Liste de livres

Salut les matraques dans le cul,

Aujourd’hui, c’est les vacances et qui dit vacances dit TEMPS LIBRE et qui dit TEMPS LIBRE dit retour des LISTES DE LIVRES sur ce blog.

Avant de commencer, il faut que je fasse un mea culpa. Moi qui étais un lecteur compulsif, alias le roi de la bibliothèque, ma liste de bouquins terminés ces derniers mois frôle dangereusement le zéro. A ma décharge, j’ai tenté de lire des croûtes qui me sont tombées des mains (oui Guillaume Meurice, c’est de toi dont je parle, je t’aime bien mais tu es quand même plus rigolo à la radio que quand tu te lances dans la poésie), et puis, bah j’ai eu beaucoup de travail car que voulez-vous, c’est la start-up nation ici (hashtag renard au turbin).

Tout ceci explique que je n’ai que trois bouquins à vous présenter mais ne vous inquiétez pas, ils sont cool. Et si vous lisez jusqu’à la fin, je vous annonce la couleur: il y aura du bonus BRÂME!

s-l300

Je ne sais pas vous mais moi en voyant cette couverture je me sens aussitôt transporté dans la chambre poussiéreuse d’un mâle adolescent des années 80 fan de science-fiction. Autant vous dire, donc, que la nuit des temps de Barjavel n’était pas sur mon top 10 des lectures a priori les plus excitantes de l’été mais j’ai envie de vous dire: ERREUR. Ce bouquin est d’une modernité incroyable, j’en veux pour preuve ce passage où il est ni plus ni moins question de revenu universel et d’intelligence artificielle:

« Il n’y avait pas de pauvres, il n’y avait pas de riches, il n’y avait que des citoyens qui pouvaient obtenir tous les biens qu’ils désiraient. Le système de la clé permettait de distribuer la richesse nationale en respectant à la fois l’égalité des droits des Gondas, et l’inégalité de leurs natures, chacun dépensant son crédit selon ses goûts et ses besoins. Une fois construites et mises en marche, les usines fonctionnaient sans main-d’oeuvre et avec leur propre cerveau. Elles ne dispensaient pas les hommes de tout travail, car si elles assuraient la production, il restait à accomplir les tâches de la main et de l’intelligence. Chaque Gonda devait au travail la moitié d’une journée tous les cinq jours, ce temps pouvant être réparti par fragments. Il pouvait, s’il le déisrait, travailler davantage. Il pouvait, s’il le voulait, travailler moins ou pas du tout. Le travail n’était pas rétribué. Celui qui choisissait de moins travailler voyait son crédit diminué d’autant. A celui qui choisissait de ne pas travailler du tout, il restait de quoi subsister et s’offrir un minimum de superflu ».

(bon, après avoir fini le bouquin, à la question « le revenu universel est-il une bonne idée? », je dirais moyen bof)

Il y a des passages un peu énervants dans ce livre (i.e: à peu près tous les passages où le narrateur, Simon, est tout dégoulinant de niaiserie quand il parle d’Elea, la meuf congelée qui a 900 000 ans. Voyez par vous même via l’utilisation de métaphores top patriarcales à la clef du style « Elea… tu es belle, rien n’est aussi beau que toi… l’enfant nu, le nuage… la couleur, la biche… la vague, la feuille… la rose qui s’ouvre… l’odeur de la pêche et toute la mer…« . Jesus).

Il y a également des éléments de narration peu crédibles (peut-on me dire comment Elea va survivre dans le futur si personne ne s’est occupé de ranger dans un sac à l’abri sa machine qui lui prépare à bouffer?)

MAIS c’est quand même un super roman qui mélange à la fois l’archéologie et la science-fiction, et donc, je ne vous spoile pas l’histoire mais lisez-le.

Swi-Trading-SA

Le meilleur livre (écrit par l’ONG Public Eye) pour comprendre la Suisse (vous aussi, de passage à l’aéroport de Genève, vous vous êtes déjà vaguement demandé ce que c’était que ce pays de zinzin qui semblait vouer un culte aux montres de luxe et aux fonds d’investissements pour riches oligarques?).

Le-monde-libre

Livre écrit par Aude Lancelin, alias la meuf de Frédéric Lordon (ce qui fait d’elle, avouons-le, notre idôle à tous).

Le bouquin raconte son licenciement de l’Obs pour « divergences politiques », à peu près au même moment où le mouvement Nuit Debout a été lancé par son compagnon (elle officiait auparavant comme responsable de la rubrique Vie des idées au sein du journal). Comme elle n’a pas pu citer les noms exacts des personnes qu’elle charge, elle a utilisé des surnoms plus ou moins débilous (l’obs devient l’obsolète, xavier niel l’ogre des telecoms, etc). Au début c’est pénible et ensuite on s’y fait, surtout que c’est vraiment bien écrit.

Car Aude Lancelin est véritablement un top grugru de qualité. Elle n’a pas son pareil pour dire en quelques tournures de phrases assassines tout le mal qu’elle pense des gens médiocres. On trouvera donc dans ce livre des expressions du style « l’antitotalitarisme mondain » (pour décrire BHL) ou des passages comme celui-là pour décrire le genre d’ambiance qui règne dans les rédactions parisiennes:

« Quand, par extraordinaire, on arrivait à arracher à Jean Joël une définition de la gauche, il s’en tirait avec une phrase énigmatique, tantôt attribuée à Foucaut, tantôt à Sartre: « La gauche existe, mais elle ne sait pas qui elle est ». Poussé dans ses retranchements, le fondateur pouvait aussi à l’occasion en venir à évoquer évasivement « la défense des humiliés », sans renseigner son interlocuteur davantage. Du côté du nouveau directeur de la rédaction de l' »Obsolète », l’exercice pouvait donner lieu à des résultats plus réjouissants encore. Etre de gauche, c’était avant tout ne pas être de droite, pour ce garçon peu porté sur la spéculation. « Chacun comprend cela, pontifiait-il d’une voix ralentie, comme artificiellement posée. Tout le monde connaît les engagements de l’Obsolète ». Ce genre d’évocation vague suffisait selon lui à clôre l’affaire, le reste n’étant que discussion sur le sexe des anges destinée à divertir quelques universitaires. Lorsque, sommé d’aller plus loin, il tentait néanmoins de pousser les gaz, cela pouvait donner dans ses éditoriaux des choses comme celles-ci… être de gauche, « c’est penser l’infiniment grand en trouvant des solutions qui améliorent l’infiniment petit, c’est-à-dire le quotidien des gens ». Le genre de phrases qui aurait peut-être convenu à une réclame de compagnie d’assurances ».

C’est un livre à la fois optimisme sur le plan politique (son licenciement a marqué la cassure qui s’était opéré entre la gauche type Valls / Hollande / Macron et la gauche des Insoumis, Lancelin ayant d’ailleurs rejoint la rédaction du Média par la suite). Mais c’est aussi, souterainement, un livre empreint de nostalgie pour le journalisme, pour ce métier qui existait encore il n’y a pas si longtemps et qui se dilue dans le capitalisme cool et les logiques managériales:

« Fini le temps de la stabulation libre, des cafés qui s’allongeaient dans l’après-midi, des rencontres imprévues d’où sortaient les seules idées qui vaillent, des matinées chez soi à lire pour forger un style et nourrir un début de pensée. »

Tiens, rien que pour ça, et je serais à deux doigts de braver mon aversion viscérale pour Sophia Chirikou et de m’abonner au Média, rien que pour écouter l’émission de débat d’Aude Lancelin.

BONUS LIVRE NUL A CHIER

download

Oulalalala les amis, ce livre est véritablement le scandale du mois.

Afin de resituer le contexte & car je suis un renard transparent au niveau de mes conflits d’interêt, je dois avouer que j’ai pour Caroline Franc, alias la personne qui a pondu ce roman, une dent tenace. Dent qui remonte à la publication de ce post, juste après les attentats de Charlie Hebdo, intitulé « Not Afraid« .

On y voit Caroline Franc brandir sa carte de presse place de la république, totale grandiloquence et hystérie collective en mode « à travers Charlie Hebdo c’est moi et le journalisme tout entier qu’on assassine ».

Ne pouvant laisser passer une telle récupération narcissique, j’ai laissé un commentaire où je m’étonnais qu’une personne dont le blog est rempli de posts sponsorisés pour des sandales la redoute puisse se considérer sérieusement comme journaliste au même titre que ceux de Charlie Hebdo, joignant une citation volontairement farceuse de Pierre Desproges (je ne la retrouve plus mais il y était question d’un journaliste radio venant interviewer Desproges dans sa loge et se voyant qualifier de « mammifère mou qui fait des flatulences dans un micro »).

Bref, croyez-le ou pas, la meuf a supprimé ma remarque (alors qu’elle geignait ouin la défense de la liberté d’expression deux minutes avant). Et dans les commentaires, c’est parti en totale quéquette (quand j’y repense, ça annonçait avec un peu d’avance le délire collectif qui s’est plus tard emparé de la France quand à son obsession pour le « je suis Charlie »). Un mec a même posté ça:

« J’ai eu les larmes aux yeux hier en entendant un journaliste égyptien de confession musulmane présenter ses excuses pour cet acte horrible commis au nom de sa religion. J’ai eu les larmes aux yeux en écoutant Patrick Pelloux parler de ses amis. J’ai eu les larmes aux yeux en te lisant, en lisant aussi le magnifique texte de Sophie Fontanel sur le DailyElle. J’ai eu les larmes aux yeux au boulot quand ce matin j’ai vu le drapeau en berne puis quand à 12h00 tout le monde était au garde-à-vous dans la caserne pour la minute de silence. J’ai serré les poings en lisant le commentaire de RENARDEAU qui, comme les affreux qui ont tiré hier, ne voit pas plus loin que le bout de son museau. Mais comme je suis Charlie je garde la foi. »

Complètement zinzin non?

Enfin bref, suite à cet épisode, le Caroline Franc a vécu sa vie, et moi la mienne, jusqu’au jour où je suis tombé nez à nez avec MISSION HYGGE.

Je dois dire que le destin est taquin car il se trouve que le concept du « hygge » doit être la chose contre laquelle j’ai le plus grogné à l’époque où j’habitais au Danemark. Le « hygge », pour résumer, c’est un mot qui ne veut rien dire et que les danois aiment bien utiliser pour tout et n’importe quoi (un brunch, des bougies, un coussin en peau d’ours, des gateaux trop sucrés que quelqu’un a amené au travail, etc). Etre « hyggeligt » ça veut dire, en gros, larver toute la journée comme un mollusque devant Netflix en legging léopard, un verre de coca à la main, et ne pas se sentir coupable de le faire. L’équivalent anglais serait peut-être « chill ». Les danois sont en quête perpétuelle du « hygge », c’est à dire de cette zone un peu béate, très blogueuse mode, où tout l’univers autour d’eux est édulcoré et stylisé comme sur un filtre instagram, et où il ne se passe absolument rien de clivant (autant vous dire que le concept du « hygge » ne s’applique pas aux débats politiques à table en famille en France).

Si le « hygge » m’énerve autant, c’est parce que c’est un concept individualiste. Il sous-entend que si vous êtes malheureux, ce n’est pas à cause de la société (le chômage, la pauvreté, la pollution, votre travail à la con, que sais-je) mais tout simplement parce que vous ne vous êtes pas accordé assez de temps pour vous. Et si vous preniez un bain moussant avec des huiles essentielles qui sentent bon, tout en mangeant du chocolat? Le « hygge », c’est cette croyance débile, qu’on trouve excessivement dans la presse féminine, qui consiste à penser que le « cocooning » est la solution à tous les problèmes.

Alors que si le Danemark est un pays où les gens sont plus heureux qu’en France… c’est parce que c’est un pays qui est très égalitaire (au sens politique du terme). Tout dans la société, au niveau des lois et de la pression sociale que les individus s’infligent les uns aux autres, est fait pour tendre vers l’égalité (système scolaire, fiscalité, rapports hommes-femmes etc). Rien à voir avec le hygge donc. Si les danois sont plus contents que les français, c’est parce qu’ils n’ont pas de Bernard Arnault qui vient les narguer à la télé en leur disant de travailler plus, bande de feignasses, et pendant que vous me regardez ma fortune a encore triplé.

Le livre de Caroline Franc m’a vraiment tendu le coussinet car non seulement c’est un ramassis de clichés sur le Danemark (rien que le nom du lieu où se déroule l’histoire, Gilleleje, sonne faux, et je ne vous parle pas des pseudos proverbes danois tels que « vis comme si demain il n’y avait plus de café ») mais aussi parce que cette lecture a pour moi été l’occasion de me rendre compte que parfois, il suffisait d’avoir un peu de « notoriété » dans le monde des médias pour se faire publier tranquillou, même si on écrit des trucs vraiment nuls. Je dois l’avouer, je suis un renard idéaliste et je pensais encore naïvement que la complaisance envers les textes vraiment mal écrits, ça n’existait pas. Et pourtant… pas plus tard qu’il y a deux semaines, Géraldine Dormoy, du blog Café Mode, a publié ce post sur instagram. Tous les commentaires négatifs sur le bouquin ont été supprimés au fil de la journée.

Pour ceux que ça intéresse, le New York Times a publié début juillet un papier très fouillé sur les dernières lois « identitaires » qui ont été passées au Danemark récemment, notamment au sujet du quartier de Norrebro (je suis particulièrement sensible à ce quartier parce que j’y ai vécu). C’est de ça dont j’aimerais qu’on me parle dans un roman sur le Danemark. Le but de la littérature, c’est de dire la vérité. De faire sentir à celui qui n’y est pas comme c’est, d’être dans la peau de quelqu’un d’autre, d’habiter ailleurs. Vivre au Danemark, en 2018, ça n’a rien à voir avec les tribulations de Chloé, l’héroine du roman de Caroline Franc. Et si identité danoise il y a, ce n’est pas cette identité apaisante et heureuse qu’on nous vend trop souvent dans les médias quand on parle des pays nordiques.

BREF, vous l’aurez compris, je suis NRV.

 

Publicités
9 commentaires
  1. O. a dit:

    A travers tes lectures, tu sembles curieux de tout, c’est chouette! La science-fiction et les essais sont des territoires vers lesquels ma curiosité ne me conduit pas spontanément et c’est un tort. La nuit des temps, jamais lu! Il serait temps 🙂

    A propos du roman de Caroline Franc, te voilà dans ta posture de troll quelque peu fermé du coussinet 🙂
    Si des lecteurs ont plaisir à lire son roman, s’ils passent un bon moment en le lisant, si Caroline Franc a eu plaisir à l’écrire je ne sais pas si « le but de la littérature » est atteint mais c’est déjà pas mal, non?

    « Le but de la littérature, c’est de dire la vérité. » Houlà, cette phrase est signée par un renard ultra naturaliste! 🙂
    https://fr.wikisource.org/wiki/Pierre_et_Jean/Pr%C3%A9face

    J'aime

    • renardeau a dit:

      Non mais je suis un gros réac hein, rien de nouveau sous le soleil (je suis totalement hermétique à la littérature « feel-good », qui sous prétexte qu’elle plait aux gens, devrait être autorisée. A renardland (qui est, comme vous vous en doutez, une dictature) on se sert du roman de Caroline Franc pour allumer des BARBECULS)

      J'aime

  2. Lobe a dit:

    De mon côté aussi c’est un peu morne plaine dans mes lectures, en faute une mission de quatre mois et demi dans des brousses pleines de pangolins et de safoutiers. Mais je t’en tire trois du sac qui pourraient te plaire (du moins susceptible de au plus susceptible de) :
    Intérieur, nuit – Marisha Pessl
    La chorale des maitres bouchers – Louise Erdrich
    Tombeau de Pamela Sauvage – Fanny Chiarello

    J'aime

    • renardeau a dit:

      Je suis content, je suis justement en rade de bouquins à lire en ce moment et voilà le Lobe qui ressort de sa brousse (à propos: je crois que le mot « pangolin » est élu top mot rigolo de l’année, à partir de maintenant je vais héler les gens au son de « salut les pangolins ») avec des trucs à se mettre sous la dent.
      Marisha Pessl, j’ai hésité à l’acheter (parce que j’avais vraiment trop aimé la physique des catastrophes) et ensuite j’avais lu des interviews d’elle où elle se la pétait un peu du genre « je suis un génie de la littérature » et ça m’avait NRV. Par contre le tombeau de Pamela Sauvage a l’air vraiment cool!

      J'aime

  3. Ouais a dit:

    Ici DraculOuais.

    Non, rien de special, c’était juste pour ne rien dire.

    Gnarc gnarc gnarc!!!!!!

    Bon ben merde vous faites quoi là, expliquez nous bordel. Je ne dirai rien et en plus par honnêteté je ne jure pas de ne rien dire!

    J'aime

    • renardeau a dit:

      Je SAUVE LE MONDE ok?

      (et je mange du beurre de cacahuètes. je suis toujours allergique. prout)

      J'aime

      • Ouais a dit:

        Ici Fuite 347, une intraterrestre allergique et prout en façade va exploser dans la zone négative pour sauver le monde.

        Passage en mode total-Refuite!

        C’EST DraculOuais là, j’ai l’impression qu’on vient de me coller un nouvel élecDuTrounicien noir, il a une drôle de tronche. J’ai peur les gras . Appelez Renard d’eau il sera quoi faire.

        Non mais tu vas pas nous laisser tomber pour un paquet de cahuèhetes youtubesques bordel???

        J'aime

  4. Léa a dit:

    Salut renardeau,
    j’aime bien tes articles de recommandations ! Parfois j’y retrouve des livres que j’ai moi-même aimés, cela flatte mon biais de confirmation. Bon, pour cette fois je n’en connais aucun. J’aimerais bien lire le livre de Lancelin, mais j’éprouve encore quelques sentiments pour le journalisme et j’aime pas souffrir.
    Je suis une lectrice arrivée un jour ici via tes commentaires poil à gratter sur les blogs mode. Je n’en vois plus beaucoup, ça m’attriste. As-tu migré sur les comptes Instagram desdites blogueuses mode ?

    J'aime

    • renardeau a dit:

      Olà olà! J’ai essayé de mordre des fesses sur instagram (les blogs étant totalus en perte de vitesse) et sur youtube mais là-bas la censure sévit encore plus vite que son ombre, toutes les blogueuses mode ont engagé un community manager j’ai l’impression. Ces derniers temps ma cible de prédilection était anne dubindu (dans le genre meuf insupportable qui va venir te faire la morale sur le sport et l’écologie, bornée comme une poutre ET qui fait des fautes d’orthographe à la pelle) mais elle m’a bloqué, je suis triste. J’hésite à faire mon retour fracassant sur les blogs de mode mais qui lit encore les blogs de mode en 2018? Bref tu l’auras compris, je suis en pleine crise existentielle: où mordre?? (tous les conseils sont les bienvenus)

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :