LECTURES POUR JEUNES FILLES RÉVOLTÉES

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Salut les tarentules de prairie,

C’est la rentrée des classes, et qui dit retour en cours dit tentatives de sociabilisation & lectures obligatoires. C’est éprouvant. Du coup comme je sais que vous rêvez tous en secret de devenir des femmes à barbe pour dire fuck à la société voici une sélection d’ouvrages qui vous aideront à atteindre vos objectifs:

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Je vous préviens tout de suite: ce roman fait indéniablement partie de mon top 10 des meilleurs livres de tous les temps, donc il est probable que je ne sois pas très objectif.

Déjà, ce livre est truffé de citations – et comme vous avez pu le constater, les citations, c’est ma passion. ATTENTION cependant: la plupart des références sont inventées, donc si vous êtes du genre névrosé anal peut être que cette lecture n’est pas pour vous.

Le personnage principal, c’est Bleue, qui vit seule avec son père, un prof à d’université pénible & attachant qui a deux passions dans la vie: les femmes et la Révolution. Il passe son temps à lui faire des petits laïus sur la vie (comment la vivre?) et se lance dans des monologues hystériques qui donnent l’impression qu’il veut éviter toute vraie conversation sérieuse avec sa fille:

– Papa?
– Oui?
Sans savoir pourquoi, je fus tout à coup incapable de parler.
« Ne me dis pas que tu t’es fait tatouer « j’ai vécu l’enfer » sur la poitrine », dit-il.
– Non.
– Tu as un piercing?
– Non.
– Tu veux entrer dans une secte. Une troupe d’intégristes qui pratique la polygamie et se fait appeler L’Angoisse du Mâle.
– Non.
– Tu es lesbienne et tu veux ma bénédiction avant de demander en mariage une coach de hockey sur gazon.
– Non, papa.
– Dieu merci. Les amours saphiques, quoi qu’aussi naturelles et anciennes que les océans, sont hélas toujours considérées par l’Amérique profonde comme une mode, au même titre que ces régimes à base de melon ou les tailleurs-pantalons. Tu ne te faciliterais pas la vie. M’avoir comme père n’est déjà pas un cadeau, il serait d’autant plus ardu de te charger d’un second fardeau.
– Papa, je t’aime. »

L’histoire, racontée par Bleue à la première personne, est le récit de sa dernière année de lycée et de son intégration dans un groupe d’amis un peu spécial. Je ne vous raconte pas le pitch, ça vous gâcherait tout le plaisir de la lecture. Mais si vous cherchez un livre qui serait à la fois une histoire d’amour, un polar et un roman d’apprentissage alors celui-ci est fait pour vous (en bonus Bleue est un introverti de compétition et ses descriptions sarcastiques & factuelles du monde qui l’entoure sont délicieuses).

bovaryNom d’un rat je crois que c’est le livre que j’ai le plus détesté de ma vie (mais ça n’est pas pour ça qu’il ne faut pas le lire – c’est comme les brocolis: c’est objectivement un légume dégueulasse mais il faut finir son assiette).

Bon alors Gustave Flaubert. Je ne vous fais pas l’affront de vous le présenter: tout le monde s’est tapé l’éducation sentimentale à un moment ou à un autre de sa scolarité. C’est d’ailleurs comme ça que vous avez dû remarquer que tous les personnages des romans de Flaubert sont des mollusques. Et Madame Bovary, c’est LE mollusque de compétition.

Elle me fait penser à une blogueuse mode en fait. C’est clair que si Emma Bovary vivait au XXIe siècle, elle aurait une chaine youtube lifestyle & maquillage à sa gloire (sur laquelle elle ferait croire à sa horde de fans énamourés que sa vie n’est que luxe calme et volupté alors qu’en vrai elle méprise son mari car il est comptable chez Leroy-Merlin et qu’il gagne à peine assez d’argent pour lui payer des Loubout. Et puis ses enfants lui feraient honte parce qu’ils seraient moches). Elle resterait à la maiz toute la journée et alimenterait son fil instagram de selfies de sa personne et de citations tumblr à la con…

Bref; ce livre est affreux mais sa lecture est indispensable car il vous montrera exactement ce qu’il ne faut pas faire si on ne veut pas se contenter de rêver sa vie, mais la vivre pour de vrai.

king-kong-theorie-146761Je l’avoue, Virginie Despentes pour moi c’est une sorte de dieu grec. Surtout parce que ses livres sont truffés de gros mots, ce qui est très décontractant après une sale journée de travail. Et aussi parce que je suis impressionnée par son intelligence. Entre deux « je vous encule tous » ses textes sont truffés de fulgurances de ce genre:

« Je préfère ceux qui n’y arrivent pas pour la bonne et simple raison que je n’y arrive pas très bien, moi-même. Et que dans l’ensemble l’humour et l’inventivité se situent plutôt de notre côté. Quand on n’a pas ce qu’il faut pour se la péter, on est souvent plus créatifs. Je suis plutôt King Kong que Kate Moss, comme fille. Je m’en tape de mettre la gaule à des hommes qui ne me font pas rêver. Il ne m’est jamais paru flagrant que les filles séduisantes s’éclataient tant que ça. Je me suis toujours sentie moche, je m’en accommode d’autant mieux que ça m’a sauvée d’une vie de merde à me coltiner des mecs gentils qui ne m’auraient jamais emmenée plus loin que la ligne bleue des Vosges ».

(avouez que ça claquerait de répondre ça à votre chef quand il vous fait remarquer que ce matin vous êtes coiffée comme un dessous de bras)

Les thèmes abordés dans King Kong Theory (le viol, la prostitution, la pornographie) font un peu désordre comme sujets de conversation lors du brunch dominical et il est vrai que suite à cette lecture on a envie de brâmer des choses incohérentes telles que « donnez-nous le droit de risquer d’être violées » (mais de grâce, gardez votre calme)

hell-68830Bon je l’avoue ce livre c’est clairement un plaisir coupable, un peu comme quand on mâchouille 4 malabars d’un coup alors que c’est interdit car on vient de se faire poser un appareil dentaire.

Déjà, il est notoire que Lolita Pille est une personne insupportable, comme en atteste sa notice wikipédia:

« Durant son adolescence, elle fréquente assidûment, tout comme les héroïnes de ses deux premiers romans, la jeunesse dorée (les nappies) et les boîtes de nuits. Après l’obtention en 2001 de son baccalauréat littéraire, elle étudie deux mois en faculté de droit à Assas puis abandonne. La lecture de 99 francs (auquel elle fait référence dans Hell) de Frédéric Beigbeder lui redonne le goût de l’écriture »

Ressentir le désir de se lancer dans l’écriture suite à la lecture de 99 francs… j’avoue que ça me paraît exotique (moi suite à la lecture de ce livre j’avais plutôt envie de partir ramasser des olives en basse provence). Et puis la couverture du bouquin quoi.

Cependant, malgré le fait que toutes les conditions étaient réunies pour être un bon gros navet des familles, figurez-vous que j’adorais ce livre quand j’avais seize ans (j’ai même pleuré à la fin car je suis une truffe). Pourtant l’univers de l’héroïne était l’exact opposé du mien (boites de nuit, vie sexuelle débridée, parents pleins aux as, consommation excessive de cocaïne). Comment expliquer cette fascination pour un tel mode de vie? (on me souffle à l’oreille que Mona Chollet a la réponse):

Article du Monde Diplomatique au sujet de la série Gossip Girl

« Bien que le téléspectateur appartienne, dans l’écrasante majorité des cas, aux classes sociales que ces personnages vomissent, la série l’amène à se prendre d’affection pour ces gosses de riches odieux. […] D’abord révulsé, [le spectateur] se laissera peu à peu amollir, sinon séduire, au fur et à mesure que les portes s’ouvriront devant lui. Il finira par trouver un certain charme à ce monde où « les draps sentent bon », tandis que la découverte de leurs blessures intimes lui révélera la touchante humanité que dissimulent ces jeunes snobs.

[…] Non seulement la série produit de la docilité sociale en substituant l’envie et la fascination à l’hostilité légitime que pourraient susciter ses jeunes héros, mais elle propage dans l’univers de la consommation des mots d’ordre impliquant des dépenses exorbitantes. Une blogueuse américaine, mère d’une adolescente, s’inquiète de cette stimulation effrénée de la pulsion d’achat : « A mon époque, on aimait déjà les marques, mais on parlait d’une paire de jeans à 70 dollars ; aujourd’hui, c’est plutôt d’un sac à 700 dollars. Que se passera-t-il quand ces jeunes vivront dans le monde réel et dépenseront tout leur salaire en chaussures ? Je crois qu’une telle série, loin d’être un simple conte de fées, leur prépare d’immenses déconvenues »

le-deuxieme-sexe-2Grand classique mais sur lequel il faut quand même s’attarder deux minutes car souvent quand on parle de ce bouquin on se contente juste de balancer un petit « on ne nait pas femme, on le devient hihi » et hop couche-couche panier.

Déjà pour info le deuxième sexe, ce n’est pas un livre mais DEUX. Le premier tome est un peu chiant (je sais que les puristes vont hurler dans leurs grottes à la lecture de cette phrase) mais le deuxième, intitulé « l’expérience vécue », est une pure merveille. La chose est découpée en quatorze chapitres; chaque chapitre abordant un moment particulier de la vie des femmes (l’enfant, la jeune fille, la mère, la femme narcissique, etc). Pour étayer son propos, Momone se base sur des vrais témoignages ou alors sur l’analyse du comportement de personnages de romans. On pourrait se dire: c’est daté! (le livre est sorti en 1949). Mais que nenni (être une femme libérée c’est pas si facile même en 2015).

Ce qui est marrant, c’est qu’on associe toujours le féminisme à la lutte contre la domination masculine. Mais Simone de Beauvoir ne dit pas que ça:

« Les femmes se forgent à elles-mêmes les chaînes dont l’homme ne souhaite pas les charger »

(je vous propose de méditer là-dessus jusqu’à la semaine prochaine)

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20 commentaires
  1. bibiche a dit:

    Quelle délicieuse sélection que voilà (je me prends pour un livre). Et cette photo … Franchement j’aimerais bien être liseuse de métier et mon bureau serait ce lit… Bref, merci pour ce partage comme toujours si bien présenté.
    Je lis en ce moment le liseur du 6h27 et je lirai ensuite L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage (j’ai déjà lu tout Momone #lapuriste) ET quand j’aurai mis une raclée à ces deux petits ouvrages, je jetterai mon dévolu sur tes perles (littéraires je veux dire).
    Bonne journée !

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    • renardeau a dit:

      Moi aussi je rêve de travailler dans un lit (comme Gaston Lagaffe) mais malheureusement mon supérieur hiérarchique trouve cette idée scandaleuse 😦
      Tu verras la fin de l’incolore Tsukuru est super énervante! (enfin moi j’ai hurlé)

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  2. Caroline a dit:

    Renaurdeau, je ne te laisserai pas dire que Madame Bovary est un livre affreux, c’est drôle et cruel (et oui, Emma est une crétine provençale qui de nos jours tiendrait un vlog). Idem sur le premier tome du Deuxième Sexe, c’est pas chiant (ou alors, si, sans doute un peu, mais je l’ai lu à une époque où j’étais fière de lire des livres chiants).

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    • renardeau a dit:

      héhé je savais qu’il y aurait du brâme 🙂
      (si tu as une liste de livres chiants je suis preneur; je grogne mais j’aime bien me les coltiner dans le fond)

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      • Caroline a dit:

        Dans les très chiants mais néanmoins très intéressants, tout en haut du podium, il y a Proust (formidable, et en plus, ça impressionne lors des dîners en ville) et toute la littérature russe (perso, gros coup de coeur pour Tolstoi, Tchekov et Gogol)… Voilà, voilà, une fois les pavés lus, on pourra discuter essais…
        Aussi, pour moins s’ennuyer, il y a la littérature anglo-saxonne. Je suis d’accord avec Loli, le dernier J. Eugenides est génial (et il faut lire ses autres romans, aussi).

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      • j’avoue avoir pensé à entamer proust mais je me le garde sous le coussinet pour quand je ferai la crise de la quarantaine 🙂

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  3. On dirait que ce que tu n’aimes pas dans Flaubert, ce sont surtout ses personnages qui te font peur et à qui il ne faut surtout pas ressembler. Cela m’avait fait un peu cet effet avec Oblomov, le héros de Gontcharov, qui passe sa journée au lit : à une époque où j’avais du mal à entrer dans l’action, la lecture m’avait terrifiée (« regarde ce qui te guette : médite et termine ton assiette! »)
    Je n’ai jamais lu de livre de Virginie Despentes : conseillerais-tu de commencer par « King Kong Theory » ?

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    • renardeau a dit:

      oui je pense que King Kong Theory est une bonne voie d’approche de Despentes! (c’est le premier que j’ai lu d’elle d’ailleurs, et ensuite j’ai été limite un peu déçu par bye bye blondie et baise moi)

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  4. Loli a dit:

    J’ai adoré La physique des catastrophes, qui fait aussi partie de mes romans préférés. Et après une attente interminable, la traduction du nouveau roman de Marisha Pessl, « Intérieur nuit », vient de sortir en librairie!
    Si tu ne l’as pas lu, je pense que « Le roman du mariage » de Jeffrey Eugenides pourrait te plaire. On suit trois étudiants (dont une étudiante en lettres fascinée par les Fragments du discours amoureux) dans la transition complexe entre la fin de l’université et l’âge adulte. Ça parle des espoirs et des désillusions d’une génération qui peine à trouver sa place dans le monde, de l’amour, de la famille, de la dépression, enfin de l’apprentissage de la vie, avec un regard plein d’ironie et de tendresse.

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    • renardeau a dit:

      ah super je note tout ça dans ma liste de livres à lire 😀 (je ne savais pas que Marisha Pessl avait sorti un nouveau bouquin. tu l’as lu? il est chouette?)

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      • Loli a dit:

        Non je ne l’ai pas encore lu, j’attends la sortie de la version poche. Apparemment certains ont adoré Intérieur nuit et d’autres ont détesté … Mais je me rappelle que les lecteurs de La Physique des catastrophes étaient très divisés aussi!

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  5. kisscool a dit:

    Nani* brocolo « dégueu »????? A so deska*!?!! Sumimassen* mais NON ce petit choux est délicieux jen suis raide dingue, dès son odeur de prout à la cuisson et te fait faire de si beaux cacas..
    * tu es bilingue jap jai lu 😉

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    • Haha je vois que nous avons le même niveau en japonais (pratique pour commander des bols de nouilles en cachette tu crois?)

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  6. Lobe a dit:

    Zapalu le cinquième, merci de me rappeler que des fois il faut sortir du roman et du tique.

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  7. Aubépine a dit:

    Rha la la…. pester contre Bovary. Sans conteste l’un de mes livres préférés dévoré très jeune. Je me souviens de ma terreur-répulsion à la première lecture à l’idée d’être une Emma en puissance, à un âge où j’avais encore des rêves de princesse moderne. que mes ambitions de péteuse puissent se muer en une médiocrité absolue.
    Reçu comme une gifle, beaucoup à en redire, et en même temps si cinglant et si tristement éclairant : Premiers matériaux pour une théorie de la jeune fille de Tiqqun.

    PS : à chaque fois que j’entre poil sur le torse dans le moteur de recherche, google images me présente un échantillon d’imbéciles torses nus fiers d’exhiber leurs épilations mammaires. beaucoup trop trash pour moi.

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    • Salut Aubépinus Magnus! Content de te retrouver sur ces plates-bandes 😀

      Je me doutais que tu faisais partie de la team madame bovary (cela dit je comprends bien ce que tu veux dire au sujet de la « puissance » du livre; c’est juste que je n’ai jamais réussi a surmonter mon dégout initial)
      Aussi je voulais te remercier pour tes conseils de lecture (le résumé de boys boys boys m’a tapé dans l’oeil), et pour tes commentaires de derriere les fagots (sur café mode ou autre) qui piquent ma curiosité a chaque fois!
      (du coup j’attends avec impatience le premier article sur aperceptions)

      /signé truffe humide

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      • Aubépine a dit:

        Bon, j’ai fait genre « même pas lu » parce que c était trop de gentillesse d’un coup!
        Mais comme je suis en pleine session de procrastination, que le « café gourmand » du jour est vraiment tout moisi et que j ai déjà compulsé presque toutes les archives de ce blog, de celui de single mom et de citron gingembre, je tenais simplement, non pas à te remercier, mais à pester un bon coup contre toutes les perches de glande numérique que tu tends à tes visiteurs, avec l’air de ne pas y toucher.
        S’agissant « d’aperceptions », je ne suis pas sûre de franchir le pas (ton intérêt me touche en revanche). Parce que je suis lestée par une forte inclination à l’indiscipline (après avoir enchaîné plusieurs articles aux titres racoleurs type « mes conseils pour bien s’organiser », j’en conclus que je suis un cas désespéré), que j’ai une année très chargée en perspective (ok, comme tout le monde), que je redoute l’engrenage que pourrait représenter la tenue (chronophage) d’un blog alors que j’aspire à toujours moins d’Internet dans ma vie (je peux encore donner le change auprès de mes potes à ce sujet).
        En attendant, me voilà, tel un morpion, solidement accroché à un poil de torse, pffff 😉

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      • renardeau a dit:

        laisse moi deviner: année de prépa? 😀

        mais sinon je plaide coupable, je suis complètement dans le « faites ce que je dis pas ce que je fais » (j’ai le plus grand mal à me contrôler quand je vais sur internet)

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      • Aubépine a dit:

        « Math sup, math spé, j hésite encore.. »
        Haha, pas très clairvoyant sur ce coup! 😉

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  8. Aubépine a dit:

    J’en rajoute un, parce que j’y repense et que je cherche le titre depuis hier, Boys Boys Boys de Joy Sorman.
    Il m’avait autant agacée que plu à l’époque : ça parle d’une meuf qui sort du cocon rassurant de la bande de filles pour aller vers les mecs et s’emparer de la parole. le côté binaire fille/garçon m’avait titillée mais en même temps, je reconnaissais que si je n’avais pas tant d’amies filles c’est que j’avais beaucoup de préjugés sur les comportements de greluches, la tendance au cancan, la psychologie à tout va et que je m’identifiais mieux à mes pots mecs avec qui je pouvais parler bouquins, vie et politique plutôt que fringues.
    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Boys-boys-boys
    ça se lit très facilement, je te le conseille.

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