Salut les palourdes,

Je l’avoue, j’ai menti: je n’ai pas réussi à devenir le Dieu Grec de la déconnexion (je me sens super nul de la fesse…)

001bc77c30afecd933c903d32aee682cEn parlant de fesse (vous avez vu comme j’enterre la polémique « arrêt du blog » de manière subtile? Je mériterais de devenir moi président de la république), figurez-vous que je me suis fêlé le coccyx pendant les vacances ! (c’est la première fois que je casse quelque chose d’autre que les couilles, je suis fier…)

Il se trouve que j’étais en vacances aux États-Unis (pourquoi les États-Unis et pas la campagne ardéchoise ? Hé bien car je suis blogueuse mode, et je suis donc fasciné par ce pays ou les gens sont so dans l’innovation et dans entrepreneuriat, pas comme ces connards de français qui râlent dès que quelqu’un gagne trop d’argent). Et figurez-vous qu’aux États-Unis, il n’y a pas que des big mac et des gens grassouillets : il y a aussi plein de parcs naturels.

Et quand il s’agit de Nature, les américains, ils rigolent pas trop. Je veux dire, ça ne leur pose aucun problème existentiel de se déplacer en 4×4 et de manger du bœuf aux hormones au petit-déjeuner ; mais essayez de chier dans un parc naturel protégé et il est fort possible qu’un ranger vous repère et vienne vous administrer une amende pour avoir pollué la nature (cette histoire de caca dans les bois, c’est juste pour l’exemple hein. Il est notoire que je suis un animal propre et que je ne défèque pas n’importe où depuis que j’ai lu « Comment chier dans les bois : Pour une approche environnementale d’un art perdu »). La conséquence, c’est que les animaux sauvages se sentent plutôt à la maiz dans les parcs naturels américains, et qu’une simple marche peut passer rapidement du stade « communion avec la nature » à celui de « bataille a mort pour survivre dans les fourrés ».

Ce jour-là, le soleil brillait et nous entamions la première partie d’une randonnée de deux jours censée nous mener à des sources d’eau chaude – et je me sentais d’humeur affable car le mec de l’office du tourisme nous avait soutenu avec conviction que la promenade ne comportait aucun animal dangereux (sauf peut-être des ratons-laveurs, avait-il dit, ce qui, vous l’avouerez, rentre plus dans la catégorie « animal chou » que « animal croqueur de fesse »). J’avais explicitement fait mon enquête « animaux sauvages » car j’avais lu tout un tas d’atrocités sur les ours (pour que vous vous fassiez une idée, je vous mets un petit extrait du merveilleux livre de Bill Bryson « Promenons-nous dans les bois »):

« Dans l’après-midi du 5 juillet 1983, trois accompagnateurs adultes et un groupe de jeunes dressèrent leur bivouac près du lac Canimina, un site renommé au beau milieu d’une odorante forêt de pins du Québec, à 130 kilomètres à peu près au nord d’Ottawa, dans la réserve faunique de la Vérendrye. Ils préparèrent leur repas puis, comme il se doit, enfermèrent leur nourriture dans un sac qu’ils transportèrent dans les bois à environ 25 mètres de là. Ils le suspendirent entre deux arbres au dessus du sol; hors de portée des plantigrades. Vers minuit, un ours vint roder aux limites de la clairière, repéra le sac, monta dans uns des arbres et cassa une branche pour le faire tomber. Il engloutit les provisions et s’éloigna. Une heure plus tard, il était de retour; il pénétra cette fois au cœur du campement, attiré par l’odeur de viande grillée qui imprégnait les vêtements des dormeurs, leurs cheveux, leurs sacs de couchage et leurs toiles de tente. La nuit fut longue pour les randonneurs de Canimina. L’ours revint trois fois, entre minuit et 3h30 du matin. Imaginez-vous, ou essayez du moins, étendu tout seul dans le noir, avec à peine quelques microns de nylon frémissant entre vous et l’air froid de la nuit, à écouter un ours de 180 kilos déambuler à proximité. Imaginez ses petits grognements, ses pas feutrés, sa respiration lourde, le fracas des gamelles renversées, les bruits baveux de mastication et le frottement sifflant de son arrière-train le long de votre tente. Imaginez la soudaine décharge d’adrénaline, le désagréable picotement dans les avant-bras à la perception d’une secousse brutale, inattendue, provoquée par le chancellement inquiétant de votre fragile coquille tandis qu’il fourrage dans le sac à dos que vous avez négligemment calé près de l’entrée – avec, vous vous en souvenez maintenant, une barre de Snickers dans une des poches. Les ours adorent les Snickers, on vous l’a dit. Nait alors la pensée sinistre – oh! non – que vous avez peut être pris la barre chocolatée avec vous et qu’elle est là quelque part à vos pieds ou sous votre sac de couchage – et merde, la voilà! Un nouveau choc contre la tente, une tête, des grognements, cette fois près de vos épaules. Une fois encore, tout vacille. Puis vient le silence, un long silence – chut… attends, attends… oui! – suivi d’un soulagement indicible lorsque vous prenez conscience que l’ours s’est retiré à l’autre bout du camp ou a repris de son pas lourd le chemin de la foret. Je vous le dis tout net: je ne pourrais pas le supporter. Alors pensez un peu à ce que cela dut être pour le pauvre petit David Anderson, douze ans, quand à 3h30, lors de la troisième incursion de l’animal, ce fut sa tente, parmi toutes les autres, qui fut brusquement déchirée par un grand coup de griffe: rendu fou par l’entêtant parfum de hamburger, l’ours mordit violemment dans un des membres de l’enfant et traina sa proie jusqu’à la foret. Le temps que ses camarades s’extirpent de leur attirail, rampent hors de leurs sacs de couchage volumineux, trouvent des torches et des gourdins de fortune, ouvrent les fermetures à glissière de leurs tentes avec des doigts désespérément tremblants et donnent la chasse, David Anderson était mort. »

Moralité: ne plus jamais manger de hamburgers.

Mais ce jour là, pas d’ours, alors je marchais à travers les fougères la cuisse triomphante en racontant des inanités d’une voix perçante – quand a retenti juste à côté de ma fesse droite un clac clac clac des plus inquiétants. Comme je suis un animal dont le cerveau n’a plus évolué depuis le paléolithique inférieur, j’ai continué à tracer ma route droit au but tel l’OM, pensant que mon sac avait effleuré par mégarde un mur en crépi (pensée à peu près aussi imbécile, à 4h de marche de toute forme de vie humaine, que de croire Nicolas S quand il dit qu’il a « changé »). Mais mon mâle, qui lui est doté d’un encéphale, a bramé « QU’EST-CE QUE C’EST QUE CA », et a refusé d’avancer plus loin : car croyez-moi ou non, c’était un serpent a sonnette.

PUTAIN, ai-je piaillé, REMONTE TES CHAUSSETTES (comme chacun le sait, le port de chaussettes a l’allemande réduit le risque d’attaque de serpents. Probablement parce qu’ils vous trouveront trop moche pour mériter d’être croqué) et la situation était au point mort quand soudain est apparu un ranger en total look orange (comme dans les films quand il se passe un truc grave).

« Qu’est-ce que c’est que ce bins ? », a il dit d’un air énervé (je suis sûr qu’il existe une amende pour « trouble de la quiétude » dans les parcs naturels américains). « On a vu un serpent à sonnettes », ai-je bafouillé, persuadé qu’on allait nous hélitreuiller et que ce n’était plus qu’une question de minutes désormais avant qu’on ne retrouve la douce quiétude de la maison. « Ah ouais », il a dit, « il y en a plein dans le coin. Faites-gaffe si vous vous faites mordre car leur venin est mortel. Si c’est le cas, il faut que vous alliez à l’hôpital le plus vite possible » et paf, il s’est cassé.

Ensuite…hé bien, j’aimerais vous dire que je suis born to be wild et que la randonnée s’est poursuivie dans la joie et la bonne humeur, mais ça n’a pas été le cas : je n’ai pas arrêté de couiner qu’on allait tous mourir et mon mâle m’a mordu (vous pouvez donc vous mettre vos photos tumblr « road trip et camping en californie » dans le cul, la vraie vie ne ressemble jamais aux images retouchées sur internet).

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(ne me faites pas croire que cette personne a les poils des jambes parfaitement épilés alors qu’elle marche depuis 8h dans le désert avec un énorme sac de 30 KILOS)

C’est dans ce contexte porteur pour la croissance que nous sommes arrivés aux sources d’eau chaudes, et que j’ai décidé que j’allais poser mon arrière-train dans la première d’entre elles et ne plus en bouger avant au moins 48h. C’était sans compter l’esprit aventureux du mâle, qui est allé fourrer sa truffe « un peu plus haut » « pour voir a quoi ressemblent les autres sources », et qui a marché sur un nid de guêpes.

Hinhin ouai un nid de guêpes.

Avec le recul cet épisode semble rigolo (il s’est fait piquer 5 fois sur la cuisse), sauf que sur le coup, comme je suis myope je n’ai pas vu par quoi il se faisait attaquer et j’ai cru qu’il se battait avec un serpent a sonnettes. N’écoutant que mon instinct de survie, j’ai dévalé les rochers mouillés afin de mettre la plus grande distance possible entre lui et moi, et me suis éclaté la fesse sur un caillou tranchant.

C’est ainsi que je me suis cassé le coccyx, qui est, je le rappelle, la queue des animaux, c’est-à-dire un organe lourd de charge émotionnelle.

Depuis, j’ai interdiction de faire du sport et je suis ronchon (si vous avez des astuces de blogueuse mode a ce sujet, je suis preneur)

Sur ce je vous claque le coussinet, il faut que j’aille nettoyer les wc (j’ai découvert une nouvelle technique imparable ET écolo pour nettoyer la cuvette : utiliser mon coton démaquillant après m’être débarbouillé la face avec)

 

Thats_all_folks.svgSalut les slips de bain,

Bon c’est bientôt les vacances à renardland, donc il n’y aura plus de borborygmes de ma part sur la blogosphère pendant une période indéterminée (j’espère que vous profiterez de ce répit pour réviser votre solfège).

En vrai je ne sais pas trop quand je reviendrai rôder sur ces plates-bandes, car tenir un blog, ça implique de passer encore plus de temps que d’habitude sur internet et que c’est chiant. En ce moment je réfléchis beaucoup à l’usage que je fais de mon ordinateur. Je suis clairement en plein dans des mécanismes d’addiction (comme beaucoup de gens) et ça m’embête. Je n’arrive pas à me réguler et je passe un temps fou sur internet, un peu comme ce que décrit Mona Chollet dans Chez soi – une odyssée de l’espace domestique:

« Les heures passées en ligne tendent à aplanir, à uniformiser le temps. Les journées où je n’ai pas réussi à m’arracher assez tôt à l’écran me paraissent plus courtes, comme si on me les avait volées. Je n’ai plus cette impression, quand vient le moment de ressortir dans le monde, d’avoir été ailleurs, retranchée, inatteignable. Internet rend plus rare cette impression de dépaysement réparateur et enrichissant que les casaniers éprouvent dans leur propre intérieur.

Vivre à la campagne, où le monde naturel, plus présent, offre des stimulations sensorielles plus fortes et plus nombreuses, où l’espace est plus généreux, le rythme moins trépidant, aide certainement à résister à l’attraction du trou noir. En ville, c’est plus difficile. Certains jours, cependant, miracle : je réussis à m’arracher à la fascination de l’écran et à réoccuper le reste de l’appartement, en mettant une distance impressionnante entre l’ordinateur et moi – genre un mètre et demi (je peux difficilement faire mieux : je suis parisienne). Je m’installe sur le lit avec un livre ou un magazine. Mais voilà : au bout de vingt minutes, l’envie me démange d’aller sur Internet.

Il faut se rendre à l’évidence : je peux bien refermer sur moi toutes les portes que je veux, désormais, je ne suis plus jamais seule. J’ai muté. J’ai dans la tête un tumulte infernal. Mon cerveau est ouvert à tous les vents. Il ressemble à un poste de radio qui changerait de fréquence toutes les deux minutes. Ma pensée saute sans cesse du coq à l’âne ; ce qui, je le sais bien, est le propre de la pensée, mais pas à ce point. Je continue d’éprouver un besoin impérieux de solitude, et d’apprécier ces moments, mais ce n’est plus la même qualité de solitude. Je ne retrouverai jamais l’intégrité mentale, la paix et la concentration des heures de lecture dans la bibliothèque de mon enfance ou sur le canapé de mon adolescence. Comme le dit si bien une image diffusée par l’écrivain Douglas Coupland: « Mon cerveau d’avant Internet me manque » (« I miss my pre-Internet brain »). Je suis plus anxieuse, plus impatiente.

Rien d’étonnant si les stages de méditation connaissent un tel succès. Est-il encore possible, dans ces conditions, de préserver, ou de retrouver, sa sérénité et ses capacités de concentration ? En tout cas, la connexion permanente aura eu pour autre effet notable de rendre caducs tous les conseils subtils que des générations d’écrivains se sont échinées à rédiger à l’intention de ceux qui voulaient embrasser la même carrière qu’eux. Elle a réduit l’abondante littérature produite sur ce sujet à deux mots : COUPEZ. INTERNET. Si vous y parvenez, le Goncourt ou le Pulitzer ne devraient plus être qu’une formalité. Au lieu de leur demander, comme ils avaient coutume de le faire, à quels rituels ils ont recours pour favoriser l’inspiration, les journalistes demandent désormais aux auteurs comment ils s’y prennent pour déjouer cette machination de Satan. Philippe Jaenada raconte que, au cours de la rédaction de son dernier roman, il employait les grands moyens : « J’enlevais le fil qui reliait mon ordinateur à mon modem et j’allais le mettre sous l’oreiller à côté de ma femme qui dormait. » Bret Easton Ellis, pour sa part, déclare qu’il n’arrive tout simplement plus à écrire.

Devoir concilier sa boulimie d’information et son besoin de concentration : il y a de quoi se rendre fou ».

Jusqu’ici je ménageais la chèvre et le chou en me disant que boarf oui je passais beaucoup de temps tel un mollusque devant un écran mais que c’était pour la bonne cause: il y a tant de choses intéressantes à découvrir, ça serait trop dommage de passer à côté de connaissances cruciales en coupant le fil.

Mais dans le fond, même sans être le Pierre Rabhi du groupe, on sait tous que c’est faux. La vraie vie, celle qu’on sera heureux d’avoir vécue quand il sera temps de se dire au revoir, réside dans la déconnexion (comme dans ce docu quand à partir de 25 min 30 ils parlent de cornes et de bouses de vache).

Il y a cet article de the minimalists qui me titille depuis un certain temps et qui implique de ne plus avoir internet à la maiz. Je crois que je  vais m’employer à réaliser cet objectif.

<3 SALUT <3

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– « Pourquoi avoir entarté pour la huitième fois celui qui semble être votre ennemi de toujours, Bernard-Henri Lévy? »

– « Il restera toujours pour nous la tête à tarte par excellence. C’est l’incarnation du pouvoir dans toute son horreur et nous avons le poil particulièrement hérissé par son arrogance nombrilesque. Il se prend tragiquement au sérieux, est de plus en plus influent et absolument antipathique. Vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de chauffeurs de taxi et de barmen que nous avons rencontrés qui nous ont dit : “Il nous a pris de haut.” Nous luttons contre cette personnification méprisante du pouvoir. »

Interview de Noël gloup gloup Godin

Salut les étrons,

Aujourd’hui, sport.

Récemment, j’ai acquis un cardiofréquencemètre. Alors ouai je vous entends d’ici à ricaner dans vos grottes, mais j’ai envie de vous dire, IL ÉTAIT TEMPS. Car avant l’achat de cet appareil technologique, je me fourvoyais totalement sur ma condition physique (pour vous situer l’étendue du déni, depuis que j’ai gravi le Cormet de Roselend à la force de mon mollet je suis persuadé être le Laurent Jalabert du groupe).

Samedi dernier, donc, après avoir passé 1h30 à comprendre comment cette putain de montre fonctionne que fait la police pourquoi les notices d’utilisation sont elles aussi peu utilisateur-friendly je me suis lancé, à savoir que j’ai quitté la position horizontale afin de descendre les escaliers.

Le cardiofréquencemètre a indiqué, dans sa grande mansuétude, une fréquence cardiaque de 110 battements par minutes, que j’ai chassée d’une revers de main par un désinvolte « il est neuf il lui faut un petit temps d’adaptation c’est connu que les premières mesures sont toujours fantaisistes ».

Puis, muni de mon legging Adadas troué, je me suis élancé dans la forêt, la cuisse triomphante, pour une course de 10 minutes pétantes visant à mesurer ma VO2 max.

Le cardiofréquencemètre est monté direct à 180 battements par minute – et nous n’avions alors pas parcouru le dixième du parcours. Rage, humiliation, désespoir (ricanements du mâle). Je me console un peu en piaillant à qui ne veut pas l’entendre que la fréquence cardiaque maximale est inégale selon les espèces (plus le mammifère est gros et plus son cœur bat lentement; prenez la baleine par exemple: sa fréquence cardiaque plafonne seulement à 20 battements par minute. et moi je suis un petit renardeau). Mais c’était sans compter l’après course, à savoir la mesure du temps de récupération, qui a été tellement longue qu’on a eu le temps de se nettoyer tous les coussinets le temps que ça redescende à un rythme normal.

Cette expérience m’a non seulement fait comprendre la nécessité de commencer d’urgence les fractionnés, mais fait également méditer sur la vie, la mort, les blogueuses mode et Didier Deschamps.

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En ce moment dans les sous-bois rugit un débat stupide portant sur la tendance « healthy ». Avec d’un coté du ring les végétariens marathoniens, adeptes de graines de chia et de photomontages culpabilisants a base de soutifs de sport Nike – de l’autre les féministes 2.0 qui brament que faire du sport et manger sainement, c’est proner l’anorexie et MEME le génocide des juifs (n’ayons pas peur des nuances).

Je sais pas vous, mais moi ça me donne des envies de facepalm. Parce que le sport à la vérité c’est quoi? Revenons aux bases les gars, revenons aux bases, c’est a dire a Didier Deschamps. Dans ce docu à partir de 1:09:09 (je ne suis que nostalgie et amour <3 ), on voit l’équipe de France de foot 98 faire un footing dans les fougeres. Que nous apprend cette séquence?

  1. tout le monde court et personne n’a échappé au truc sous prétexte qu’il avait mieux a faire sur internet
  2. personne ne chaloupe de la fesse au rythme de Beyonce, ambiance « who run the world? girls! »
  3. personne ne porte de chaussettes montantes FLUO a 315 euros
  4. personne ne boit de vitaminwater
  5. (et bien sur personne ne s’est maquillé avec une palette « spéciale glands »)

Concluons avec ce compte rendu de course hallucinant trouvé sur le blog de Ma Fine Bouche:

« Une fois que je passe l’arche, j’essaie de dépasser les coureuses devant moi pour me caler sur mon rythme de 4’30 par kilomètre. J’ai cru que toutes ces femmes s’étaient passées le mot pour m’empêcher d’avancer. Entre celles qui téléphonaient à leurs copines, celles qui s’arrêtaient pour prendre des selfies, celles qui marchaient tranquillement, je dois avouer que je n’avais jamais vu ça sur une course ! Quel que soit le niveau ou l’objectif de chacun, une course officielle est faite pour être courue, enfin je crois. Je suis peut-être trop pragmatique, mais j’ai halluciné. J’ai passé les deux premiers kilomètres à slalomer en essayer de ne bousculer personne et ce ne fut pas chose aisée ».

(rendez-nous les claques sur les fesses d’Aimé Jacquet!)

Bon sur ce je vous laisse avec une photo issue du très chouette projet photographique de Kate T. Parker intitulé « strong is the new pretty », dans laquelle on voit des gamines courir dans la boue avec un naturel qui rappelle des époques révolues (avant les smartphones).

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PS: cette information n’a aucun rapport avec rien mais les bouts de coquilles d’œuf avalés crus donnent l’appendicite. #SachezLe

« Qu’y a-t-il de vraiment important dans une journée ? Quelles sont les heures, les minutes, les secondes, qui ont une importance ? Et quel est le temps perdu, celui qui ne sert à rien, qu’on ne retrouvera pas ? Cela n’a pas besoin d’être forcément nécessaire, spectaculaire, inouï. Jouer avec un chat, oui, ça c’est important, préparer à dîner pour des personnes qu’on aime, lire des histoires à des enfants, penser à son amoureuse, se demander où elle est, ce qu’elle fait, envoyer des mots doux, même des mots ridicules, idiots, écrire une petite chose pour faire rire un ami, travailler quand on aime son travail, s’appliquer, faire au mieux, jouer aux cartes (canasta ou tarot, pas poker, pas d’argent), regarder un bon film, écouter un bon disque, lire une belle chose, évidemment, belle et intelligente, voir une belle pièce, belle et intelligente, qui nous élève, jouir et faire jouir, faire un bon feu, se battre, être en colère, boire un cognac, regarder une image, un tableau… »

Diastème, toutes les choses importantes sont bleues

Salut les crotales,

Ouai je sais ça fait deux articles à la suite parlant de littérature et vous préféreriez que je vous ponde des articles sur le caca mais ce mois-ci j’ai lu des trucs biens alors je me suis dit que j’allais partager ça avec vous (je me sens so blogueuse mode en écrivant ça, j’ai l’impression de faire un haul… émotion & clarinettes).

1) LE CHŒUR DES FEMMES, Martin poil Winckler

« JE SUIS PANIQUE DE DEVENIR STERILE A CAUSE DE LA PILULE DU LENDEMAIN QUE J AI PRIS 4 FOIS MERCI D ME REPONDRE JE SUIS EN DETRESSE »

« Bonjour, j’aurais une question quant aux hymens dits « élastiques »… Est-il normal d’avoir toujours un hymen quasi intact même après plusieurs rapports sexuels? Est-ce ce que l’on appelle un hymen élastique? Se déchirera-t-il un jour? Merci d’avance, j’espère que vous serez en mesure de répondre à ma question (ou plutôt à mon inquiétude….) »

Bon alors il s’avère que la gynécologie, c’est un peu ma passion – et dieu sait que le sujet est vaste entre les mycoses et les pilules vade retro satanas de 3e génération. C’est pourquoi je ne suis que joie & excitation depuis que j’ai découvert le site de Martin Winckler, et que j’ai lu ce livre.

Bon alors c’est l’histoire de Jean Atwood, brillante major de promo, qui se destine à la chirurgie et qui pour valider ses études de médecine doit passer 6 mois dans un service de gynécologie généraliste, et que du coup elle est pas contente car c’est pas assez bling bling pour elle (un peu comme si vous réviez de faire un stage au Louvre et qu’à la place vous vous retrouviez au musée de la charentaise). Ce qui est cool dans ce livre, ce n’est pas l’intrigue (qui est cousue de fil blanc), mais les ANECDOTES. Par exemple je ne savais pas qu’il existait des stérilets qu’on pouvait garder pendant douze ans. Ou que c’était possible de tomber enceinte même sans avoir oublié sa pilule (ça peut arriver que l’ovulation ne soit pas bloquée si on a moins de 25 ans et qu’on prend une pilule mini-dosée). Ou que la meilleure position pour accoucher, c’est en chien de fusil et pas forcément les pattes en l’air dans des étriers (bien sûr je dis ça mais je n’ai jamais accouché;  je suppose que quand ça arrivera la meilleure position consistera certainement à mordre les sages-femmes à quatre-pattes). Et puis je ne suis pas un animal facilement impressionnable mais il y a pas mal de passages assez glaçants sur l’avortement ou autres, qui ont fait que j’étais à deux doigts de verser une larme (à ne pas lire en période d’ovulation donc).

Sur une note plus joyeuse mais toujours dans le même thème, je vous mets une vidéo TED qui m’a fait beaucoup rire récemment hinhin:

2) LE JOUR OU NINA SIMONE A CESSÉ DE CHANTER, Darina Al-Joundi Mohamed Kacimi

Je ne sais pas trop si j’ai aimé ce livre ou pas mais en tout cas j’y ai pensé longtemps après l’avoir terminé, ce qui est plutôt bon signe. C’est le récit autobiographique de l’enfance et de la jeunesse de la comédienne Darina Al-Joundi au Liban. Il y a des passages super glaucus dans le genre sexe, drogues & guerre civile, mais il y a aussi pas mal de moments poétiques et drôles, comme ce passage sur la religion:

« A 16 heures au moment de me rendre à la chapelle pour mon cours de catéchisme, sœur Marie-Thérèse m’a arrêtée:
– « Tu vas où comme ça? »
– « Au catéchisme, ma sœur! »
– « Tu es quoi? »
Je n’ai pas compris. Je ne m’étais jamais posé la question, mes parents non plus. Je suis restée interdite. La sœur était sur les nerfs. J’ai répondu:
– « Je ne sais pas, ma sœur. »
Elle était surprise, même entièrement déroutée par ma réponse:
– « Comment tu ne sais pas ce que tu es? Tes parents ne t’ont rien dit? »
– « Dit quoi, ma sœur? »
– « D’où tu étais. »
Mon visage s’est illuminé, je commençais à comprendre:
– « Si, je suis de Beyrouth. »
– « Je ne parle pas de ça, ils ont bien dû te dire à quelle Église tu appartenais. »
J’ai fait signe que non de la tête. Elle a eu pitié de moi.
– « Ils sont morts? Ils sont sourds-muets? »
– « Non, ma sœur, ils parlent, ils sont vivants. »
A ce moment, j’ai compris que j’étais vraiment un hiéroglyphe aux yeux de la bonne sœur qui s’est mise à crier:
– « Comment tu ne sais pas, tu es au Liban, chacun sait d’où il vient, à quelle communauté il appartient, nous en avons dix-sept dans notre pays, est-ce que tu es arménienne, grecque orthodoxe, grecque catholique, syriaque, maronite, même les chats connaissent la confession des maisons où ils sont, même un chien sait au flair s’il est tenu en laisse par un Grec catholique ou un Grec orthodoxe. Dis-moi, d’où vient ton père? »
– « Il vient de Syrie, ma sœur. »
Elle a serré sa croix au creux de sa main, avant de poursuivre l’interrogatoire:
– « Et ta mère, elle vient d’où? »
– « De Beyrouth-Est. »
Elle a souri:
– « Et tes grands-parents, ils sont d’où? »
– « De Ghandouriyeh, ma sœur. »
Elle a embrassé sa croix en murmurant « Doux Jésus, une musulmane ». Elle m’a pris par le col de ma petite robe blanche:
– « Allez, suis-moi, va jouer dans la cour avec les autres. Tu n’as pas droit au catéchisme. Tu es musulmane. »
Et moi, plongée dans ce gouffre auquel je ne comprenais rien, je me suis accrochée à sa robe:
– « Je vous en prie, sœur Marie-Thérèse, ne me privez pas de catéchisme, j’avale toutes les hosties à moi seule, je connais par cœur toutes les histoires, j’aime la messe, ne me chassez pas. »
J’ai vu dans son regard bleu un sentiment de pitié. Elle m’a caressé les cheveux en me posant la question avec une voix très douce:
– « Pourquoi tu aimes tant le catéchisme, mon enfant? »
Dans un élan de vérité rare, j’ai répondu:
– « Pour l’histoire de la pute, j’adore les histoires de putes. »
Elle a embrassé sa croix en marmonnant « Seigneur, on ne les changera jamais » avant de me crier au visage:
– « Allez ouste! »
J’ai rarement ressenti si fort l’injustice. J’ai attendu la fin de la messe. Pour me venger, je me suis glissée dans la chapelle. Je suis montée sur une chaise et j’ai fait pipi dans le bénitier. La porte s’est ouverte d’un coup. Sœur Emmanuelle m’a surprise, la culotte baissée, la robe relevée. Elle m’a bouché les tympans avec de la Vache qui rit avant de m’enfermer dans la cellule des rats. J’y ai passé des heures. Seulement cette fois-ci je n’ai pas attendu l’arrivée de Jésus-Christ. »

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 3) LA PREMIÈRE GORGÉE DE BIÈRE, Philippe Delerm

Ce livre de bobo parisien est un peu comme un pastille magique qui vous redonne foi en la civilisation quand vous rentrez du travail et que personne n’a eu la bonne idée de vous préparer à manger. C’est une série de courtes nouvelles (pas plus de deux ou trois pages à chaque fois) dans lesquelles l’auteur décrit les choses qu’il aime dans la vie. Pour moi qui suis amateur de listes, de trucs old school et d’écossage de petits pois, ce livre est une MERVEILLE.

Bon alors j’ai corné tellement de pages que je ne sais où donner de la truffe mais pour vous donner un petit aperçu:

« Le croissant du trottoir

On s’est réveillé le premier. Avec une prudence de guetteur indien on s’est habillé, faufilé de pièce en pièce. On a ouvert et refermé la porte de l’entrée avec une méticulosité d’horloger. Voilà. On est dehors, dans le bleu du matin ourlé de rose: un mariage de mauvais goût s’il n’y avait le froid pour tout purifier. On souffle un nuage de fumée à chaque expiration: on existe, libre et léger sur le trottoir du petit matin. Tant mieux si la boulangerie est un peu loin. Kerouac mains dans les poches, on a tout devancé: chaque pas est une fête. C’est du temps pur, cette maraude que l’on chipe au jour quand tous les autres dorment.

Presque tous. Là-bas, il faut bien sûr la lumière chaude de la boulangerie – c’est du néon, en fait, mais l’idée de chaleur lui donne un reflet d’ambre. Il faut ce qu’il faut de buée sur la vitre quand on s’approche, et l’enjouement de ce bonjour que la boulangère réserve aux seuls premiers clients – complicité de l’aube.

– Cinq croissants, une baguette moulée pas trop cuite!

Le boulanger en maillot de corps fariné se montre au fond de la boutique, et vous salue comme on salue les braves à l’heure du combat.

On se retrouve dans la rue. On le sent bien: la marche du retour ne sera pas la même. Le trottoir est moins libre, un peu embourgeoisé par cette baguette coincée sous un coude, par ce paquet de croissants tenu de l’autre main. Mais on prend un croissant dans le sac. La pâte est tiède, presque molle. Cette petite gourmandise dans le froid, tout en marchant: c’est comme si le matin d’hiver se faisait croissant de l’intérieur, comme si l’on devenait soi-même four, maison, refuge. On avance plus doucement, tout imprégné de blond pour traverser le bleu, le gris, le rose qui s’éteint. Le jour commence, le meilleur est déjà pris. »

Sur ce, j’espère que vous avez profité comme il se doit des nombreux ponts de mai pour faire l’école buissonnière et vous vernir les griffes en prévision de l’été qui s’annonce!

« Everyone thinks of changing the world, but no one thinks of changing himself »

– Leo Tolstoy

Salut les raminagrobis,

Aujourd’hui, la palme du livre nul du mois est attribuée à: OPÉRATION BONHEUR! de Gretchen Rubin.

Avant tout préambule, Gretchen Rubin est le genre de personne qui s’achète ce genre de chaussettes:

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Mais où? quand? comment? pourquoi?

Afin de vous situer le contexte: j’ai décidé que tous les mois je lirai 3 livres: un roman, un essai (dans l’optique de parfaire ma culture générale pour Questions pour un Champion) ET un livre de développement personnel. Dans la catégorie « développement personnel » ce mois-ci, étaient en lice:

  • « Hyponcondriaques, je vous ai compris! » de Michel sexy Cymes (pas encore sorti en livre de poche donc disqualifié d’office)
  • « Le sol, la terre et les champs : pour retrouver une agriculture saine » de Claude chouchou Bourguignon
  • ET le sus-nommé « Opération bonheur: quelles résolutions prendre pour être plus heureux? »

Je me suis rendu compte de l’erreur de mon choix dès le deuxième chapitre, quand l’auteure expose ses petites stratégies pour atteindre l’harmonie conjugale:

« Je fais une liste des techniques « anti-asticotage ». Primo: éviter le côté « Madame ordonne ». Au lieu de demander à Jamie de faire des choses, je trouve des façons de le suggérer. Ainsi, quand je dépose une lettre devant la porte, Jamie sait qu’il doit la poster en allant à son bureau. Ou alors je limite mes demandes à un seul mot. Au lieu d’aboyer: « Tu m’avais promis de réparer la caméra avant que j’aille au jardin et t’as encore rien fait! », je me contente de dire « Caméra! » quand il termine son déjeuner. »

(je sais pas vous mais moi mon mâle a tendance à mal réagir quand je lui donne des ordres sous forme de mots-clés)

Aussi, Gretchen Rubin est le genre de personne qui ne mélange ses fluides que pour des raisons scientifiques:

« Nous nous sommes embrassés pendant au moins six secondes, ce qui, d’après mes recherches, est le temps minimum nécessaire pour que l’ocytocine et la sérotonine agissent en resserrant les liens affectifs. »

Suivant le même raisonnement, elle conseille de se faire des amis en participant à des clubs thématiques:

« J’essaye de mettre les gens en contact en organisant des séances de dégustation de barbecue. Les participants, venus de nombreux états d’Amérique, discutent des mérites respectifs du porc et du bœuf, des sauces à base de tomate et de celles au vinaigre ou de la supériorité du mais, des haricots rouges ou des épinards comme accompagnement »

Et SURTOUT, SURTOUT, elle RONFLE en toute impunité:

« Il m’arrive de ronfler. Mais je ne supporte pas qu’on en parle. »

Boarf bon j’avoue c’est de la critique facile (ce blog est passé à l’heure d’été donc ne vous attendez pas à de la grande littérature lors des mois à venir car je suis occupé à manger des tomates à l’huile d’olive et à faire des karaokés). Mais si je brâme autant au sujet de ce livre c’est parce qu’en tant que renardeau je me suis senti directement visé:

« C’est un signe de maturité que de cesser d’être scandalisé et d’essayer de trouver des raisons charitables aux actions des autres »

ou

« Il faut cinq actions bienveillantes pour compenser un seul acte agressif »

Faut-il cesser d’être grugru pour être heureux? VASTE QUESTION.

 

 

Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas
Celui qui ne lit pas
Celui qui n’écoute pas de la musique
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour propre
Celui qui ne se laisse jamais aider

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins;
Celui qui ne change jamais de repères,
Ne se risque jamais à changer de couleurs de vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d’émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu’il est malheureux
Au travail ou en Amour

Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves
Celui qui pas une seule fois dans sa vie,
N’a fui les conseils sensés

– Pablo Neruda

Je ne sais pas vous mais moi je suis sujet au stress du dimanche soir (et pas que le dimanche soir d’ailleurs). C’est pourquoi j’ai poussé un cri de JOIE le jour où ma truffe a croisé la route des podcasts d’Eva Bester.

Uk1oxMxvje suis attendri

Pour ceux qui vivent dans une grotte: Remède à la Mélancolie, c’est une émission de radio diffusée sur france pépère le dimanche à l’heure où on commence à serrer les fesses car le week-end est sur sa pente déclinante. Des invités divers & variés y racontent de manière décomplexante leur inadaptation au monde moderne et livrent leur astuces pour surmonter leur peur de mourir et se sentir frétillants comme des gardons. Alors ouai je m’emporte un peu mais je trouve que cette émission est tellement COOL qu’elle devrait être remboursée par la sécu et je ne peux que vous conseiller de devenir des auditeurs assidus vous aussi (attention quand même à ne pas choisir un invité trop chiant; en général quand quelqu’un attaque avec « oh moi je suis toujours de bonne humeur et j’aime lire Proust » en général c’est mal parti).

Du coup comme je suis un fan décomplexé et que personne ne m’invite jamais à la radio pour parler de moi ma vie mon œuvre j’ai décidé que j’allais pondre tout seul ma liste de « feel good trucs ». La voici:

1) LES POMMES DE TERRE SAUTÉES A LA GRAISSE DE CANARD

2) LES VIDÉOS ANIMALIÈRES

Il y en a PLEIN mais mes favorites sont sans conteste: les pandas roux chinois, les vieux singes sur le dancefloor, les petits chanteurs à la croix de bois, le chat grugru et bien sûr le chien qui voulait manger du bacon.

3) LE REGGAE DANS LE BAIN

No woman no cry, etc etc.

4) LES GRATOUILLIS

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5) LE CANARD ENCHAINÉ

6) TOMBER PAR HASARD SUR DES EXPRESSIONS INCONNUES

Telles que: « on a pas le cul sorti des ronces », « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille », « Papa est là, maintenant, alors tout le monde va se calmer très vite avant de s’en prendre une paire » ou « en voilà une qui sait manier la pompe à merde et qui fournit très bien la matière première ».

7) LES RONRONNEMENTS

des bestioles de mon entourage

8) RELIRE CALVIN & HOBBES AU COIN DU FEU

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9) RICANER TELLE UNE BELETTE AU VISIONNAGE D’UN FILM  DE BEAUF

tel le père noël est une ordure

10) FAIRE DES PROUTS AU LIT

Et vous? Quelles sont vos trucs & astuces pour garder la forme?

« On nous a fait croire qu’il était matériellement POSSIBLE de s’occuper de ses enfants H24, de les faire manger bio et équilibré, et d’accommoder de façon ludique et gastronomique les trois mois hivernaux de choux de l’AMAP, de laver leurs couches home-made, d’avoir une maison impeccable avec des jouets rangés dans des bacs étiquetés façon promotion-de-l’autonomie-à-destination-des-non-lecteurs, d’être la première à la sortie d’école pour les emmener au square, de les exempter de cantine, de garderie du soir, de programmer des sorties au musée, d’organiser des activités manuelles les mercredis après midi, de construire soi-même du matériel éducatif Montessori, de les emmener à la piscine, faire du vélo, d’être toujours volontaire pour les sorties scolaires, toujours calme et sereine en toute circonstance, de participer à l’organisation de la kermesse de fin d’année, d’avoir toujours un gâteau de prêt pour les anniversaires et ventes au profit des classes vertes, de militer dans une association de défense des sans-papiers, de garder précieusement les emballages d’œufs les pots de yaourt et les bouchons de lait, d’être membre du comité d’organisation de la semaine mondiale pour l’allaitement maternel, d’avoir un travail prenant (mais pas trop quand même) et passionnant, qui nous rend fière et nous épanouit, auquel on va en vélo jusqu’au dernier jour de sa grossesse, grâce auquel on gagne suffisamment d’argent pour payer les vacances en club, la maison bio-climatique et les stages de formation à la communication non-violente, pour lequel on passera en télétravail si -vraiment- on sent qu’on risque de ne plus être au top du top, sans oublier de faire son footing, d’aller au yoga, d’être bien pomponnée et épilée et bien entendu, de jouir au moins trois fois par semaine. »

– Béatrice Kammerer, « nous sommes des menteuses de mère en fille »

Salut les crapauds,

Les croassements se passent bien en ce doux mois de mai? Moi moyen. J’arrive pas à être un écolo-nazi de compétition et ça m’embête.

Voici la liste des trucs écolos que je n’arrive pas à faire (j’ai honte et je serre les fesses dans ma grotte…)

1) LE TRI SÉLECTIF

Pour ma défense j’habite dans un pays étranger (je ne vous dis pas lequel car je suis une blogueuse mode pudique – mais pour vous donner une piste il y a des o barrés sur les couvercles des poubelles). J’ai donc beaucoup de mal à savoir qui va où (on m’a récemment mordu la fesse car je jetais avec application mes emballages d’œuf et mes Sopalins dans la poubelle réservée au papier) (mais si le Sopalin n’est pas un papier, ou va le Sopalin??) (j’ai beaucoup de problèmes avec le Sopalin en ce moment comme vous pouvez le constater)

Cependant, il y a un truc que j’aime bien recycler, c’est les bouteilles d’alcool. Car elles sont consignées et quand on va les rendre au supermarché on reçoit un bon de réduction d’une valeur FIFOLLE de 0,1 cts (palpitant non?).

Comment faites-vous pour être des ayatollahs irréprochables en matière de tri sélectif? Est-ce que vous avez affiché des pancartes dans les wc pour mémoriser le contenu des différentes poubelles?

2) LA MOONCUP

Ouai j’avoue j’avais menti lors de ma liste de cadeaux de noël: en vrai je déteste les Mooncups (pas la peine de brâmer dans les commentaires: toutes les blogueuses mode sont ainsi, elle mettent dans leurs favoris du mois des articles qu’elles détestent…).

Enfait je suis contre les Mooncup depuis qu’un hippie de mon entourage m’a fait remarquer que ma consommation de couches serviettes hygiéniques était mauvaise pour la planète (ainsi que ma pilule qui rendait les poissons hermaphrodites). Ni une ni deux mon sang menstruel n’a fait qu’un tour et je lui ai sauté à la gorge. Je DÉTESTE qu’on critique la pilule et les serviettes hygiéniques en ma présence (comme vous le remarquez ce blog n’est que détente, paix & amour…).

3) LE VÉGÉTARISME

Bon on peut pas dire que j’ai vraiment essayé: j’en suis encore au stade où je me moque des végétariens à coups de cri de la carotte. Mais bon disons que j’ai pas mal réduit ma consommation de viande et de poisson, et augmenté drastiquement celle de fruits & légumes crus (suite au visionnage de vidéos youtube mensongères sur les bienfaits du crudivorisme…).

Hé bien figurez-vous que mon transit intestinal, lui, n’apprécie pas trop le crudivorisme, les fibres et les céréales complètes. Et il me le fait bien sentir en se mettant en mode diarrhée, et ce 24h sur 24 et 7 jours sur 7 (j’ai honte mais figurez-vous que le seul repas qui me fait faire des cacas parfaits selon la classification de bristol, c’est le hamburger frites).

636x460design_013bis) LES BETTERAVES

Les AMAPs, c’est très bien, mais surtout quand on habite dans le Sud si vous voyez ce que je veux dire. Parce que moi dans mon AMAP il y a:

  • des betteraves
  • des patates
  • des oignons
  • des betteraves
  • du kale
  • des betteraves
  • et des betteraves

Or il se trouve que les betteraves et moi, on ne s’aime pas trop. Déjà parce que je suis un peu excité du bulbe et que ça me fait chier de faire caca rouge à cause d’elles. Deuxièmement car il n’y a à ma connaissance aucune recette agréable impliquant des betteraves. Enfin, comment ne pas être carencé quand les seuls légumes locaux sont des racines??

4) LES COSMÉTIQUES NATURELS

Liste de trucs testés qui ne marchent PAS:

  • les huiles pour se nettoyer le visage (peau luisante & boutons, effet morue en boite, fuite assurée du mâle)
  • le déo à la pierre d’alun (aisselles qui sentent la pierre chaude ET la transpi, ambiance ours dans les sous-bois)
  • le mascara bio waterproof (n’existe pas, jamais, ils nous mentent)
  • la lessive à base de noix de lavage (vos slips resteront désespérément jaunes devant marrons derrière)

(et je vous épargne les « conseils de grand-mère » qu’on peut trouver sur Doctissimo, tels que se mettre de l’ail dans le vagin pour soigner ses mycoses)

5) LES MARCHÉS AUX PUCES

Les gens qui affirment avoir acheté d’occasion l’ensemble de leurs meubles & garde-robe me terrifient. Soit ils mentent, soit ils font partie d’un réseau franc-maçon super efficace, mais dans les deux cas une telle performance semble inaccessible au commun des mortels (à moins d’être très névrosé et de passer sa vie à guetter les alertes mail en provenance du bon coin).

Car le vintage obéit à deux règles drastiques:

  • ce qui est Beau coûte la Peau de la Fesse (genre 200 euros la chaise en bois que tu peux trouver la même chez Ikea)
  • tout le reste (cad 99% des trucs) est moche et sent la naphtaline

Par ailleurs en ce qui concerne les vêtements, je ne sais pas si c’est encore un complot des femmes pulpeuses mais c’est JAMAIS à ma taille. Genre ils mettent une étiquette S alors que le corsage fait clairement un bonnet E.

Bon sur ce je vais manger du beurre de cacahuètes (cet article m’a épuisé)

ohhappyday-shirtless-spaghetti-night

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