LISTE DE LECTURE PRINTANIÈRE

« Nous ne voulons pas d’un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui. »

– citation adolescente retrouvée lors de la relecture de vieux journaux intimes

Salut les saucisses…

Suite à l’introduction du stop internet (cf article ci-dessous), deux choses notables se sont produites :

  1. J’ai enfin trouvé le responsable de l’odeur de rat mort qui régnait dans l’appart depuis le début du mois d’avril (pour info c’était un bout d’ail moisi abandonné par colloc Philippe-trompette dans un recoin sombre de son placard, entre 2 paquets de chips au fromage et un sachet de nouilles chinoises lyophilisées)
  2. Je me suis mis à lire plus de livres et me suis dit qu’il était grand temps de revenir à l’alpha & l’oméga de ce blog, à savoir les LISTES DE LECTURES. Alors ce mois-ci je vous conseille :

Americanah

En ce moment je suis dans ma période « je viens du sud et par tous les chemins » et du coup je suis un peu obsédé par les histoires d’immigration et d’appartenance. Ça a commencé avec une interview d’Houria Boutelja sur Hors-Série, au sujet de son livre « les blancs, les juifs et nous : vers une politique de l’amour révolutionnaire ». Et ça a continué avec Americanah. Le seul problème avec ce livre, c’est le nom de l’auteur. Si quelqu’un vous demande « c’est de qui ? », vous allez vous retrouver automatiquement dans la situation du blanc dont le livre se moque, à savoir une personne incapable de prononcer correctement les noms de famille à consonance étrangère (ce qui est à la fois rigolo et culpabilisant).

Americanah, c’est l’histoire d’Ifemelu, qui quitte le Nigeria après le lycée pour aller étudier aux États-Unis en laissant son amoureux Obinze sur place. Ce qu’il y a de bien avec le personnage d’Ifemelu, c’est qu’il n’est pas politiquement correct. Elle passe son temps à disséquer les comportements des noirs et des blancs avec sens critique élevé, sarcasme et ironie (en bonus, de petits arguments percutants à opposer aux gens qui parlent du racisme anti-blanc ou du problème avec les quotas).

« Plus tard, elle lut ses articles dans le Nigerian Village, tous acerbes et véhéments, signés « Comptable igbo du Massachussetts », et elle fut surprise par l’abondance de sa prose, et l’énergie qu’il déployait dans des débats vides de sens. Il n’était pas retourné au Nigeria depuis des années et peut-être avait-il besoin du réconfort de ces groupes d’internautes, des petites remarques qui fusaient et explosaient en attaques personnelles, des insultes qui volaient de part et d’autre. Ifemelu en imaginait les auteurs, des Nigérians habitant de sinistres maisons en Amérique, leurs vies écrasées par le travail, économisant toute l’année afin de pouvoir passer une semaine au pays, en décembre, arriver avec des valises pleines de chaussures, de vêtements et de montres bon marché, et voir, dans le regard de leurs familles, une image exaltée d’eux-mêmes. Ensuite ils retournaient en Amérique pour défendre sur Internet les mythologies de leur pays, car leur pays était maintenant un endroit indistinct entre ici et là-bas et, sur le Net au moins, ils pouvaient ignorer à quel points ils étaient devenus insignifiants »

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Livre TROP COOL acheté sur conseil de Caroline. J’ai lu les premiers chapitres dans un état d’euphorie palpable, me reconnaissant dans toutes les pages (je me demande d’ailleurs comment Jeffrey Eugenides, qui est un mâle, peut aussi bien connaitre les tourments de l’âme féminine post-adolescente) (je le soupçonne d’avoir un espion infiltré sur place). Comme dans Americanah, c’est une histoire écrite à plusieurs voix : on y suit un trio amoureux : Madeleine, Léonard et Mitchell (je vous avoue que je n’apprécie pas ce dernier personnage car je préfère les mâles torturés ok).

« Madeleine se pressa de gagner l’escalier du fond, avec à l’esprit ce qu’elle pensait toujours en ce qui concernait les fraternités et les garçons qui en faisaient partie : que l’attrait qu’elles avaient pour eux provenait d’un besoin primitif de protection (à l’image des hommes de Neandertal ligués en clans les uns contre les autres) ; que les épreuves de bizutage imposées aux nouveaux en période d’essai (abandonnés, nus et les yeux bandés, dans le hall du Baltimore Hotel, avec un ticket de bus scotché aux parties génitales) mettaient en scène les peurs mêmes de sodomie forcée et d’émasculation dont l’affiliation promettait de les protéger ; qu’un garçon aspirant à faire partie d’une fraternité souffrait de complexes qui empoisonnaient ses relations avec les femmes ; que des garçons homophobes qui centraient leur vie sur un lien homoérotique avaient un sérieux problème ; que les maisons bourgeoises louées depuis des générations grâce aux cotisations des membres étaient en réalité des lieux dédiés à la consommation d’alcool et aux abus sexuels ; que ces tanières sentaient toujours mauvais ; que s’y doucher était inenvisageable ; que seules les filles de première année étaient assez stupides pour aller aux soirées qui y étaient organisées ; que Kelly Traub avait couché avec un membre de Sigma Delta qui ne cessait de répéter : « Là tu la vois, là tu la vois plus, là tu la vois, là tu la vois plus », qu’à elle, à Madeleine, jamais une chose pareille ne lui arriverait »

Le premier homme

J’ai piqué le bouquin en fourbe dans la bibliothèque de la grand-mère de mon mâle (à la place je lui ai refourgué « profession du père » de Sorj Chalandon parce qu’il prenait trop de place dans mon sac. Ensuite j’ai mis des milliers de kilomètres entre nous afin de ne pas être dans les parages lors de la découverte de mon méfait).

Albert Camus, c’est un peu mon chouchou (et oui, cette phrase est ridicule). Quand j’avais 17 ans, comme tous les lycéens de terminale découvrant l’existentialisme, j’étais fan de Sartre mais avec le temps l’animal m’a ennuyé. Je trouve Camus plus intéressant car il ne fait pas la morale. Le premier homme est un livre un peu spécial, le genre qu’on lit avec une indulgence et une affection particulière, car il a été publié après la mort de son auteur (le manuscrit était avec lui dans sa voiture accidentée, et il n’avait pas terminé de travailler dessus. Le texte a donc été publié en version « inachevée », avec notes de bas de page indiquant les passages ou les mots que Camus pensait modifier). Le livre a un côté simple, très Marcel Pagnol dans le récit d’une enfance à Alger, et en même temps un côté mystique car on a la chance de lire un quasi premier jet – et qui écrit des premiers jets aussi beaux ? (pas moi en tout cas)

« Tous les jours, à la saison, un marchand de frites activait son fourneau. La plupart du temps, le petit groupe n’avait même pas l’argent du cornet. Si par hasard l’un d’entre eux avait la pièce nécessaire, il achetait son cornet, avançait gravement vers la plage, suivi du cortège respectueux des camarades et, devant la mer, à l’ombre d’une vieille barque démantibulée, plantant ses pieds dans le sable, il se laissait tomber sur les fesses, portant d’une main son cornet bien vertical et le couvrant de l’autre pour ne perdre aucun de ses gros flocons croustillants. L’usage était alors qu’il offrît une frite à chacun des camarades, qui savourait religieusement l’unique friandise chaude et parfumée d’huile forte qu’il leur laissait. Puis ils regardaient le favorisé qui, gravement, savourait une à une le restant des frites. On suppliait le repu de bien vouloir les partager. Et la plupart du temps, sauf s’il s’agissait de Jean, il dépliait le papier gras, étalait les miettes de frites et autorisait chacun à se servir, tour à tour, d’une miette. Il fallait simplement une « poire » pour décider qui attaquerait le premier et pourrait par conséquent prendre la plus grosse miette »

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“Si vous voulez devenir écrivain, il y a avant tout deux choses que vous devez impérativement faire: lire beaucoup et beaucoup écrire. Il n’existe aucun moyen de ne pas en passer par là »

Livre commandé sur les conseils de citron g, et qui m’a tellement galvanisé que j’ai grabouillé environ 80% des pages de notes enthousiastes. Pourtant, je ne suis pas ultra fan de Stephen King (je suis trop trouillard pour lire des romans d’épouvante). Mais dans ce bouquin, le petit Stephen se révèle être un animal étonnamment attachant : a) il est toujours amoureux de sa copine de fac b) il mène une vie d’une routine rassurante, bien loin des mœurs dissolues des auteurs à la mode (suivez mon regard, Frédéric Beigbeder). Et surtout je le trouve vraiment sympa car il livre de manière très simple et très accessible plein de techniques pour réussir à écrire un roman. Alors oui, il vous fera prendre conscience qu’écrire n’est pas hobby qui se pratique tous les 36 du mois au coin du feu (il a un programme de lecture et d’écriture de quatre à six heures par jour, 7 jours sur 7 et balance des petites phrases culpabilisantes telles que « « j’aime bien rédiger dix pages par jour, ce qui équivaut à deux mille mots »). Mais Rome ne s’est pas construite en un jour quoi.

En bonus, un petit conseil d’asocial :

« Lire pendant les repas passe pour grossier dans la bonne société, mais si vous voulez réussir comme écrivain, la grossièreté devrait être l’avant-dernier de vos soucis. Si vous avez l’intention d’écrire avec autant de sincérité que vous pouvez, vos jours au sein de la bonne société sont de toutes les façons comptés »

Et vous, vous lisez quoi en ce moment ? (les vacances d’été approchent et je suis en quête de lectures idoines pour les longs voyages en train)

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17 commentaires
  1. Caroline a dit:

    Chimamanda Ngozi Adachie (oui, j’ai appris son nom PAR COEUR)! Jeffrey Eugenides (dont il faut aussi lire Middlesex)!
    Que d’excellents livres. Je note pour Stephen King (que je ne lis pas non plus en vrai, mais là, ça a l’air bien).

    Sinon, je suis dans une phase Margaret Atwood, on m’a recommandé The Handmaid’s Tale. Envie de lire du Bill Bryson aussi (parce que j’aime bien apprendre des choses inutiles, donc ce sera « A short Story of Nearly Everything »).

    A suivre (la liste n’est pas du tout au point). Sinon, Renardeau, tu n’écoutes jamais de podcasts dans le train?

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    • Bill Bryson est drole (en ce moment il me fournit une lecture parfaite pour le petit-dej: american rigolos).

      Concernant les podcasts. Sache que le sujet me galvanise! J’en écoute surtout au travail car je me fais chier et que sans eux, ma santé mentale serait en péril. Du coup je suis:
      – arret sur images (je trouve danichou attachant, surtout quand il dit « attendez attendez » sous prétexte que les auditeurs ne suivent pas alors que c’est lui qui n’a rien compris)
      – hors-série (surtout les « dans le texte » de Judith Bernard)
      – remede a la mélancolie pour trouver plein d’idées de musiques, films, trucs a lire
      – le traditionnel masque et la plume (je suis content de savoir que tu fais également partie de la masse des auditeurs anonymes de cette émission :D)
      – affaires sensibles pour trembler dans ma grotte
      – sur les épaules de darwin (mais des fois je n’arrive pas a suivre en faisant un autre truc a coté (c’est aussi a cause de ca que je ne peux pas écouter de podcasts en anglais : (
      – la drole d’humeur de nora hamzawi
      – a voix nue (mais seulement quand je connais deja l’invité sinon ca m’ennuie)
      – la tete au carré (mais pas trop parce que ca renforce mon hypocondrie)
      – temporium radio (radio d’histoire amateur; parfois leurs analyses me font hurler mais c’est pas mal en termes de vulgarisation (pour avoir des idées d’autres trucs a fouiner ensuite)). Globalement je suis triste car je n’ai pas trouvé de podcast « histoire » vraiment satisfaisant…
      – parfois « secrets d’info »
      – sur youtube, je trouve que la qualité des contenus est globalement toute pourrie. Le seul truc que je suis régulierement, c’est les bilans culture de solange te parle (meme si je ne suis pas sur la meme longueur d’onde de tout ce qu’elle conseille)

      Je trouve que le probleme avec les podcasts, c’est qu’il n’y a pas de juste milieu entre les podcasts « pas sérieux », qui parlent de sujets en mode café du commerce, en restant tres généraux, et les podcasts trop « académiques » ou en gros si tu n’as pas fait une these dans le domaine, tu ne peux pas suivre (je pense notamment a la marche de l’histoire ou a 2000 ans d’histoire qui me font craquer). J’aimerais bien trouver des podcasts longs (1h) genre conférence ou cours de prépa, qui abordent un sujet précis en étant a la fois érudit (on est pas des betes) et pédagogue (j’en ai marre des podcasts ou les gens ne s’embetent pas a situer les choses dont il parlent – le fameux qui, ou, quand et comment)
      J’ai essayé un peu les trucs du college de france et de canal u mais c’est du de trouver des choses accessibles je trouve dans la masse de vidéos disponibles.

      Si tu as écouté des trucs super interessants dernierement balance les liens!

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      • Caroline a dit:

        Merci, il y a plein de podcasts que je ne connaissais pas!

        Je ne peux pas regarder de vidéos (ça m’empêche de faire autre chose, je suis trop happée par l’image), d’où la joie de l’audio… J’adore Sur les Epaules de Darwin (la voix de JC Ameisen! Les sujets sur le cerveau!) mais ça demande de la concentration : parfois pour attendre à la sécurité d’un aéroport ou pour le train.

        Sinon, pareil que toi pour A Voix Nue, il faut que je connaisse la personne interviewée. D’ailleurs, il faut vraiment écouter celui sur S. Alexeivitch et lire ces livres aussi, mais j’ai déjà dû le dire…

        Mes derniers conseils ne vont porter que sur des podcasts en anglais, malheureusement, mais voici un lien qui est une vraie mine d’or :
        http://blog.ted.com/45-great-podcast-picks-from-the-ted-staff/

        Il me semble justement que les podcasts en anglais arrivent à traiter de sujet précis et sérieux tout en amenant cette once d’humour et de pédagogie qui font qu’on n’a pas l’impression d’écouter un cours magistral ennuyeux…

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      • ouii j’ai vu et d’ailleurs je soupconne slate d’espionner mes habitudes de vie (le grand complot de la webcam qui a l’air éteinte mais qui en fait est allumée) parce qu’entre cet article sur les podcasts et celui sur les soutifs de sport (http://www.slate.fr/story/120611/toutes-en-soutiens-gorge-de-sport) je me sens plus du tout early adopter mais gros mouton de panurge…!

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      • Tango a dit:

        Pour ce qui est des podcasts « histoire », j’ai écouté pour la première fois hier Concordance des temps (France Culture), j’ai trouvé que l’entretien (au sujet des Indo-Européens) était bien structuré, compréhensible et instructif. Mais ça dépend peut-être des invités ou des sujets!

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      • Hé Tango merci! Je viens découter le podcast dont tu parlais. C’est vrai que c’était bien : ) j’en ai repéré 2-3 autres qui allechent (genre chiites et sunnites, pourquoi c’est la crise), j’ai bon espoir que ca sauve mes journées de travail ^^

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  2. Lobe a dit:

    Dernier frémissement d’âme devant lecture: Les Russkofs de François Cavanna. Du coup en lien avec les podcasts, je te conseille fermement ses interviews dans A voix nue je crois. Toi qui grognes souvent à droite à gauche en essayant de provoquer le badaud ou la blogueuse mode, ça peut être une belle leçon (il est doué pour s’échauffer).
    Sinon sur une lignée solangienne, Il vous choisit – Petites annonces pour vie meilleure de Miranda July. Coeurcoeurcoeur pour ce qu’elle donne à voir de… chais pas, la façon dont l’humain bascule allègrement de l’autre côté de la norme par ses passions zétranges.

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    • dis le lobe! je voulais te remercier: pour les vacances j’aI acheté les ritals + les russkoffs et c’est un des meilleurs trucs que j’ai lus depuis longtemps. j’aurais du me mettre a lire cavanna plus tot… (je me doutais que ca me plairait mais je me le gardais en reserve pour les jours de grugru intense).

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      • Lobe a dit:

        De rien du tout! Je fais tout dans le désordre donc je n’ai pas encore lu Les ritals, mais déjà Les yeux plus gros que le ventre et ai désormais comme objectif de vie de tout lire de lui (à moyen/long terme… pour les jours de grugru, voilà, tu le dis bien).
        Sinon comme j’aime sehr varier les plaisirs et ai une fascination cheloue pour le mystique, des auteurs comme Bernanos (Journal d’un curé de campagne) ou Claude Louis Combet me mettent sur les rotules aussi. Mais là c’est selon tes appétences, je les recommanderais moins à tour de bras.

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  3. alice a dit:

    L’autre moitié du soleil, également de Chimamanda Ngozi Adachie, excellent livre qui permet enfin de comprendre la guerre du Biafra.
    La cage aux lézards, de Karen Connelly, qui se passe en Birmanie
    La bonne grosse montagne en sucre et Angle d’équilibre, de Wallace Stegner, deux gros pavés juste extraordinaires, je n’ai jamais compris que ces deux livres ne soient pas davantage appréciés en France.
    Merci pour les idées de postcasts, je ne creuse pas assez souvent par là

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    • trop cool merci pour les conseils de lecture! angle d’équilibre ca a l’air bien (je ne connais pas wallace stegner en plus)

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      • alice a dit:

        Quelle chance!

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  4. Tango a dit:

    L’adversaire et D’autres vies que la mienne, d’Emmanuel Carrère.
    La BD Fun home d’Alison Bechdel.
    Pour l’instant, je lis Rosie Carpe de Marie NDiaye.
    Merci pour les conseils de lecture! Je suis bien tentée par Americanah.

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    • Emmanuel Carrère, j’ai eu ma phase big love mais j’ai fini par lacher l’affaire. Il m’a énervé a etre tout le temps névrosé du slip (je crois que le summum a été atteint avec un roman russe et la scene « TGV & lecture du Monde » (toi meme tu sais si tu as lu ce livre))

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      • Tango a dit:

        Ah oui, c’est vrai, cette scène est exaspérante (mais dans mon souvenir le reste du bouquin n’était pas mal). J’ai été très déçue par Limonov et n’ai même pas ouvert Le royaume mais je viens de lire Il est avantageux d’avoir où aller, qui m’a bien plu (j’ai bien aimé, par exemple, ses commentaires sur les auteurs et réalisateurs qu’il a appréciés) et m’a encouragée à relire L’adversaire et D’autres vies que la mienne (avec autant d’émotion que la première fois!) Rien que pour ces deux livres, Carrère reste l’un des mes auteurs contemporains préférés, et probablement en partie pour les névroses qu’il donne à lire (l’autre élément étant la finesse de son point de vue sur les autres personnages, à part dans Un roman russe et Limonov donc). La classe de neige m’a beaucoup marquée aussi, j’ai trouvé ce roman très réussi (et absolument terrifiant).

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