LE MEILLEUR LIVRE DE L’ANNÉE

« Regarde-les donc bien ces apatrides, toi qui as la chance de savoir où sont ta maison et ton pays, toi qui à ton retour de voyage trouve ta chambre et ton lit prêts, qui as autour de toi les livres que tu aimes et les ustensiles auxquels tu es habitué. Regarde-les bien, ces déracinés, toi qui as la chance de savoir de quoi tu vis et pour qui, afin de comprendre avec humilité à quel point le hasard t’a favorisé par rapport aux autres. Regarde-les bien, ces hommes entassés à l’arrière du bateau et va vers eux, parle-leur, car cette simple démarche, aller vers eux, est déjà une consolation; et tandis que tu leur adresses la parole dans leur langue, ils aspirent inconsciemment une bouffée d’air de leur pays natal et leurs yeux s’éclairent et deviennent éloquents »

– Stefan Zweig

Salut les indigènes,

Aujourd’hui, nous allons parler de ce bouquin:

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Il y a des livres comme ça, qui font l’effet d’une bombe dans votre vie, avec un avant et un après. Et ensuite, on ne peut plus continuer comme si on ne savait pas. J’espère donc réussir à vous parler correctement des blancs, des juifs et nous pour vous donner envie de vous ruer dessus (pour info le machin coûte 9 euros et ne compte que 150 pages).

Commençons par situer l’animal. Houria Bouteldja c’est qui? C’est une personne un peu énervée du bulbe, occasionnellement munie d’un turban, qui s’est fait principalement connaître pour deux faits d’armes: a) la création du parti des indigènes de la république et b) moultes engueulades avec alain taisez-vous finkielkraut et ses acolytes (ces derniers lui reprochant son prétendu antisémitisme – argument qui s’apparente, si vous voulez mon avis sur la question, à un cas flagrant de fraude intellectuelle). Cependant et malgré un état d’esprit résolument grognon qui avait tout pour me plaire, je ne connaissais pas du tout Houria Bouteldja avant de tomber un peu par hasard sur une interview d’elle sur le site d’Hors-Série dans laquelle elle revient sur les points les plus « polémiques » de son dernier texte (tiens d’ailleurs je vous conseille chaudement cet entretien; comme dans tous les « dans le texte » judith bernard dissèque bien le fond du propos et pose toutes les questions nécessaires).

Alors je vous préviens tout de go: ce livre irritera les personnes consensuelles tendance gros susceptible qui atteignent le point godwin à la vitesse de l’éclair dès qu’on aborde des sujets un peu polémiques (type islam ou d’israël/palestine). Car c’est clairement un manifeste: il expose le point de vue de l’auteur, qui est donc, tranché et péremptoire. On est pas obligé d’être d’accord avec tout (c’est le principe de l’esprit critique) mais on se doit d’avoir l’honnêteté intellectuelle de se confronter à ces idées, précisément parce qu’elles nous sortent de notre zone de confort (or c’est souvent aux marges qu’on trouve matière à évoluer de la manière la plus intéressante).

Bon alors venons-en au contenu du truc. Le livre suit une architecture assez simple: première partie: les blancs; deuxième partie: les juifs; troisième partie: les indigènes (le « nous » du titre). Objectif: disséquer les griefs et les tords de chacunes des parties dans l’objectif de parvenir (peut-être) à une réconciliation historique: l’amour révolutionnaire.

« Pourquoi j’écris ce livre? Parce que je ne suis pas innocente. Je vis en France. Je vis en Occident. Je suis blanche. Je suis une criminelle, mais d’une sophistication extrême. Je n’ai pas de sang sur les mains. Ce serait trop vulgaire. Aucune justice au monde ne me traînera devant les tribunaux. Mon crime, je le sous-traite. Entre mon crime et moi, il y a la bombe. Je suis détentrice du feu nucléaire. Ma bombe menace le monde des métèques et protège mes intérêts. Entre mon crime et moi, il y a d’abord la distance géographique et puis la distance géopolitique. Mais il y a aussi les grandes instances internationales, l’ONU, le FMI, l’OTAN, les multinationales, le système bancaire. Entre mon crime et moi, il y a les instances nationales: la démocratie, L’État de droit, la République, les élections. Entre mon crime et moi, il y a les belles idées: les droits de l’homme, l’universalisme, la liberté, l’humanisme, la laïcité, la mémoire de la Shoah, le féminisme, le marxisme, le tiers-mondisme. Entre mon crime et moi, il y a le renouveau et les métamorphoses des grandes idées au cas où la « belle âme » viendrait à se périmer: le commerce équitable, l’écologie, le commerce bio. Entre mon crime et moi, il y a la sueur et le salaire de mon père, les allocations familiales, les congés, les droits syndicaux, les vacances scolaires, les colonies de vacances, l’eau chaude, le chauffage, les transports, mon passeport… Je suis séparée de ma victime – et de mon crime – par une distance infranchissable. Il arrive parfois que la distance entre mon crime et moi se rétrécisse. Des bombes explosent dans le métro. Des tours sont percutées par des avions et s’effondrent comme des châteaux de cartes. Les journalistes d’une célèbre rédaction sont décimés. Pourquoi j’écris ce livre? Parce que je partage l’angoisse de Gramci: « le vieux monde se meurt. le nouveau est long à apparaître et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres ».

Comme on l’aura compris, les premiers qui se prennent un coup de gourdin sur le crâne, c’est les blancs. Houria Bouteldja aimerait bien que les blancs arrêtent de chouiner en mode grosses victos de la vie et reconnaissent leurs privilèges ainsi que leur responsabilité historique dans le bordel qui règne actuellement dans le monde (violence économique, terrorisme, destruction de l’environnement). Et elle met en garde: si les blancs ne trouvent pas de solution à ce qui est « leur problème », la guerre civile sera inévitable.

Ensuite on passe aux juifs – et j’avoue que j’ai abordé ce chapitre le poil méfiant (j’avais peur de me faire sauter dessus par dieudonné par surprise). En fait, le chapitre m’a passionné. Déjà à cause d’une jolie citation tirée de je suis né de Georges Perec:

« Je ne sais pas précisément ce que c’est qu’être juif, ce que ça me fait d’être juif. C’est une évidence, si l’on veut, mais une évidence médiocre, une marque, mais une marque qui ne me rattache à rien de précis, à rien de concret: ce n’est pas un signe d’appartenance, ce n’est pas lié à une croyance, à une religion, à une pratique, à une culture, à un folklore, à une histoire, à un destin, à une langue. Ce serait plutôt une absence, une question, une mise en question, un flottement, une inquiétude: une certitude inquiète derrière laquelle se profile une autre certitude, abstraite, lourde, insupportable: celle d’avoir été désigné comme Juif »

Le chapitre offre plein de nouvelles clés d’analyse sur des thèmes ultra-connus: l’holocauste, la création de l’état d’israêl, le sionisme (j’étais parti pour tout développer mais comme cet article va encore faire 300 pages je me retiens. c’est mieux de lire à l’origine des sources de toute façon)

Troisième chapitre: les femmes indigènes. Je dirais que c’est le chapitre qui m’a le moins fait palpiter la rate (même s’il tape sur les féministes de canapé, ce qui est toujours agréable). Je l’ai regardé d’un œil bienveillant mais un peu de loin quand même parce que j’étais pas sûr d’être d’accord avec tout ce qui s’y disait. L’idée qui m’a le plus titillé (et avec laquelle je ne sais pas trop si je suis d’accord ou non):

« A la question « pourquoi n’avez-vous pas porté plainte », la victime noire d’un viol répond à l’interviewer, lui-même noir: « Je n’ai pas porté plainte parce que je voulais vous protéger. Je ne pouvais pas supporter de voir un autre homme noir en prison ». […] Les hommes doivent apprendre à nous respecter et comprendre notre sacrifice comme nous comprenons la nécessité de les protéger ».

Dernier chapitre et conclusion: nous les indigènes, avec une invitation à accomplir la révolution. Révolution sur soi-mêmes, en retrouvant sa dignité. Révolution pour les autres – même pour les Blancs, les oppresseurs – en réussissant à passer au dessus de la haine et à leur offrir ce qui leur manque:

« Les Blancs savent bien que leur société est sèche. Ils se savent égoïstes et individualistes. Et ils en souffrent. Mais ils manquent d’imagination pour penser d’autres horizons. Parce qu’ils n’ont plus de mémoire. Ils ont oublié ce qu’ils étaient avant d’avoir été engloutis dans la modernité. Ils ne se souviennent plus du temps où ils étaient solidaires et où ils avaient encore des cultures, des chants, des langues régionales, des traditions. Nous, c’est un peu différent. Devant l’adversité, nous conservons cette mémoire. L’immigré transporte avec lui et conserve la mémoire des sociétés solidaires, où la conscience collective est forte et où chacun se sent responsable du groupe. Celle de résister à l’atomisation de la société, à l’individualisme forcené. Celle de protéger l’individu contre la vie nue, en lieu et place du « chacun pour soi »

Parce qu’en sourdine, tout le livre est traversé par la question de la prise du pouvoir politique. Et peut être que ça ne sera pas d’actualité en 2017 mais je mettrais mon coussinet au feu qu’on entendra parler du parti des indigènes de la république dans les années à venir (spoiler: et je crois bien que ça ne me dérangerait pas de voter pour eux – call me islamo gauchiste i don’t care)

allez bye

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14 commentaires
  1. Tango a dit:

    Intéressant! Bien envie de le lire. Au vu du ton de ce blog, tu sembles apprécier les opinions tranchées et les propos virulents (j’allie perspicacité et euphémisme, comme tu vois), mais dirais-tu que ce bouquin repose tout de même sur une argumentation? Pas trop catégorique? Je compte peut-être parmi les personnes consensuelles que tu évoques mais les avis ou textes-c’est-comme-ça-un-point-c’est-tout me gonflent. Et d’autant plus quand je trouve qu’ils ont en partie raison sur le fond!
    Qu’entends-tu par « féministes de canapé »?
    Ah, rien à voir, mais j’ai finalement lu Franny et Zooey, et j’ai de loin préféré ce roman à L’Attrape-coeurs, merci!

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    • renardeau a dit:

      ah peut être que la lecture de ce texte t’irritera la rate alors 🙂 (même si je persiste à te le conseiller). les idées sont assenées de manière très tranchée. par contre ce que j’ai bien aimé c’est la bibliographie, qui est très « littéraire » (bcp de citations de baldwin, genet, césaire).

      par féministe de canapé j’entends les personnes pénibles, en général de type caucasien / classe moyenne supérieure, fidèles lectrices de madmoizelle, dont le principal combat dans la vie est de s’indigner sur twitter au sujet du sexisme, sans s’intéresser à d’autres combats (par exemple c’est très bien de lutter contre le harcèlement de rue. mais dès fois ça devient grotesque. si un sdf te siffle quand tu passes devant lui dans la rue, qui est la vraie victime de la situation?)

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      • Les éditions La Fabrique sont connues pour leurs livres assertifs plutôt qu’argumentatifs, mais celui-ci a l’air convaincant néanmoins, merci de cette recension assez complète ! Je me demande cependant comment l’autrice se défend des accusations d’antisémitisme qui lui sont souvent adressées.

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      • renardeau a dit:

        je comprends pas bien pourquoi Houria B est traitée d’antisémite. pour moi c’est un contresens total. en fait ce qu’elle montre (mais ce genre de raisonnement est souvent trop subtil pour convaincre en 2 phrases choc prémachées pour les médias, surtout face aux hurlements télévisés d’un BHL par exemple): c’est que les antisémites, ce sont ceux qui hurlent à l’antisémitisme.

        Ce qu’elle critique, ce ne sont pas les juifs en tant que tels, mais le sionisme (en tant qu’idéologie politique de droite). pour elle le sionisme est un désastre pour les juifs car il les enferme dans une identité fermée et conflictuelle. elle propose de se débarrasser du sionisme pour libérer les juifs.

        il y a aussi de très belles pages sur l’alliance que devraient conclure les arabes et les juifs. elle rappelle que le Maghreb a longtemps été un espace dans lequel ils cohabitaient sans violence, chacun enrichissant l’autre. elle regrette la « perte » des juifs (avec la création d’israël, les juifs ont été « enlevés » au moyen-orient). pour elle, juifs et arabes sont « frères de ghetto » (ils sont dominés de la même manière par les blancs): ils doivent donc coopérer et ne pas se combattre.

        enfin là où le livre est beaucoup critiqué, c’est sur la question de l’holocauste. certains lui reprochent de faire du révisionnisme. je comprends vraiment pas pourquoi. la seule chose qu’elle propose, c’est de ne pas isoler UNE souffrance (celle des juifs face au nazisme) et de reconnaître d’autres souffrances similaires.
        Dans le texte: « pouvait-on allègrement se réjouir de la fin du nazisme tout en s’accommodant de sa genèse coloniale et de la poursuite du projet impérialiste sous d’autres formes? pouvait-on impunément isoler la geste nazie du reste de l’histoire des crimes et génocides occidentaux? avait-on le droit de décharger les barques française, anglaise et états-unienne pour charger la barque allemande? les mots de Césaire remontent à la surface: « le nazisme est une forme de colonisation de l’homme blanc par l’homme blanc, un choc en retour pour les européens colonisateurs: une civilisation qui justifie la colonisation appelle son Hitler, je veux dire son châtiment ». En effet Hitler, écrit Césaire, a « appliqué à l’europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les arabes d’algérie, les coolies d’inde et les nègres d’afrique ».
        je trouve ça important la mémoire collective. si c’est si important pour les juifs que l’holocauste soit reconnu à sa juste valeur, je pense qu’on peut reconnaître que c’est grave que l’Histoire, et le devoir de mémoire, ne prennent pas en compte tout ce que les blancs ont fait subir aux « indigènes ». reconnaître la souffrance des autres ne minimise pas la shoah, ne la rend pas moins grave…

        pour moi ce livre n’a rien de haineux (surtout contre les juifs), il s’apparente beaucoup plus à une main tendue.

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  2. Je vais lire à mort (ce qui suppose de se le procurer à Niourk, pas forcément gagné). En attendant, as-tu lu les damnés de la terre (Frantz Fanon) ? sur un sujet parallèle, ça m’a fait bien réfléchir. gratos sur les internet http://classiques.uqac.ca/classiques/fanon_franz/damnes_de_la_terre/damnes_de_la_terre.pdf
    (le pitch (pas du tout à la hauteur du bouquin) : publié en 1961 par un psychiatre martiniquais, sur la décolonisation et surtout la post décolonisation de l’Algérie)

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    • renardeau a dit:

      HA ça fait un bout de temps que je tourne autour des damnés de la terre, ça revient systématiquement dans tout ce que je lis en ce moment. ça sera la lecture du mois de novembre alors 🙂

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  3. Samar a dit:

    Renardeau, je t’aime d’amour, plus fort que l’amour même. Tes suggestions de livres elles tuent sa race!
    Je me rue sur ce bouquin et j’en profite pour te dire que tu as contribué à un super changement dans ma vie en recommandant King Kong Théorie, pour dédramatiser sa mocheté!

    Bref je m’empresse de commander ce livre. Longue vie à toi petit Renard.

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    • renardeau a dit:

      Coucou Samar! Content de te revoir sur ces plates-bandes 🙂 (quand je serai président de la république ou dictateur en chef je créerai l’association nationale des moches français (ANMF). notre heure de gloire viendra!)

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  4. aubepine a dit:

    Bon, j’avais pas trop aimé l’entretien sur hors-série. J’avais beaucoup à y redire et je partageais complètement les interrogations de la géniale Judith (soit dit en passant; je vais arrêter mon abonnement à HS (un peu le site de promo des éditions La Fabrique. Qui sont tops mais, en ce moment, je commence à saturer de la révolution sur papier et des gens qui se touchent la nouille en pensant au grand soir #ecartvulgos) (d’ailleurs, une critique pas trop mal sentie mais un peu expéditive: le bouquin du « comité translucide » « je sens que ça vient » aux éditions delga) (me désabonner après avoir écouté le dernier entretien de lordon;-) (fin des parenthèses).

    Complètement d’accord avec la reco uschapters de Frantz Fanon.

    @samar: pourquoi as tu lâché ton blog, tu étais sur la bonne voie?! Et oui, King Kong théorie c’est bien mais comme je l ai lu un peu tard, ca n’a pas révolutionné ma vie. Si je peux t’en conseiller un autre (le premier dans ce genre de lecture pour moi), ce serait « boys boys boys » de joy Sorman et, ensuite, « théorie de la jeune fille » de tiqqun (qui a été une grosse claque).

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    • Samar a dit:

      T’es trop cute aubépine! Je me suis mise à trouver ce que j’écrivais hautement naze et je me suis dit que je rouvrirai un blog quand j’aurai des trucs plus intéressants à dire.
      Je ne veux pas polluer encore plus les internets c’est déjà la foire.

      J’ai écouté tes recommandations du coup et j’ai encore filé des thunes à Amazon! Trop contente d’avoir 3 bouquins a lire qui me permettront d’être moins neuneu (et sûrement plus énervée…) !

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    • renardeau a dit:

      haha oui c’est bien résumé, c’est vrai que chez HS ils ont un petit coté révolution de canapé quand même. tu as pensé quoi de l’entretien avec Lordon? (j’en suis au milieu. pour l’instant j’aime bien; bcp plus compréhensible que son dernier entretien sur imperium qui m’était un peu passé au dessus de la tête)

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  5. yonrogg a dit:

    Les blancs ont un don: profiter des pays sans défense pour vivre mieux et moins cher.

    Les blancs n ont pas évolué, ils pratiquent la démocratie néo2.3 colonialiste. Ex simple dont personne ne parle parce que les pauvres gens c’est moins vendeur que les réfugiés politiques: les navires de pêche européens qui raclent les fonds et tout ce qui bouge sans respecter les frontières maritimes africaines.

    Du coup ben ils n ont plus rien à bouffer les peuples pêcheurs et ils crèvent en chaloupe pour rejoindre l’europe afin de nourir leur famille. Et en plus on les ramène chez eux quand ils sont pris en europe…

    Perec…. Certaines personnes manquent terriblement.

    Juste une chose quand même, si l’humain pouvait arrêter avec TOUTES ces putains de religions de merde. On devrait créer une journ.. non, un siècle sans ce truc qui pourrit la vie des croyants et des autres, surtout des autres d’ailleurs, encore que.

    Bref, si j avais un peu de temps entre mes rangées de poireaux astéroïdiens et mes courges planetoïdes je le commanderais par trouchiottes juste parce que vous le recommandez.

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    • renardeau a dit:

      j’espère que tu liras le bouquin entre deux omelettes aux poireaux 🙂 par contre tu vas sûrement grogner en lisant le dernier chapitre (en gros elle y explique qu’elle aimerait bien remplacer François Hollande par Dieu)

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      • yonrogg a dit:

        Ben, c’est un peu pareil non?

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