centenaire, ça saute en l’air et ça retombe en fleurs. »

6) A LA CROISÉE DES MONDES, Philip Pullman

J’avoue tout, je trouve Philip Pullman charmant (si je le croisais dans la rue je lui sifflerais hé madmoizelle! J’avais même commencé à lui écrire une lettre de fan quand j’avais treize ans mais j’avais abandonné car il ne parle qu’anglais – notre relation me paraissait vouée à l’échec).

Si vous voulez offrir une saga à votre marmaille, oubliez le Seigneur des Anneaux (on comprend rien il y a trop de personnages) ou Harry Potter (trop mainstream depuis qu’Emma Watson se fait photographier sans culotte)! A la croisée des mondes est un des trucs les plus COOLS que j’ai jamais lus de ma vie. a) parce que le personnage principal, Lyra, a les ongles crados et grimpe sur les toits en toute décontraction et b) parce que la série est truffée de références subtiles (par exemple le paradis perdu de Milton ou le chat de Schrödinger) et que c’est rare que les livres pour enfants ne nous prennent pas pour des buses.

Pour info Philip Pullman a fait une autre série de livres plutôt chouettes (si vous voulez insuffler à votre enfant un minimum de socialisme et de féminisme sans qu’il ne s’en rende compte): les Sally Lockhart.

Untitled7) MARCELLIN CAILLOU, Sempé <3

C’est l’histoire de Marcellin Caillou (qui rougit tout le temps), qui rencontre René Rateau (qui éternue tout le temps).

Caillou_0028) LA GUERRE DES BOUTONS, Louis Pergaud

« Les avis c’est comme les trous du cul, chacun le sien ! »

Parce que c’est bassement rigolo.

9) DE LA PETITE TAUPE QUI VOULAIT SAVOIR QUI LUI AVAIT FAIT SUR LA TÊTE, Wolf Erlbruch & Werner Holzwarth

Grand classique, parlant de caca.

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10) LE GÉNIE DES ALPAGES, F’murr

La BD idéale si vous en avez marre que vos enfants utilisent le verbe schtroumpfer à tout bout de champ. Le génie des alpages, c’est le récit (probablement écrit sous l’influence de la gnôle) de la vie d’un alpage, avec Romuald le bélier, un troupeau brebis agressives, un chien de berger philosophe, des bébés aigles en crise identitaire et des touristes qu’on zigouille (comme toujours). Il y a plein de blagues nulles dedans, comme « comment vas-tu yau de poêle? » et puis ça donne envie de tout arrêter pour devenir berger…

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Et vous? Quels sont les livres qui ont fait de vous une personne EXCEPTIONNELLE? (oui je me prends pour Pascale Clark en interview)

 

 

A défaut d’une grande finesse, on peut au moins reconnaître à Samir Nasri une sincérité à toute épreuve, qui tranche avec la langue de bois du football professionnel : « Non, non, non, je ne suis pas un petit con… Allez, si, de temps en temps… Oui, je peux dire que je suis un petit con de temps en temps. »

Article du Monde au sujet de Samir grosmelon Nasri

Salut les filles et les garçons,

C’est bientôt le printemps, la saison de la fécondation des fleurs. Et tout le monde se demande avec angoisse… comment éviter les pistils déficients ??? Voici donc une liste scientifiquement établie de types de mâles à éviter (ne me remerciez pas c’est gratuit).

1) DSK

C’est vrai que depuis qu’on a appris que Dominique dégainait sa bite plus vite que son ombre et enculait tout ce qui passait sur un périmètre de 6 kilomètres, on se demande quel genre de femelle accepterait positivement ses avances sans craindre de devoir finir sa vie avec un anus artificiel.

Et pourtant…DSK en fait, c’est rien que la version réaliste de Christian Grey : richesse, puissance, libido galopante, passion plumes de paon et volonté de fer pour ne jamais se ridiculiser à dire « je t’aime » à quiconque (sauf à Maman) – vous avouerez qu’au bout d’un moment ce genre de comportement est ennuyeux. Cependant, si malgré tout vous rêvez de rencontrer un mâle aussi délicieusement méchant que Chuck Bass, vous pouvez toujours aller trainer sur Valeurs Actuelles – les lecteurs de ce journal y apprécient à leur juste valeur la fessée dominicale.

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2) Les pickup artists

Les pickup artists et moi, on se renifle souvent de loin, et on finit par se mordre tellement ils sont bêtes à manger du foin. Pour repérer les pickup artists, c’est facile :

  • Les pickup artists mettent trop de parfum Playboy ;
  • Les pickup artists portent des chemises 24h sur 24 parce qu’ils pensent que c’est sexy (même quand ils portent des chemises violettes et marrons à rayures) ;
  • Les pickups artists sont de droite, tendance Mickaël Vendetta avant qu’il ne devienne végétarien ;
  • Les pickup artists ont des poils sur les doigts ;
  • Les pickup artists n’écoutent jamais rien de ce que vous leur dites (ils vous méprisent car vous êtes une femelle). Si vous refusez leurs avances ils prennent ça comme un encouragement pour être ENCORE PLUS lourds. Si vous leur dites non ils entendent oui. Et le pire du pire : ils commandent à votre place votre menu au restaurant et vous interdisent de payer.

En bref, les pickup artists sont des machos qui puent du slip, et ils ne servent à rien dans la vie (à part à être pénibles).

3) Les geek parisiens branchés

Qui sont-ils ? Où vivent-ils ? Quels sont leurs réseaux ? Il est tard et je suis un être paresseux alors je me contenterai de recopier la description que fait Philippe Coussin-Grudzinski des modes de vie et coutumes de cette sous-espèce de mâles :

« Leur snobisme réside dans leur non-look, ou dans leur look de geek, drogués à internet, avec des détails qui ne trompent pas sur leur prétendu détachement par rapport à la mode, comme un porte-clé Lego, un casque d’une marque taïwanaise introuvable en France ou des baskets montantes Nike édition limitée. Ils sont absolument insupportables de parisianisme et de branchitude. Ils vont au Palais de Tokyo pour dîner, sortent uniquement dans les endroits dont tout le monde parle et se prennent pour un dieu lors de diverses soirées de lancement. Leurs chambres sont éclairées par une simple ampoule 100 watts qui semble sortir du plafond comme un ver, ils trouvent ça minimaliste, industriel. Ils ont aussi un poisson rouge, dans un bocal posé sur une pile de magazines de jeux vidéo, parce que depuis que la presse féminine s’affole sur la tendance geek, ils se disent que ça leur permettrait peut-être de pécho, alors qu’ils en ont rien à foutre de World of Warcraft, ils ne jouent qu’à Mario Kart sur leur MacBook. »

– Voyage sur Chesterfield

Si malgré cette description imagée vous n’êtes toujours pas sûre de savoir reconnaitre un spécimen de mâle geek parisien branché, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans la lecture du blog de Lâm Hua (taisons-nous et observons la nature…).

4) TED MOSBY

Car on en peut plus de Ted, de ses pulls à rayures vertes et jaunes et de sa quête pas mignonne du tout de « la mère de ses enfants » (on sait juste que c’est un prétexte pour se taper le plus de femelles possible et d’avoir une excuse pour les quitter comme un gros sale : « sorry, you’re not the one »).

Ce qui nous amène de manière impromptue à notre conclusion : le mâle idéal, c’est sans conteste Marshall <3

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