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Archives Mensuelles: août 2016

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Salut les unicellulaires,

Aujourd’hui, rentrée littéraire ! whoop whoop

Est-ce que vous êtes contents que ça soit la rentrée ? Moi non (on va encore se farcir des lookbooks back to school et autres vidéos à la con du genre « comment s’organiser pour bien travailler » de la part de personnes dont le QI dépasse à peine celui d’un hamster). Pour survivre, voici donc une liste de livres :

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« – Finn avait l’air de se ficher du fait qu’il allait bientôt mourir, ai-je dit.

Et c’était la vérité. Finn était d’un calme olympien jusqu’au bout, jusqu’à la dernière fois où je l’ai vu.

– Eh oui. C’est ça le secret. Si l’on s’assure d’être toujours exactement celui qu’on veut être, si l’on fait en sorte de ne connaitre que les personnes les plus formidables, alors peu importe de mourir demain.

– Ça n’a pas de sens ! Si on était aussi heureux, on voudrait rester en vie, non ? On voudrait vivre pour toujours, pour continuer d’être heureux…

J’ai tendu la main pour faire tomber la cendre de ma cigarette dans une jolie petite assiette en poterie que Toby utilisait en guise de cendrier.

– Non, non. Ce sont les gens les plus malheureux qui veulent vivre éternellement parce qu’ils considèrent qu’ils n’ont pas fait tout ce qu’ils voulaient. Ils pensent qu’ils n’ont pas eu assez de temps. Ils ont l’impression d’avoir été arnaqués. »

Je sais pas vous mais moi en ce moment, je suis dans ma période « young adult » du coup je me farcis tout un tas de romans d’apprentissage de qualité variable parlant grosso merdo de l’adolescence. C’est comme ça que je suis tombé sur ce bouquin. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre – la quatrième de couverture insiste lourdement sur la dimension « sida et années 80 » de l’intrigue ; or moi le sida, ce n’est pas ma passion (n’hésitez pas à élire cette phrase dans la catégorie « top débile de 2016 »). Bref bon mais en fait ce livre est vachement bien. J’ai même un peu pleuré vers la fin tellement j’ai un cœur de midinette. Il aborde plein de thèmes qu’on ne croise pas dans ce genre de littérature d’habitude, comme : l’amitié avec quelqu’un de plus âgé que soi, l’attraction-répulsion entre sœurs, le fait d’être amoureux d’une personne dont on a pas le droit d’être amoureux, l’usage qu’on doit faire de son talent si on en a un (faut-il forcément réaliser de grandes choses si on nous en offre l’opportunité ? est-ce que c’est ça qui nous rend heureux dans la vie ?).

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« Faisons le point. Quelques millions d’hommes vivaient dans une immense bâtisse sans porte ni fenêtre. D’innombrables lampes à huile rivalisaient de leur maigre lumière avec les ténèbres qui régnaient en permanence. Comme il était d’usage, depuis la plus sage Antiquité, leur entretien incombait aux pauvres, aussi le cours de l’huile épousait-il fidèlement le cours sinueux de la révolte et de l’accalmie. Un jour une insurrection générale éclata, la plus violente que ce peuple eût connue. Les meneurs exigeaient une juste répartition des frais d’éclairage ; un grand nombre de révolutionnaires revendiquaient la gratuité de ce qu’ils appelaient un service d’utilité publique ; quelques extrémistes allaient jusqu’à réclamer la destruction d’une demeure prétendue insalubre et inadaptée à la vie commune. Selon la coutume, les plus raisonnables se trouvèrent désarmés devant la brutalité des combats. Au cours d’un engagement particulièrement vif avec les forces de l’ordre, un boulet mal dirigé creva dans le mur d’enceinte une brèche par où la lumière du jour se coula. Le premier moment de stupeur passé, cet afflux de lumière fut salué par des cris de victoire. La solution était là : il suffisait désormais d’aménager d’autres brèches. Les lampes furent mises au rebut ou rangées dans les musées, le pouvoir échut aux perceurs de fenêtres. On oublia les partisans d’une destruction radicale et même leur liquidation discrète passa, semble-il, inaperçue. (On se querellait sur le nombre et l’emplacement des fenêtres). Puis leurs noms revinrent en mémoire, un siècle ou deux plus tard, alors que, accoutumé à voir de larges baies vitrées, le peuple, éternel mécontent, s’était mis à poser d’extravagantes questions. « Trainer ses jours dans une serre climatisée, est-ce une vie ? » demandait-il. »

Tiens c’est marrant quand j’étais petit avec les autres renardeaux de ma portée on trouvait que le prénom « Raoul » était le plus top rigolo de la terre. Il suffisait de prononcer « Raoul » devant nous pour que nous nous roulions par terre tels des vers de terre ricanants. Je me rappelle d’ailleurs d’un jour où le Père avait invité à diner un collègue de travail qui s’appelait Raoul, et où nous avions passé le repas à hurler « RAOUL CROTTE CROTTE » en gloussant sous les regards consternés de nos géniteurs (est-ce que vous aussi, vos enfants sont bêtes ? je propose d’ouvrir une consultation publique à ce sujet). Du coup je trouve qu’il y a quelque chose d’ironique dans le fait de vous recommander un livre écrit par RAOUL VANEIGEM 20 ans plus tard.

Alors Raoul… Raoul mérite que vous vous intéressiez à lui car il a fait partie de l’Internationale situationniste, ce qui est déjà un exploit en soi car il était super difficile de rentrer dans ce groupe et qu’en plus, plus le temps avançait et plus ils viraient des membres. Le traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations est un peu la bible de poche des wanabe situationnistes, parce que dedans toutes les idées de ce mouvement y sont développées. Comme le fait que le travail devrait être aboli. Que le militantisme (sous toutes ses formes, que vous soyez végan, fan de Marine Le Pen ou féministe hardcore) pue du slip. Qu’il existe une nouvelle pauvreté, qui se dissimule sous l’abondance des marchandises (pensez deux minutes aux blogs de mode et aux chaînes beauté). Que la révolution se fait surtout dans les actions de la vie quotidienne. Et que le plus important dans la vie, c’est de tout critiquer (d’ailleurs si vous êtes un vrai situationniste et pas une petite bite, vous vous devez de critiquer les situationnistes). Bon alors je ne vais pas vous mentir : ce livre n’est pas une partie de plaisir à déchiffrer. Je dirais que c’est pour les yogis confirmés quoi. Mais comme pour beaucoup de choses dans la vie, cette lecture fait partie des plaisirs subtils qui nécessitent qu’on y revienne plusieurs fois, par petites touches, pour être sensible à ses charmes (vous avez reconnu que l’extrait cité ci-dessus parle de Nuit Debout ?)

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J’avoue que la transition de Raoul à So Foot est des plus hasardeuses, mais je tente le coup. Je vous vois hausser un sourcil méprisant depuis votre canapé et j’ai envie de vous dire : halte là hein. J’ai découvert So Foot dans les wc (comme beaucoup de bonnes lectures). J’étais tombé sur un article sur le foot algérien (et aussi sur la page filles à poil) et je m’étais dit : ce journal est TROP COOL. Du coup je me suis abonné, et j’ai reçu le premier numéro juste après l’Euro. Je conseille cette lecture pour toutes les personnes souffrant de constipation !

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1. LE HASHTAG MEN IN HIJAB

Je sais pas si vous avez déjà essayé de porter le voile une fois? Moi oui (mais pas longtemps car j’étais moche avec) (cette dernière phrase est labellisée « gros païen de l’année »). Bref donc aucun rapport avec la choucroute mais en Iran, un groupe de mâles a décidé de se voiler pour montrer leur solidarité avec leurs femmes. Effet bobo garanti: l’initiative a fait la une des journaux.

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Bon au delà du coté marrant (houhouhou des mâles voilés est-ce comme les kilts écossais? slip en dessous ou pas?) ce genre d’initiative n’a rien à voir avec la POLÉMIQUE DU MOIS, à savoir l’interdiction du burkini sur les plages françaises. Bon alors d’habitude je m’éloigne comme la peste de ce genre de sujet à la con (pour ou contre le voile, qu’est-ce que la laïcité etc) parce que je préfère manger des glaces. Mais j’avoue que cette histoire de burkini me travaille pas mal le haricot. En fait je ne comprends pas comment on en arrive à mettre des amendes à des gens parce qu’ils sont couverts, alors que les nudistes peuvent agiter leurs couilles au vent dans la nature en toute liberté (call me point godwin, i don’t care). Etant une personne d’un naturel pudique (ce qui explique, entre autres, que je n’affiche pas ma face en gros plan sur ce blog) je suis assez sensible aux arguments des gens qui expliquent que cacher son corps devrait être un droit comme un autre VOIRE qu’il y a quelque chose de malsain dans les sociétés occidentales qui se mettent à poil à outrance. Mais bon je suis un peu réac sur les bords j’avoue. Moralité de l’histoire qui mettra tout le monde d’accord: Manuel Valls est définitivement un petit caca séché.

2. LE GOÛTER DES PARENTS (tu viens à mon anniversaire?)

Je ne sais pas si vous écoutez Arte Radio, mais franchement si vous ne le faites pas vous passez à côté de perles rares. Genre cet enregistrement d’une journée d’anniversaire chez d’insupportables parisiens, tendance classe moyenne supérieure (franchement allez renifler ça et osez venir me dire après que l’autre grognasse avec ses cours de musique n’est pas une personne à abattre). Un grand moment de sociologie.

3. VOUS VOULEZ PRENDRE VOTRE RETRAITE A 30 ANS?

Bah apparemment il suffit de mettre beaucoup d’argent de coté chaque mois, d’être ingénieur informaticien, d’investir un peu de ses économies en bourse et de fuir comme la peste la société de consommation qui vous fait dépenser plein de sous pour des trucs qui servent à rien. Ah et aussi créer un blog à succès ça aide à devenir rentier aussi. Trop facile quoi.

4. ETRE UN TROLL EN 2016

(j’adore cette chaine youtube)

5. QUENTIN DOLMAIRE EST SEXY (même si trois souvenirs de ma jeunesse est un film chiant)

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– il y a des fourmis à la maiz?

– ouai maman pête une durite là plus rien ne va

 

– en même temps j’avoue ces fourmis c’est grave :s moi aussi je serais stressé a sa place :s

 

– oui mais en vrai les fourmis c’est pas des nuisibles, juste ça fait angoisser mais c’est gentil. juste maman a psychoté sur la maison: moche, pas à son gout, pourrite de partout, et là de manière épisodique comme chez tout le monde habité par un peu de fourmi

– non en vrai je pense que tu as un biais végétarien (sans vouloir t’offenser)

– cââââdire ?

– je pense que ce genre de fourmis bouffent vraiment les poutres maîtresses des maisons, et qu’elles peuvent la détruire (la maison)

– (genre maman elle a été hyper excessive : 1) enlever toutes les lattes de la maison donc forcément tu te fais peur à voir des trucs que personne ne voit jamais 2) elle a enfermé 5 fourmis dans un bocal et les a laissé mourir au soleil asphyxiée. et 3) elle a passé l’aprem à pleurer en faisant le tour de la maison. je suis d’accord c’est relou et peut être un peu dangereux, mais là…fallait juste appeler un expert au lieu de passer une journée de l’horreur. c’était vraiment trop excessif ! qqn de rationnel aurait appeler qqn ou discuter avec les voisins pour savoir si ça leur était déjà arrivé. Là juste elle tournait en rond à se donner toute seule des gros coup de gourdin sur la tête ! c’est pas vraiment comme ça qu’on règle un problème

– papa il dit quoi?

– en vrai j »ai lu beaucoup de choses sur les fourmis et c’est réellement INOFFENSIFS. sauf les fourmis charpentières, en effet qui mange des bouts de bois, et là encore en fait elle ne mange que le bois humide/moisi. Donc en fait elles viennent révéler un problème inhérent à la maison. Papa prend le parti de dire : qu’elles vont partir comme elles sont venues. boua c’est leur petit scandale du mois, et on va en entendre parler pendant 10 ans lors des soirées « mondaines » à base de clairette de die

– Hinhin ouai c’est vrai. alors elles te sont grimpé dessus en dormant?

– epi maman fait un gros blocage dessus parce que je pense qu’elle projette dessus je sais pas quoi comme angoisse, ça va passer. Je te jure ojd c’était combien de fourmi elle arrivait à tuer ! ^^

– OOOOOUI

– 2 !

– à intervalle d’une heure

– pendant que j’avais mes règles et que DONC je mourrais du ventre et que je pouvais pas dormir

– (+ une araignée dégueu qui a essayé de me piquer)

– (la nuit la pire j’ai cru que j’allais dormir dans la voiture en mettant chris de burgh hyper fort et manger des chips

 – Oulala

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Aujourd’hui à table mes collègues ont eu les sujets de discussion suivants :

  • Donald Trump
  • Les suppositoires (pour ou contre ?)
  • Tinder
  • Le bikram yoga
  • La météo (indice : il ne fait pas beau)
  • Kim Kardashian
  • Le poisson de la cantine (qui est pas bon)
  • La sauce piquante de la cantine (qui pique)
  • Le nouveau kiné de la salle de sport (est-il sexy malgré sa calvitie ?)

Moi pendant ce temps, je prévoyais dans ma tête le discours que je ferai le jour où je vais claquer ma démission (j’adore cette expression, j’ai trop l’impression d’être Marie-Chantal la secrétaire organisée qui un jour trop c’est trop prend ses cliques et ses claques après un ultime pinçage de fesse et QUITTE LE NAVIRE). Car (attention grande nouvelle sortez le champagne whoop whoop) je quitte les rangs du travail salarié le 1er novembre, pour rejoindre les rangs du chômage, des grasses mat et des peignoirs en pilou.

Alors c’est bon, pas la peine de me faire la morale : le trou de la sécu et le laïus sur les assistés qui profitent de l’état providence pour s’acheter des Ferrari et manger du caviar tous les soirs, on connait. Et vous savez quoi ? Je m’en gratte l’os. Car je n’ai jamais été aussi content (de toute ma vie) que depuis que je sais que je vais bientôt arrêter de travailler héhé.

La décision de lourder le travail s’est faite assez facilement : a) je déteste travailler b) je n’ai ni chien, ni progéniture, ni appart (j’ai juste un mâle) c) je suis un renard okay.

Objectifs de vie pour l’année sans travail qui s’annonce :

  • Adopter l’état d’esprit de The Dude (short inclus)
  • Apprendre à nettoyer les wc correctement
  • Devenir un yogi masterchef
  • Réfléchir à un plan pour pouvoir prendre ma retraite à 30 ans

Programme chargé, donc. Je vous en dirai des nouvelles !

Allez bye

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