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Archives Mensuelles: octobre 2016

1. LE COMPTE INSTAGRAM: BROS BEING BASIC

screenshot-from-2016-10-27-19-05-36bah en gros c’est un groupe de mâles qui se prennent en photo comme les blogueuses mode (hashtags inclus). bassement rigolo

2. LA CHAÎNE YOUTUBE: BONJOUR TRISTESSE

pas de panique: le truc a aucun rapport avec cette arnaque littéraire de Françoise Sagan. c’est un type qui se filme en plan fixe sur son canap avec une bouteille de gros vin rouge et qui insulte les puissants de ce monde (et aussi les cons). si vous aussi vous êtes un gros révolté de la vie, ça devrait vous plaire:

et bonne semaine de merde les copains

j’adore ce mec parce qu’il redonne ses lettres de noblesse au beauf qu’on aime bien (le contestataire anti-élite et égalitaire, à l’opposé du facho-réactionaire). et aussi parce qu’il prouve que troller peut aussi être un acte citoyen:

« Bonjour Tristesse part d’un constat assez pessimiste : on nous baise, on nous baisera encore, ça fait 2 000 ans que le monde ne tourne pas rond et 70 que la Ve République ne marche pas. J’ai de moins en moins d’espoir que ça puisse changer. Mais, maintenant, on a Internet : le seul pouvoir qu’il nous reste, c’est la liberté d’expression. J’aimais bien l’idée qu’avec juste une caméra, une personne et un peu d’écriture, on puisse piquer l’orgueil de ces puissants contre lesquels on ne peut rien. J’ai du mal à penser qu’on puisse prétendre à un modèle politique plus ambitieux démocratiquement. Le seul pouvoir qu’on ait est de réussir à toucher, à travers une bonne pique bien sentie, ces puissants qu’on ne croise jamais et à qui on ne peut jamais s’adresser. C’est une des raisons pour lesquelles Bonjour Tristesse est davantage axé sur les personnes. Aussi, j’ai une certaine culture de la vanne : je n’ai pas choisi l’insulte plutôt que la bienveillance, j’ai juste essayé de montrer qu’on pouvait être très vindicatif en défendant une idéologie bienveillante — il n’y a, à mes yeux, pas d’ambivalence exclusive entre les deux. »

source

3. L’ARTISTE MUSICAL: DIDIER SUPER

ouai alors didier super c’est #old mais comme j’ai l’impression qu’une grande partie du lectorat de ce blog a plus de 45 ans et vit au fin fond de la creuse c’est possible que vous soyez passés à coté du truc. didier super c’est qui? (non, ce n’est pas le cousin de mai hua, la blogueuse mode neuneu qui ponctue tous ses articles d’un « et ça, c’est super! ») bah c’est un mec qui fait des chansons nulles, mais drôles. j’ai découvert dider grâce à son tube « petit caniche, casse-couille pour vieux » (cette chanson faisait un tabac dans les fourrés en 2006. mais après didier a arrêté de la chanter parce que ça le saoulait que son fan-club soit uniquement composé de lycéens boutonneux. à la place il a écrit « petit anarchiste, casse-couille pour vieux« , ce qui lui a valu des ennuis avec les punks à chats lors de ces concerts. notamment à cause des paroles suivantes: « petit anarchiste, casse-couille pour vieux, quand tu danses dans les concerts de métal, on dirait bambi »).

bon alors didier super c’est un artiste engagé okay? par exemple avec « marre des pauvres » (les pauvres, arrêtez de vous plaindre, vous gâchez le bonheur des riches) ou ma chanson pref: « à bas les gens qui bossent« .

4. LA PENSÉE DE LA SEMAINE

bon alors il se trouve que je suis abonné à la newsletter de matthieu ricard (ouai le moine boudhiste qui fait le tour des plateaux télé pour parler de ses bouquins sur la méditation qui rend heureux. ne me jugez pas). d’habitude j’ai du mal à me sentir pénétré par la sagesse des citations qu’il envoie toutes les semaines, mais celle-là m’a marquée:

« Qu’aimerions-nous transmettre à nos enfants ? Une belle image de nous-même, de sorte qu’ils nous voient plus beaux que nous ne sommes en réalité ? À quoi bon ? Des biens matériels ? C’est leur mettre entre les mains un monceau de problèmes. Notre présence ? Que nous le voulions ou pas, ils seront séparés de nous quand nous mourrons. Ce qu’en revanche nous pouvons leur léguer, c’est une source d’inspiration, une vision des choses qui ait un sens et qui puisse leur donner confiance à chaque instant de leur vie. Pour cela nous devons bien sûr acquérir nous-mêmes une certaine assurance, une certitude intérieure. Or, ce sentiment ne peut à l’évidence venir que de notre esprit ; il est donc grand temps de nous occuper de celui-ci. »

Transcrit par l’auteur d’après un conseil donné oralement.

JIGME KHYENTSE RINPOCHE (b. 1964)

A méditer si vous aussi vous pensez que les querelles d’héritage entre frères et sœurs dans les familles bourgeoises, c’est quand même n’importe quoi.

5. LE MOT DE LA FIN

14440929_306725433029365_6868529042453230682_nsource: le groupe facebook « je suis un illuminati et je vous emmerde« 

 

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« Sur les 1 024 espèces de mammifères étudiées, 40 % étripent joyeusement les leurs. « Cela a été notre plus grande surprise, admet José Maria Gomez. La violence létale n’est pas concentrée dans des groupes considérés comme a priori violents, tels les carnivores. Elle sévit aussi de façon importante chez les rhinocéros, les marmottes, les chevaux… » Les scientifiques espagnols livrent un chiffre moyen : l’agression intraspécifique constitue 0,3 % des causes de mortalité chez l’ensemble des mammifères. Elle n’est « pas fréquente, mais répandue », concluent-ils. Mais c’est famille par famille que l’examen trouve toute sa richesse. « Jamais je n’avais vu un travail aussi détaillé sur la violence parmi les mammifères », s’enthousiasme Michel Raymond, directeur de recherche au CNRS et responsable de l’équipe de biologie évolutive humaine de l’université de Montpellier. L’étude démontre que la position dans l’arbre phylogénétique des espèces explique fortement la tendance à tuer ses congénères. Fauves, ursidés, rongeurs : quelques familles se distinguent particulièrement. Avec une mention spéciale pour les primates – nos cousins et nos ancêtres, faut-il le rappeler ? –, chez qui le poids de la violence létale atteint 2 %. »

– Le Monde, « Les racines de la violence humaine plongent dans l’arbre de l’évolution« 

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moi quand je parle à un végétarien radicalisé

Je sens que je vais perdre la moitié de mon lectorat (mais je n’en ai cure car je suis un être intrépide), car aujourd’hui, nous allons parler de végétarisme.

Le végétarisme, ça me gonfle.

Comme je suis une personne raffinée et que c’est pas mon genre (oulala non) d’asséner mes opinions à coup de gourdin sans un minimum d’argumentation, je vous propose un plan en 3 parties.

1. LA CUISINE VÉGÉTARIENNE, C’EST PAS BON

Afin de parler concret je vais situer le cadre de ma réflexion dans le cercle restreint de ma propre famille. Car il y a pas photo: en l’espace de deux ans, le végétarisme a imposé sa loi. En effet sur un total de 5 personnes nous avons:

  • 2 végétariens
  • un végan carencé
  • le Père (qui ne sait pas se faire à manger et subit donc les lubies culinaires du groupe)
  • un renard (moi)

(bien sûr, si vous interrogez le végan, il vous informera avec une délicatesse tout à son honneur qu’il est le seul être véritablement « pur » de cette famille – les végétariens s’autorisant ces plaisirs coupables & spécistes consistant à manger des œufs et des produits laitiers) (nous ne rentrerons pas dans ce débat aujourd’hui: pour la clarté de cette chronique, nous considérerons que tout le monde est végétarien)

Alors bien sûr, les végétariens, ces êtres de lumière, ne voient pas où est le problème. On est végétariens, et alors?

Le principal problème les mecs, c’est que depuis que vous avez pris le pouvoir, la bouffe est DÉGUEU (et ne venez pas me dire que j’exagère). Il se trouve que dans notre famille, le respo nourriture, c’est Maman. Pourquoi? Pour des raisons que d’aucuns qualifieraient de sexistes (les femmes à la cuisine). Mais également pour des raisons bassement stratégiques (le fait de tenir les rênes de la liste de courses permet de ne pas subir son alimentation voire même d’imposer délicatement ses opinions politiques aux autres, et ça, je peux vous assurer que cette personne l’a très bien compris depuis le bannissement du lait concentré Nestlé de la grotte en 1998). Or le problème avec Maman, c’est que les légumes, elle les cuisine mal (je sens que cet article va me causer des problèmes). Et en devenant végétarienne, cette tendance à cuisiner les légumes n’importe comment s’est accentuée, pour tendre vers le grand n’importe quoi gustatif (le summum ayant été atteint avec les pâtes au ketchup de carotte et au curcuma). Résultat: à chaque fois que je rentre au terrier j’ai l’estomac en pagaille à force de manger des légumes semi-crus baignant dans des assaisonnements exotiques et je finis systématiquement mon séjour avec une bonne chiasse des familles. C’est un truc qui me rend fou: les végétariens qui te soutiennent droit dans les yeux que non, leur cuisine n’est pas dégueu. J’aimerais bien y croire mais j’ai l’impression qu’on nous ment un petit peu quand même (tous les blogs de cuisine végétarienne qui fleurissent en ce moment sur internet ont l’air d’être tenus par des personnes un poil désœuvrées – pardon, au foyer – qui peuvent passer beaucoup de temps à réunir et cuisiner les ingrédients idoines pour leurs recettes (agar-agar, crème de soja, lait de coco, you name it). Mais comment font les autres, les moches, ceux dont les repas ne ressemblent jamais à ceux des magazines? A quand la vérité sur les repas végétariens des familles normales?). Ah et un autre truc qui m’énerve chez les végétariens (mais bon j’avoue: c’est juste parce que je suis un petit excité du bulbe), c’est cette manie de se réapproprier les plats phares de la gastronomie française. Genre le pâté en croûte végétal. Ou le foie gras végan. Je trouve ça grotesque (à un moment il faut arrêter de vouloir tout avoir: soit on mange un hamburger avec de la viande, soit on en mange pas. mais on ne peut pas être végétarien et exiger de connaitre les mêmes plaisirs gustatifs que les carnivores.)

2. LE VÉGÉTARISME, C’EST CAPITALISTE

Titre volontiers provocateur (je sais bien que l’élevage intensif est bien plus mauvais que la culture de feuilles de bambou dans son jardin).

Mais il y a un truc qui me rend très mal à l’aise et me fait flairer l’arnaque avec le végétarisme: être végétarien est tendance en 2016 (surtout sur les blogs de mode). Certains parleront de paranoïa (pourquoi ne pas se réjouir de l’adoption de masse (surtout chez les plus jeunes) d’un mode de vie plus éthique?): je préfère parler de lucidité (je suis un indécrottable associable qui se méfie comme la peste de l’effet de groupe. surtout quand enjoy phoenix déclare dans sa dernière vidéo qu’elle envisage de franchir le pas et de devenir végétarienne).

« Le discours vegan peut, involontairement, servir les intérêts de l’agrobusiness. Exemple avec le premier steak « in vitro », qui a déjà été mangé en août 2013. Le programme de recherches, hébergé par l’université de Maastricht aux Pays-Bas, et notamment financé par Google, affiche quatre bénéfices : sécurité alimentaire, peu d’émissions de gaz à effet de serre, moins d’impacts sur l’environnement et pas de problèmes de bien-être animal. « Je pense que les industriels sont en train de préparer le remplacement des productions animales par les biotechnologies. Elles produiront des ersatz de viande, fabriqués en laboratoire, redoute la chercheuse. Le steak in vitro, c’est le rêve de Mc Donald’s. Le but de l’industrie des biotechnologies, c’est de se débarrasser des animaux. » Cela pourrait être notamment profitable à des multinationales comme Monsanto ou Bayer, selon elle, qui fournissent un des principaux substituts à la viande : le soja ».

– Reporterre, « Faut-il devenir végétarien pour sauver la planète?« 

En fait pour moi, le risque avec le végétarisme, c’est de créer une société à deux vitesses. D’un coté les pauvres, qui continueront à manger de la viande low cost produite dans des conditions épouvantables. De l’autre les végétariens, appartenant plutôt à des classes aisées, qui certes ne mangeront plus de viande mais ne remettront pas en cause la mondialisation et le système capitaliste, et contribueront à perpétuer un modèle dans lequel on ne réfléchit pas à la provenance de ce qu’on mange mais uniquement à si ça rend bien en photo sur instagram (hashtag brunch végan). Et au milieu, ceux qui vont se faire sacrifier, ça va être les vrais paysans: l’élevage et les boucheries tradi – alors même que ce sont eux les remparts les plus efficaces contre les excès de l’industrie agroalimentaire. Et ça je crois bien que ça me révolte: comment peut-on prendre aussi à cœur la question du végétarisme et ne pas toucher un mot, jamais, de la mort programmée du monde rural?

« Si l’élevage est une telle calamité pour l’environnement, comment se fait-il qu’il existe depuis dix millénaires et qu’il soit consubstantiel de la majorité des sociétés humaines ? Et si je me trompais de combat en étant végétarienne ? En voulant lutter contre l’industrialisation de l’agriculture, ne suis-je pas en train de participer à la disparition des petits paysans ? Des écosystèmes à part entière, où tout est connecté : le petit lait issu de la fabrication du fromage nourrit les cochons, les restes du repas sont donnés aux poules, le potager reçoit le fumier et les arbres fruitiers donnent de l’ombre aux ruminants. Loin des élevages hors sol, ces systèmes paysans sont résilients et très « durables ». La preuve, ils persistent depuis plusieurs siècles ! Finalement, l’équation « écolo égale végétarien » n’est peut-être pas si juste. Nous avons besoin de l’élevage, nous avons besoin des animaux. La solidarité avec les paysans et la planète ne passe pas par le refus catégorique de consommer carné. Elle passe par le refus catégorique d’un élevage industriel, fondé sur la technologie tous azimuts, avec insémination artificielle, puçage et « nutrition de précision ». Et elle passe par la dégustation (à fréquence modérée) d’un bon gigot d’agneau acheté en vente directe au berger du canton !

– Reporterre, « Voici pourquoi je (re)mange de la viande« 

3. HITLER ÉTAIT VÉGÉTARIEN (coïncidence? je ne crois pas)

En vrai dans le fond je suis assez sensible à certains arguments des végétariens (je n’ai rien à répondre, par exemple, à quelqu’un qui me fait remarquer que si j’étais un vrai carnivore, j’irais chasser mon bifteck moi-même et que si je passe par un boucher pour effectuer le sale boulot de la mise à mort, c’est parce que je ne me sens moralement pas capable d’infliger directement cette souffrance à un animal).

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et puis aussi je l’avoue: je serais triste si qqn mettait mon chat au barbecul

Mais ce qui m’empêche d’être végétarien, c’est les autres végétariens. Je les trouve souvent cons, inutilement agressifs et péremptoires (or rien ne m’énerve plus que les gens qui refusent un débat sous prétexte qu’ils connaissent déjà la vérité. et le pire de tout, ce sont les gens sans humour).

Exemple type de végétarien pénible: le végétarien hypocrite. Comme Sébastien Arsac, le co-fondateur de L214 (association qui a fait le buzz récemment pour avoir filmé en caméra cachée des scènes d’une extrême violence se passant dans des abattoirs ou des élevages intensifs de poulets). Pour info voici comment cette personne justifie son engagement:

« Je ne suis pas né aujourd’hui comme je suis. Je cachais du saucisson sous mon oreiller. J’assistais à la fête du cochon, la tuerie du cochon. Mon grand-père était le saigneur du village. C’était une journée de convivialité. mais petit à petit le cri du cochon m’a posé question. […] J’étais sur le canapé en train de lire une BD et de manger du lard. Et je lis sur une case qu’il y a des civilisations qui ne mangent pas d’animaux. Cela m’a fait un choc. Je me suis dit, j’arrête de manger des animaux. »

Genre le mec, il a passé les 30 premières années de sa vie à manger du lard tranquille sur le canap comme si c’était des chips, pépouze, sans jamais faire de lien logique du genre lard = cochon, et il se permet de venir te faire la morale alors que toi tu ne manges de la viande qu’une fois par semaine. Je déteste les nouveaux convertis, ces gens qui mènent un mode de vie dégueulasse pendant la plus grande partie de leur vie puis ont une illumination, deviennent extrêmes dans l’autre sens et viennent faire chier ceux qui mènent une vie mesurée.

Autre type de végétarien pénible: le végétarien complotiste tendance dépressif. Alors pour lui c’est simple: si tout va mal dans le monde, c’est parce que l’homme a cessé d’être un chasseur-cueilleur et a inventé l’agriculture et l’élevage, introduisant la VIOLENCE sur Terre. Bon alors déjà il va falloir se calmer avec le mode de vie prétendument ultra génial des chasseurs-cueilleurs. Moi depuis que j’ai frôlé la mort en Californie face à un serpent à sonnettes, je suis bien content qu’en Europe, on ait plus de super prédateurs du type lion des montagnes, et qu’on puisse faire des randos tranquillou. Mais le végétarien complotiste tendance dépressif, il trouve pas ça cool les randonnées sans danger. A chaque fois qu’il croisera une vache il versera une larme sur le fait que le pauvre animal porte une cloche qui pèse lourd et que quand même le spécisme c’est pareil que le sexisme quoi…

Dernier type de végétarien pénible: le végétarien blog de mode. Le genre qui va étaler son mode de vie à la face du monde sans jamais reconnaitre que c’est un peu obscène parfois de parler autant de nourriture (oui je vous sors l’argument « en Afrique des enfants meurent de faim »). Le pire étant quand même Antigone XXI: on y censure les commentaires tout comme sur un blog de mode tradi mais ici on le fait pour la bonne cause (car on est végan! donc du coté du bien 🙂 Et tant pis si le titre (« l’abondance frugale ») est déjà une monumentale contradiction, on est pas à un paradoxe près.

Conclusion: sauvez une vache, mangez un végétarien. La semaine prochaine nous poursuivrons notre série « critique de la modernité » en nous penchant sur la tendance « to-do list » (adeptes du bullet journal, j’espère que vous tremblez dans vos grottes).

 

« Être un off the grid consiste à vivre en dehors du système et de ses infrastructures. C’est un rejet complet de la société. Les adeptes de cette façon de vivre ne se reconnaissent plus dans notre société moderne et préfèrent vivre par leurs propres moyens au milieu de la nature, là où personne ne viendra leur demander de remplir un avis d’imposition. Concrètement, cela revient à vivre dans la forêt, à chier sur des feuilles et à chasser de pauvres écureuils qui jusque-là, étaient en paix. Le reste de la journée, vous ferez les poubelles des supermarchés qui chaque jour jettent des centaines de kilos de nourritures invendues. Le soir, vous chanterez autour d’un feu de camp tout votre désespoir lumineux, en attendant votre tour pour « faire l’amour » à Magalie, nouvellement arrivée sur le campement. Ensuite, vous vous endormirez dans votre hutte »

– article de Vice sobrement intitulé « comment s’en sortir en France quand on est nul en tout? »

 

Salut les joints de culasse,

Vous aussi des fois vous avez des idées ah ouai qu’elle est bonne mais en fait quand vous les mettez en pratique bah elles sont à chier? Moi tout le temps. Par exemple:

1. UTILISER UN MOTEUR DE RECHERCHE ALTERNATIF

Pour n’en citer qu’un je vais vous parler de Lilo, le moteur de recherche spécial zadiste qui vous fait miroiter un financement de « projets sociaux et environnementaux » à chaque fois que vous tapez « haul enjoy phoenix » dans sa barre de recherche internet. Bon alors en vrai vous financez que dalle hein. Vous accumulez juste des gouttes (merci de ne pas faire de blague sur les fuites urinaires. je me suis retenu et j’aimerais que pour une fois mes lecteurs ne soient pas des gros beaufs) et c’est SEULEMENT quand vous en avez accumulé un certain nombre que vous pouvez les utiliser pour financer un projet de votre choix. Grosse arnaque quoi. Car Lilo, comme tous les moteurs de recherche alternatifs, bah ça fonctionne pas. Genre leur algorithme est tout pourri. Limite ils sont pas capables de te sortir le blog de pensée by caro en première page quand tu tapes « blogueuse mode enveloppée fan de françois hollande » (pourtant c’était facile). Du coup je l’ai utilisé pendant 6 mois mais à la fin je me contentais de taper dans la barre de recherche « google » donc j’ai fini par lâcher l’affaire et revenir dans les pénates de big browser, ça devenait ridicule.

Tiens rien à voir mais en parlant de fesse grassouillette l’autre jour je suis allé voir les statistiques du blog. Comme prévu, elles étaient médiocres à souhait. Par contre ce qui m’a rempli de joie, ça a été de constater que les gens atterrissaient ici pour de bonnes raisons. Car dans le top 20 des requêtes qui ont mené à ce blog il y a:

  • fesse grassouillette en talons
  • les gens qui font des trucs chiants
  • elle sent le slip de son mari
  • selfie de femme grassouillette nue
  • citation je m’inquiète pour toi
  • tokyo piscine poils
  • livre nul fait pour l’argent
  • plomberie salle de bain
  • être ambitieux sa pay
  • la vie moderne est il bon ou mauvais
  • huile d’olive sur le torse
  • tu crois voir la vie en rose mais bientôt elle sera grise

2.LES KITS A CHAMPIGNONS

Alors eux c’est vraiment des vendeurs de bambou quoi. Sur leur site internet ils te font miroiter l’impossible: un kit qui te permet de faire pousser tes champignons halu en appartement à raison de 2 pshitts d’eau par jour. Et BIO en plus.

Alors moi je vous le dis tout net: j’ai essayé, et cela n’a pas marché. Mauvais chakra? Pleine lune? Qui sont-ils quels sont leurs réseaux? Aucune idée de ce qui a merdé, mais j’ai jamais pu faire le délicieux velouté de pleurottes comme indiqué sur le site (par contre j’ai pu me faire une omelette avec des bouts de végétaux ressemblant vaguement à du plastique. c’était pas bon).

3.LES CHAUSSURES A TALON SWEDISH HASBEENS

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les instruments de torture sus-nommés

Ouai je vous mets une photo en gros plan car je suis un être putassier. Aussi car je suis pas content car les swedish hasbeens, c’est vraiment LE complot des blogs de mode. je m’en étais acheté une paire car à l’époque je l’avoue, je suivais le blog de bleubird et je trouvais que cette personne avait trop la classe. aussi parce que je vivais en suède, que toutes les suédoises en portaient et que je voulais consommer local tu vois.

alors les swedish hasbeens c’est quoi? bah c’est des sabots. des bons gros sabots de paysan, semelle en bois et lanières en cuir inclues, sauf qu’on te vend ça 200 boules parce que c’est « vintage ». lors de l’essayage la vendeuse m’a charmé en me racontant combien ces chaussures étaient faciles d’entretien (il suffit de mettre de l’huile d’olive dessus pour les protéger du soleil) et comme je suis une truffe j’ai oublié de marcher avec pour vérifier si on pouvait effectivement tenir debout une fois portées.

La réponse est: NON. N’essayez même pas. Ces trucs sont des putain de dangers publics, je vous raconte même pas le nombre de fois que je me suis fêlé le coccyx à cause d’eux. Je les HAIS.

4. LA MONODIÈTE DE FIGUES

5. LA CINQUIÈME RÉPUBLIQUE

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